EURO 2021 : QUE PENSENT LES ARBITRES DE LA VAR

Euro 2021 : que pensent les arbitres de la VAR, l'assistance vidéo censée leur faciliter la tâche ? par Benoît Jourdain
 
Utilisée dans la plupart des grandes compétitions, l'assistance vidéo n'a pas fait totalement disparaître les polémiques et concentre les critiques d'anciens membres du corps arbitral.
 
Un joueur qui explose de joie après avoir fait trembler les filets, un drapeau qui se lève pour un potentiel hors-jeu, une joie qui se transforme en déception, un début d'agitation autour de l'arbitre : voilà un ascenseur émotionnel habituel sur les terrains de football. L'équipe de France l'a vécu lors de l'Euro 2021, durant le match nul contre le Portugal (2-2), mercredi 23 juin.
 
Avant d'accorder le deuxième but de Karim Benzema aux Bleus, l'arbitre a consulté, non pas l'oracle, mais la VAR, l'assistance vidéo à l'arbitrage, au bord du terrain. Quelques secondes pour revoir l'image au ralenti, sous plusieurs angles, et prendre une décision. Alors que les demi-finales de l'Euro débutent mardi 6 juillet, cette technologie a (encore) nourri quelques débats lors de la compétition. Si elle est généralement défendue par les instances et par les arbitres en activité – peu diserts sur le sujet en réalité – elle n'est pas épargnée par les critiques.

Un outil "pas adapté pour le football" ?
 
Car la VAR, qui ambitionnait initialement d'éradiquer l'erreur humaine des terrains, n'a pas évacué les polémiques. Vidéo ou non, les débats demeurent, alors que celle-ci est utilisée dans quatre cas concrets : sur tous les buts marqués, les situations de penaltys, les distributions de cartons rouges directs et les problèmes d'identification de joueur. "L'outil ne peut être parfait du jour au lendemain, cela demande du travail et de la maîtrise", plaide pour franceinfo Stéphane Lannoy, ancien arbitre international, aujourd'hui responsable de l'assistance vidéo à la FFF. Mais selon lui, le bilan est "positif" et pas aussi sombre que celui dépeint par les détracteurs de la technologie.
 
Pour défendre l'outil, les arbitres mettent volontiers en avant les chiffres. "Il permet de réduire les erreurs et ça, c'est factuel. Rien qu'en Ligue 1, entre 75% et 80% des erreurs ont été corrigées grâce à l'assistance vidéo. C'est un vrai plus pour la justice sportive", clamait en conférence de presse Clément Turpin, l'arbitre français retenu pour l'Euro, alors que Stéphanie Frappart est présente en tant que quatrième arbitre, une première pour une femme. Selon elle, la VAR est assimilable à une "bouée de sauvetage".
 
Mais dans les faits, cette bouée n'empêche pas l'arbitre de patauger, voire de boire la tasse durant certains matchs. Lors de la finale de la dernière Coupe du monde, en 2018, l'arbitre a notamment sifflé un penalty sur une main d'un joueur croate, ce qui a permis à Antoine Griezmann de donner l'avantage à la France. Pour les Croates, il n'y a pas main, ce qui fait dire à Michel Platini que l'arbitre de la rencontre est devenu "une sorte de marionnette". "Il y a main ou pas main du Croate ? questionne l'ancien président de l'UEFA dans L'Equipe (article abonnés). A vitesse réelle, et même au ralenti, sûrement pas, mais avec la loupe du super-ralenti, qui décortique sur quinze secondes une action qui a duré un millième, alors là, oui, l’arbitre voit enfin quelque chose et siffle penalty. Toute la Croatie hurle à la main involontaire et toute la France hurle à la main volontaire : où est le progrès, où est la justice ?"
 
Ce genre de situations litigieuses et sujettes à interprétations se répètent. Finalement, "on n'a fait que déplacer le problème du terrain au replay center", assure l'ancien arbitre international Bruno Derrien, faisant référence au car-régie où se trouvent les deux arbitres assistants vidéo chargés de contrôler les images, et d'alerter l'arbitre principal si besoin. Une faute manifeste "est mieux prise en compte", assure un autre ancien arbitre international, Joël Quiniou. Mais la VAR "ne garantit pas complètement son utilisation judicieuse en particulier sur la nature d’interprétation de la faute, qui relève plus de la perception que peut en faire chaque arbitre", tempère-t-il. "Et il n'y a rien de pire que de mettre de l'interprétation alors que les clubs attendent 100% de réussite de la part de ce système", s'inquiète l'ancien "sifflet" Saïd Ennjimi.
 
"Le 'zéro déchet' est impossible quand il y a interprétation. Il est possible quand c'est du factuel et que cela peut être tranché." Stéphane Lannoy, responsable de l'assistance vidéo
 
"Dans certaines situations, il est difficile d'être 100% d'accord. Faites le test lors d'une soirée entre amis, détaille l'ancien arbitre Tony Chapron. Dans une formation que je donnais, sur un fait observable au ralenti : 'Quelle équipe obtient la touche ?' Sur seize personnes dans la pièce, c'était du 50-50." L'appréciation des hors-jeu est également dans sa ligne de mire : "C'est une arnaque, tacle-t-il. On nous fait croire qu'on juge au millimètre, mais c'est technologiquement impossible avec les outils dont on dispose aujourd'hui."
 
"On a vendu du rêve aux gens en disant que cela allait régler les problèmes, mais cela dépend du ressenti de chacun. Il n'y a jamais eu autant de polémiques", alerte Tony Chapron, particulièrement critique envers un outil "pas adapté pour le football", selon lui.
 
Des hommes et des yeux
 
Pour beaucoup, le recours même à l'outil en cours de rencontre pose question. "L'arbitrage sera mieux accepté quand il sera homogène, analyse Bruno Derrien. Il faudrait une même grille de lecture." Faut-il davantage l'utiliser ou limiter au maximum son utilisation ? Les arbitres semblent avoir le short entre deux chaises. "Soit on fait comme aux Etats-Unis, [en NBA, la ligue professionnelle de basket, ou en NFL, en football américain], on l'utilise tout le temps, soit on limite l'utilisation aux décisions binaires, développe Saïd Ennjimi. Là, cela frustre les spectateurs et les acteurs, mais c'est également humiliant pour l'arbitre, qui ne peut pas décider tout seul."
 
Sur ce point, la Direction technique de l'arbitrage (DTA) précise qu'il n'a jamais été question d'utiliser la VAR pour "réarbitrer". Les arbitres doivent continuer à prendre leurs décisions et tenter d'y faire appel le moins possible. "Il y a très peu de recours à la VAR quand les arbitres sont très bons, juge Tony Chapron. Lorsque que vous apprenez à piloter un avion, on ne vous montre pas comment se servir du parachute en premier. On vous inculque la meilleure façon de le faire voler et atterrir. Il faut donc mieux former les arbitres."
 
Une quinzaine de rassemblements par an ont lieu à Clairefontaine dans ce but. Au menu, des visionnages d'anciennes rencontres, des mises en situation. "On les marque à la culotte pour les faire 'performer'", précise Stéphane Lannoy. Car en cas de mauvaises prestations le week-end, la sanction peut tomber. Lorsqu'ils vont voir la vidéo et qu'ils maintiennent une décision erronée, ils écopent d'un double malus. "Les arbitres sont évalués en permanence. Plus ils ont recours à la VAR, plus leur note finale s'en ressentira, car en temps réel ils auraient commis plusieurs erreurs", étaye Stéphane Lannoy. "Notre travail est que les arbitres prennent le maximum de bonnes décisions sur le terrain et qu'ils ne tombent pas dans la facilité du 'réarbitrage' grâce à la vidéo", clôt Pascal Garibian, le patron de la DTA, dans L'Equipe.
 
Accepter les failles de l'humain
 
Un outil dont aurait bien aimé disposer Stéphane Lannoy dans certaines circonstances. "Lors de la rencontre Brésil-Côte d'Ivoire du Mondial 2010, Luis Fabiano contrôle le ballon avec le haut du bras au départ d'une action qui se termine par un but. Avec la VAR, le but aurait été refusé", raconte-t-il à franceinfo. Joël Quiniou, autre ancien arbitre international, aurait aimé l'utiliser dans "des circonstances particulières et exceptionnelles : 'Est-ce que le ballon a franchi la ligne ?', 'Lors d'un penalty, la faute a-t-elle été commise à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface ?' Et en s'en tenant à la notion de 'faute claire et évidente'", énumère-t-il à franceinfo.
 
Mais, malgré cela, certains anciens plaident carrément pour la fin de la VAR. A condition d'accepter le droit à l'erreur de chacun. "Le joueur peut se tromper en ratant sa passe ou un penalty. L'arbitre aussi, c'est ce qui fait la beauté de ce sport", estime Saïd Ennjimi. "Le jeu est fait par des hommes qui sont faillibles, c'est presque philosophique. Les erreurs nous construisent. On se grandirait en acceptant que l'arbitre puisse en faire", acquiesce Tony Chapron. Intention louable. On en reparle lors de la prochaine décision en défaveur des Bleus ?
 

LA CINQUIEME EQUIPE DU FINAL 4 LFB

LA CINQUIEME EQUIPE DU FINAL 4 LFB
Source FFBB / Photo Tuan NGUYEN
 
Réuni à Bourges pour officier sur le Final 4 de Ligue Féminine, le corps arbitral est uniquement composé de femmes. Une première en LFB à ce stade. Chantal Julien, responsable technique Haut Niveau des Officiels (HNO), nous en dit plus sur un aspect rarement mis en lumière.

Favoriser et développer l'arbitrage au féminin est une volonté fédérale depuis près de 10 ans, notamment pour le haut niveau (HN). Quelle est la part de femmes arbitres sur les divisions professionnelles du basket ?

En 2012, quand je suis arrivée à la FFBB en tant que responsable technique du HNO, nous avions 4 femmes arbitres en haut niveau. Aujourd'hui, en 2021, nous en avons 15. Le fait de développer un programme technique et de promouvoir l'arbitrage féminin au fil des années a été payant. Avec le travail et les désignations d'arbitres féminins sur l'ensemble des Opens a été un début sachant que toutes n'étaient pas encore prêtes à officier sur le HN. En France, nous avons un très bon groupe d'arbitres féminins, motivées et capable d'arriver au plus haut niveau mondial.

Avoir une délégation 100% féminine sur des finales LFB est une première n'est-ce pas ?

Il y a 3 ans, nous sommes arrivés à désigner 100% d'arbitres féminins à l'Open. C'est super pour promouvoir le basket féminin sur une 1ère journée de LFB, sans enjeux donc sans risques. Cette année, après la proposition d'organiser un Final 4 LFB, je n'ai pas hésité une seconde à proposer ce challenge en ne désignant que des arbitres féminins sur l'évènement. Non seulement pour promouvoir nos arbitres féminins haut niveau du moment mais surtout pour attester du travail fait depuis 9 ans. Nous avons atteint aujourd'hui un top niveau avec nos arbitres. Les arbitres désignées sont toutes capables d'arbitrer à ce niveau, avec la pression que l'on connaît sur ces matchs à enjeux. Je suis fière d'elles et très satisfaite de leur évolution. C'est une 1ère dans l'histoire du basket féminin français.

On dit souvent, en parlant des joueuses, que le groupe vit bien. Comment est l'ambiance au sein de l'équipe des arbitres sur ce Final 4 LFB ?

Une super ambiance et ce depuis tout le temps. Les filles sont super solidaires entre elles et ont un profond respect l'une envers l'autre. Elles savent accepter leurs erreurs et se projeter vers l'avenir en restant humbles. L'avenir est très prometteur. Par exemple sur le match d'hier Lyon - Basket Landes, nous avions les 3 plus jeunes arbitres féminins HN, et le match s'est super bien passé avec un contrôle et une performance digne de ce niveau de compétition.

Est-ce que le format en match couperet change quelque chose dans la préparation  ?

Les matches comperets rendent la pression plus importante, et ce pour tout le monde, les équipes et les arbitres. Quelle que soit la formule, les arbitres doivent rester justes et précis, notamment sur les fins de match où l'erreur n'est pas acceptable. Nous avons préparé ce Final 4 dés mercredi soir sans y apporter plus de pression. Les filles étaient prêtes et super contentes d'avoir été choisies pour participer à cette évènement inédit, organisé au dernier moment. Nous n'avions jamais vécu une telle formule en France, même si déjà en place à plusieurs reprises sur le plan européen. Le fait d'avoir un groupe des meilleures est motivant pour toutes. Malgré une saison difficile avec ce contexte compliqué, les filles ont réussi à progresser sur la saison en travaillant sur leurs prestations depuis octobre. Comme les équipes, c'est l'aboutissement de la saison, non pas sur un titre pour les arbitres, mais sur le plaisir et l'honneur d'arbitrer une demi-finale ou une finale d'un des meilleurs championnats européens, et cela n'a pas de prix. Cette première historique restera gravée dans la mémoire du basket, dommage que les matchs à huis clos aient gâché une partie de la fête. Nous nous rattraperons la saison prochaine.

Les 7 arbitres retenues pour officier sur le Final 4 LFB : Aline Athenoux, Laure Coanus, Amel Dahra, Laura Llavador, Marion Ortis, Audrey Secci et Véronik Voyeau
 

FRANCS-JEUX

Qu’on se le dise : les athlètes ne seront pas les seuls participants aux Jeux de Tokyo à devoir subir un test quotidien contre le  COVID-19. Selon plusieurs sources proches du dossier, citées par Kyodo News, les organisateurs japonais auraient décidé que certains officiels venus de l’étranger auraient à se soumettre à un même régime, s’ils sont en contact étroit avec les athlètes. Parmi les personnes les plus concernées figurent notamment certains envoyés du CIO, des fédérations internationales et des comités nationaux olympiques. Ces nouvelles règles sanitaires devraient être incluses dans la version actualisée des guides pratiques des Jeux, connus sous le nom de « playbooks », à paraître avant la fin du mois d’avril. Tous les officiels venus de l’étranger seront testés quotidiennement pendant les trois premiers jours après leur arrivée au Japon. Par la suite, ceux qui seront en contact avec les athlètes seront contrôlés au moins tous les quatre jours, mais jusqu’à un rythme quotidien pour les plus exposés, les autres seront testés une fois par semaine.
 

FAIRE REDÉMARRER LA MACHINE / INTERVIEW PHILIPPE MANASSERO

 

BRAVO A LA FEDERATION FRANÇAIS DE HOCKEY !

Superbe vidéo pour commencer !

 
LANCEMENT DE L'ACADÉMIE DE L'ARBITRAGE !
 
La CNJA, en collaboration avec l'Académie du hockey, crée l'Académie de l'arbitrage. Retrouvez toutes les informations nécessaires à l'inscription dans cet article.
 
« L’académie d’arbitrage est lancée. Elle vise à recruter de nouveaux arbitres, les former et les valoriser, et aussi, à terme, de proposer des parcours de formation pour les arbitres expérimentés. Aujourd’hui et pour son lancement, l’Académie propose un premier niveau de formation qui se déroulera principalement au niveau local.
 
Pour faciliter l’inscription d’un grand nombre de personnes, l’Académie a mis en place des contenus de formation en ligne, un QCM et une fiche de suivi permettant de suivre l’arbitre sur le terrain. Ces procédures simplifiées sont détaillées ci-après »
 
Jonathan Bernon, Directeur Technique National Adjoint et en charge du Développement et de la Formation.
 
 
« Isabelle Jouin, notre nouvelle présidente, m'a demandé de m'occuper de l'arbitrage, sujet oh combien compliqué. En faisant un état des lieux, j'arrive à la conclusion qu'il nous faut ensemble reconstruire une base solide. Pour ma part, j'ai toujours aimé arbitrer même d'autres sports et je suis persuadé que beaucoup de jeunes peuvent avoir la même envie à condition de la susciter.
 
Voilà pourquoi la CNJA, en collaboration avec l'Académie du hockey, crée l'Académie de l'arbitrage. L'objectif premier de cette nouvelle organisation est de recruter des jeunes (et moins jeunes) intéressés par l'arbitrage et de pérenniser leur engagement. Le programme est ouvert à tous, filles et garçons motivés ! »
Louis Gillet, Président de la Commission Nationale des Juges et Arbitres.
 
Pour s'inscrire et obtenir le premier niveau, voici les trois étapes à respecter :
  1. S'inscrire via ce LIEN BeSport
  2. Consulter les documents de formation et répondre au QCM
  3. Arbitrer 5 matchs minimum durant des plateaux et compléter la fiche de suivi
 
Tous les documents de formation (QCM et fiche de suivi) sont à nous à remettre. Après les avoir signés, merci de les envoyer à : academie@ffhockey.org
 
Pour le lancement cette opération, depuis maintenant plus d’un mois, et dans le cadre de la promotion de l'arbitrage, nous avons déjà envoyé 30 kits d’arbitrage comprenant un maillot, un jeu de cartons et un sifflet ! Dépêchez-vous, il ne reste plus que 30 kits à envoyer !
 
Vous aussi participez à ce mouvement et envoyez-nous une photo comme Capucine, Côme, Gabriel, Louis et bien d’autres jeunes !
 

 

L'AFCAM EST UNE "TERRE DE JEUX 2024"

Le label « Terre de Jeux 2024 » s’ouvre à toutes les fédérations sportives

Paris 2024 poursuit son engagement auprès de l’ensemble du mouvement sportif en ouvrant le label « Terre de Jeux 2024 » à 10 fédérations qui ne figurent pas au programme des Jeux de Paris 2024 et aux membres associés du CNOSF et du CPSF.
Un label unique pour le mouvement sportif
Lancé en juin 2019, le label « Terre de Jeux 2024 » illustre l’ambition de Paris 2024 de faire vivre l’énergie des Jeux partout en France et de renforcer la place du sport dans notre pays. Ce label permet d’impliquer et de rassembler le mouvement sportif (fédérations, clubs sportifs) et les collectivités territoriales (villes, intercommunalités, métropoles, départements, régions).
A travers « Terre de Jeux 2024 », Paris 2024 souhaite engager dans la dynamique des Jeux tous ces acteurs essentiels de la pratique du sport en France pour aller plus loin ensemble dans leurs actions et valoriser leur rôle indispensable dans le développement de la pratique sportive en France.
Le 23 juin 2019, 30 fédérations olympiques et paralympiques au programme des Jeux de Paris 2024, avaient été labellisées « Terre de Jeux 2024 » en avant-première, à l’occasion de la Journée olympique. Les quatre fédérations des sports additionnels de Paris 2024 ont complété la liste pour porter à 34 le nombre de fédérations sportives labellisées « Terre de Jeux 2024 ».
Paris 2024 a souhaité valoriser l’implication quotidienne des fédérations et le rôle clé qu’elles joueront jusqu’aux Jeux de Paris 2024 pour la préparation des athlètes comme pour le développement de la pratique pour tous.
 « Terre de Jeux 2024 » au service des fédérations sportives
Aujourd’hui, le label « Terre de Jeux 2024 » s’ouvre à l’ensemble du mouvement sportif et notamment aux fédérations sportives qui ne sont pas au programme des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour que tous les sports bénéficient de l’héritage des Jeux de Paris 2024.
Dix fédérations deviennent aujourd’hui « Terre de Jeux 2024 » grâce à une convention signée par Paris 2024, le CNOSF et le CPSF pour accompagner chacune des fédérations dans leurs actions. Elles rejoignent dans l’aventure « Terre de Jeux 2024 » les fédérations scolaires de l’UNSS et de l’USEP et 104 CROS/CDOS/CTOS qui ont été labellisés par le biais du CNOSF.
A travers cette labellisation, Paris 2024 souhaite mobiliser l’ensemble du mouvement sportif et tous les sports, d’été comme hiver, qu’ils soient représentés ou non aux Jeux de 2024. Ce label rapprochera également le mouvement sportif et les collectivités territoriales, au nombre de 1643 à ce jour, afin de développer de nouvelles collaborations. Avec l’objectif partagé de développer la pratique sportive sur tous les territoires, le dispositif sera ensuite ouvert aux associations et clubs sportifs, là où se trouve le cœur des actions des fédérations.
Celles-ci pourront mettre en œuvre des projets communs avec Paris 2024 dans le cadre de la Semaine Olympique et Paralympique, la Journée Olympique du 23 juin, ou encore l’opération #ExploreTerreDeJeux2024, qui permet de recenser sur tout le territoire des parcours sportifs proposés par des collectivités labellisées « Terre de Jeux 2024 ».
Elles pourront également accéder en priorité aux programmes mis en place par le comité d’organisation (recrutement des volontaires, programme d’observation sur les évènements fédéraux, partage d’expérience, programme héritage, etc.)
En valorisant les actions des fédérations à travers le label « Terre de Jeux 2024 », Paris 2024 souhaite mobiliser l’ensemble du mouvement sportif afin de construire l’héritage de ces Jeux ensemble.
Liste complète des 10 fédérations labellisées :                                                       
Fédération Française des Sports de Glace, Fédération Française de Billard, Association Française du Corps Arbitral Multisports, Fédération des Clubs de la Défense, Fédération Française des Clubs Omnisports, Fédération Française Sports pour Tous, Fédération Nationale du Sport en Milieu Rural, Fédération Sportive des ASPTT, Union Nationale des Clubs Universitaires, Union Nationale Sportive Léo Lagrange
Jean-Philippe Gatien, directeur des Sports de Paris 2024 : « Le sport est au cœur du projet de Paris 2024. Nous nous réjouissons aujourd’hui que l’ensemble des fédérations sportives, qu’elles soient au programme des Jeux de Paris 2024 ou non, rejoignent le mouvement « Terre de Jeux 2024 ». Grâce à elles, l’héritage des Jeux de Paris 2024 se construira partout en France et avec tous les sports ».
Denis Masseglia, président du CNOSF : « Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024 ne seront une réussite que si la France entière se mobilise derrière Paris 2024. Le label Terre de Jeux 2024 permet d’engager le mouvement sportif et des collectivités aux côtés de Paris 2024. La labélisation, ce jour, de nouvelles fédérations au-delà des fédérations olympiques d’été, reflète la volonté commune du CNOSF, du CPSF et de Paris 2024  de permettre à l’ensemble du mouvement sportif de participer à la fête et de profiter des retombées positives des Jeux, que se soient dans le cadre de l’héritage, de la célébration, de l’engagement ou du développement des pratiques en club . »
Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF : « Toutes les fédérations sportives peuvent désormais prétendre au label Terre de Jeux 2024, signe que les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 sont les Jeux de tout le mouvement sportif. Paris 2024, le CNOSF et le CPSF sont mobilisés afin que les fédérations puissent être des parties prenantes de la réussite des Jeux, tant en matière de développement des pratiques sportives fédérées que de célébration ».
 

J'AI EU DES FRISSONS (L ÉQUIPE 17 MARS 2021)

J'AI EU DES FRISSONS (L ÉQUIPE 17 MARS 2021)
Parole d'expert Nigel OWENS, arbitre de Rugby
 

LES ARBITRES FRANÇAIS DE LUTTE

Depuis de nombreuses années, la Fédération Française de Lutte peut compter sur des arbitres internationaux de haut niveau. Un groupe sans cesse soutenu par la FFL&DA, dont nous vous présentons ici cinq membres.
 
Arbitrer. Un métier, mais une passion avant tout pour des hommes et des femmes qui ont souvent commencé en tant que lutteurs. « Comme beaucoup d’arbitres, j’ai en effet d’abord commencé en tant que lutteur. J’ai fait une carrière nationale puis j’ai commencé en tant qu’arbitre en 1999 », explique Eric Vanwaescappel. « En 2004, je suis passé de Lille à Nice pour des raisons professionnelles. J’ai continué ma carrière d’arbitre sur ce nouveau territoire, en arbitrant notamment onze ans au niveau national. En 2016, j’ai répondu à l’appel à candidatures afin de passer l’arbitrage international. Je l’ai passé et j’ai été retenu. J’ai ensuite enchaîné les compétitions internationales avant de devenir arbitre international de catégorie 1 en 2020. Désormais, je suis dans un parcours Paris 2024. Dans les années à venir, l’objectif va être de continuer à progresser et d’arbitrer lors de plusieurs compétitions internationales. Pour moi, arbitrer à un tel niveau, ce n’est que du bonus. Je n’aurais jamais cru arriver à ce niveau-là lorsque j’ai commencé ma carrière d’arbitre. » Tout au long de son parcours, Eric Vanwaescappel a d’ailleurs pu compter sur un soutien précieux. « J’ai un emploi à temps plein à côté, être arbitre de lutte ce n’est que du bénévolat et du volontarisme. La Fédération Française de Lutte m’a accompagné au fil des années et continue de le faire en vue de ce parcours vers Paris 2024. En 2019, j’ai pu bénéficier d’une Convention d’insertion professionnelle, tel un sportif de haut niveau. Cela permet d’avoir des congés supplémentaires pour se rendre sur les compétitions internationales. C’est ce type d’élément qui nous permet de prendre plus de temps pour l’arbitrage et donc de progresser vers le haut niveau. »
 
« Une continuité de ma passion pour la lutte »
 
Le haut niveau, c’est également l’objectif de Sophie Cauvin. « J’ai commencé la lutte à l’âge de 3 ans. Pendant les compétitions, il y a des moments où ça peut être très long. Au fil des années, j’ai aidé pour de nombreuses tâches puis on est venu me voir pour me demander si je voulais passer mon examen pour devenir arbitre. J’ai tout de suite dit oui. En tant qu’arbitre, ce qui me plaît est d’être toujours active au niveau du tapis. C’est aussi une continuité de ma passion pour la lutte. J’ai donc commencé par le niveau régional, avant de progressivement monter les échelons. Je me suis toujours donné des objectifs à atteindre », confie celle qui est désormais arbitre internationale. « Quand on est sportif, on rêve d’aller aux Jeux olympiques. C’est la même chose pour un arbitre. Paris 2024 est un l’objectif numéro un pour moi. En termes de préparation, c’est comme les sportifs de haut niveau. Mentalement et physiquement, on se prépare pour un tel rendez-vous, pour gérer au mieux la pression et pouvoir ainsi être la meilleure sur le tapis. Quand je suis dans une compétition, je regarde tous les matches. Je regarde des vidéos avant, je me regarde moi, j’analyse mes performances avec mes collègues pour savoir ce qu’ils ont pensé de telle ou telle décision que j’ai prise. Même les entraîneurs nationaux peuvent me donner leur avis. Cela me permet de m’améliorer chaque jour. » Une amélioration qui doit aussi beaucoup au soutien apporté par la FFL&DA. « La Commission nationale d’arbitrage nous apporte une aide précieuse, cela donne le sentiment que la Fédération mise beaucoup sur ses arbitres. C’est essentiel à nos yeux de bénéficier d’un tel soutien. »
 
« Paris 2024 est un grand objectif »
 
Parmi ce groupe d’arbitres internationaux ayant Paris 2024 dans un coin de la tête figure également David Rey. « J’étais sportif de haut niveau en lutte. J’ai fait quatre ans à Font-Romeu en Pôle Espoir, puis deux ans à l’INSEP au Pôle France. Je me suis blessé aux ligaments croisés en 2000 et je n’ai jamais retrouvé mon niveau par la suite. J’ai donc pris la décision de basculer pleinement sur l’arbitrage », confie l’arbitre international de niveau 1S. « Ce qui m’a attiré, c’est d’être au milieu du tapis, comme c’était le cas en tant qu’athlète. Cela m’a permis de continuer à apprécier la lutte en continuant à en être acteur. Comme lorsque j’étais lutteur, je suis compétitif avec l’envie d’atteindre le plus haut niveau possible. Pour cela, je regarde les combats des lutteurs, mais aussi les miens. L’autocritique est un élément très important afin de pouvoir continuer à progresser et à évoluer. » C’est justement cette manière de faire qui permet aujourd’hui à David Rey de prétendre à officier à l’occasion des plus grandes compétitions. « Paris 2024 est un grand objectif. Je vais bientôt arbitrer les TQO Europe et les TQO Monde, ainsi que les championnats d’Europe et du monde. Ce sont des échéances qui vont être charnières dans ma carrière d’arbitre et dans mon chemin vers ces Jeux de Paris 2024. »
 
« Une participation aux JO ça reste un souvenir gravé à vie »
 
Avant Paris 2024, Tokyo 2021 sera bien évidemment une échéance majeure. Un rendez-vous que Serge Damiens pourrait vivre en tant qu’arbitre, lui qui est présélectionné pour les prochains Jeux olympiques. « Je fais partie des plus anciens au niveau de l’arbitrage international. J’ai débuté en tant que lutteur dans les années 1970 au niveau régional. J’ai obtenu quelques résultats, mais j’avoue bien volontiers que je n’avais pas ce qu’il fallait pour atteindre le très haut niveau. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur, mais ma passion de la lutte m’a finalement mené vers l’arbitrage durant les années 1980. Comme tous les arbitres internationaux, j’ai commencé au niveau régional, avant de progressivement prendre du galon. » Une évolution qui a permis à Serge Damiens d’officier à l’occasion des Jeux olympiques de Rio en 2016. « À titre personnel, cela a été vraiment l’aboutissement de ma carrière. Dans la carrière d’un athlète ou d’un arbitre, une participation aux JO ça reste un souvenir gravé à vie. » Vivre une deuxième édition des JO est donc un objectif. « Pour nous, comme pour les athlètes, on est en manque cruel de compétitions. Le tapis me manque cruellement. Il sera donc nécessaire de rapidement retrouver les automatismes lors des prochains événements. Je pense aux différents TQO qui vont être décisifs en vue des désignations pour les JO de Tokyo. Pour moi, Tokyo sera peut-être une sélection finale. Les règles au niveau international sont claires : à 60 ans, il faut s’arrêter. Pour moi, Paris 2024, ce sera donc dans la tribune (rires). » Concernant l’après-carrière, « je pourrais pourquoi pas être un soutien pour les arbitres plus jeunes », révèle Serge Damiens. « Au fil de ma carrière, le soutien apporté par la Fédération Française de Lutte a été total. La fédération a toujours été à l’écoute, lorsque j’avais besoin d’aller sur une compétition internationale supplémentaire, ma demande n’a jamais été refusée. Tout a été mis en place pour la progression des arbitres vers le plus haut niveau. »
 
« Leur permettre de gravir les échelons »
 
Aujourd’hui, ce soutien apporté par la Fédération Française de Lutte aux arbitres est incarné par Régine Le Gleut, depuis peu vice-présidente de la Fédération, en charge de la Commission nationale d’arbitrage. Mais avant d’occuper ce poste, Régine Le Gleut a été arbitre de haut niveau, présente à l’occasion de cinq éditions des Jeux olympiques, de Sydney 2000 jusqu’à Rio 2016. « C’est l’envie de me dépasser qui m’a mené vers l’arbitrage. J’étais une personne très timide et je me disais qu’en tant qu’athlète, j’avais là une opportunité de faire autre chose. J’étais déjà athlète et entraîneur, je me suis donc lancée ce défi de faire une carrière d’arbitre. Là suite est venue au fur et à mesure. Au départ, j’avais été un peu bloquée parce que je suis une femme. Dans ma région, à l’époque, on n’acceptait pas les femmes comme arbitres. Avec de la persévérance, j’ai pu passer au niveau national. » La suite : une ascension fulgurante qui lui permet d’arbitrer lors des plus grandes compétitions internationales. « L’essor de la lutte féminine a beaucoup aidé. Après plusieurs années, j’ai pu passer un Examen international d’arbitre. Je l’ai eu et j’ai pu continuer mon chemin. Au cours de ce parcours, la Fédération Française de Lutte m’a toujours accompagné », confie la vice-présidente de la FFL&DA, désormais pleinement focalisée sur son nouveau rôle à la tête de la Commission nationale d’arbitrage. « Pour moi, la communication est la clé. Je voudrais que des collègues arbitres puissent vivre ce que j’ai vécu au plus haut niveau et puissent avoir une superbe carrière. C’est à moi de faire de mon mieux, dans ce rôle, pour leur permettre de gravir les échelons. » Histoire de perpétuer cette longue tradition d’arbitres français de haut niveau.
 
Olivier Navarranne
 

LE CHEIKH CHECKE LES UNS... (SOURCE LIBÉRATION 17/02/2021

 

LA BOUCHE ET LE SIFFLET (EXTRAIT LEQUIPE 13 FEV 2021)

Je vous invite à lire cet excellent article CLIQUER
 

INTERVIEW MICKAEL LESAGE

INTERVIEW MICKAEL LESAGE
Arbitre de football et Conseiller Technique Régional, Mickaël Lesage nous parle de sa vision de l’arbitrage et de son développement en Normandie.
 
Pouvez-vous svp vous présenter ? Pourquoi être devenu arbitre ? Et quel est votre meilleur souvenir ?
 
J’ai été joueur de football à l’ESFC Falaise de 6 à 20 ans environ avant de poursuivre cette activité en district dans un club voisin qui était bénévolement dirigé par ma famille (oncle Président, papa entraineur, maman secrétaire…), l’AS La Hoguette. Le début de l’aventure dans l’arbitrage a été à 17 ans, après avoir pris le drapeau régulièrement le dimanche après-midi, j’ai passé mon examen d’arbitre officiel tout en continuant à jouer (possible jusqu’à 23 ans). J’arbitrai donc le samedi après-midi ou le dimanche matin et je jouais le dimanche après-midi.
 
Qu’appréciez-vous dans votre fonction d’officiel ? Et quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer ?
 
L’arbitrage c’est avant tout de la gestion humaine, du management. Comprendre, observer, communiquer, faire accepter ses décisions, c’est tout l’enjeu de l’arbitrage. Les relations humaines entre les différents acteurs sont essentielles dans notre activité.
Aujourd’hui, et cela semble de plus en plus difficile, l’acceptation de l’autorité est un enjeu majeur. Le respect de la Loi, le respect des personnes qui tentent de faire respecter les lois (pour nous du jeu, du football) est de plus en plus compliqué. Le sport et le football occupent une part importante dans notre société et malheureusement ils sont aussi un peu représentatifs des comportements déviants que l’on peut observer chaque jour davantage.
 
Vous occupez une place importante dans l’arbitrage normand en tant que Conseiller Technique Régional. Quel constat faites-vous et quels sont vos projets pour le développer ?
 
Nous y travaillons chaque jour, tous ensemble, avec tous les acteurs du football. Nous nous attachons énormément à échanger avec tous les protagonistes des clubs de football ou d’un match. Les Présidents, les entraineurs, les éducateurs, les joueurs, il est essentiel de partager nos interrogations, nos expériences, d’être à l’écoute des idées des autres.
S’il est difficile aujourd’hui de recruter des arbitres et notamment de jeunes arbitres, il est encore plus difficile aujourd’hui de les fidéliser, de les former et les faire évoluer sur plusieurs saisons… La fidélisation de nos arbitres est un axe majeur dans la hiérarchie de nos objectifs.
 
Pensez-vous qu’il est intéressant, comme le propose l’AFCAM, de mettre en place un temps de rencontres entre arbitres de différentes disciplines sportives pour se rencontrer, échanger et faire un partage d’expériences ?
 
Toutes les idées sont bonnes à prendre. Toutes les expériences peuvent être tentées à partir du moment où elles restent dans un cadre légal. Une fois encore, le partage, les échanges sont des moyens qui doivent être privilégiés pour atteindre nos objectifs.
 
Que diriez-vous aux personnes souhaitant se diriger vers l’arbitrage ?
 
L’arbitrage, notamment chez les plus jeunes, permet de se construire. La prise de décisions, le sens des responsabilités vous aident à grandir plus rapidement. A chaque match une nouvelle expérience, à chaque expérience un peu plus de maturité… Bien évidemment, certains ne retiennent que les quelques incidents qui sont parfois mis en avant maladroitement, mais nous voulons surtout souligner le très grand nombre de rencontres où tout se passe bien, où chacun aura pris du plaisir dans son domaine (joueurs, éducateurs, arbitres). La majeure partie de nos matches se déroulent dans d’excellentes conditions et c’est ce qu’il faut retenir avant tout.
 
Propos recueillis par Elise LEGER du CROS Normandie.
 

FOOT QUE DEVIENNENT LES ARBITRES DURANT CE SECOND CONFINEMENT ?

Intéressant papier sur le football qui met bien l’accent sur les cas très différents qui peuvent se présenter aux arbitres
 

Alors que la crise sanitaire actuelle engendre une période pour le moins compliquée d’un point de vue sociétal, nous avons déjà rappelé à plusieurs reprises que le monde du sport n’y échappe pas. Ainsi, de nombreux sportifs se sont exprimés sur la situation, leur organisation et leurs attentes. Mais il y a une composante qui reste discrète, comme à son habitude, c’est la corporation des arbitres. LSD a donc enquêté auprès des arbitres de football dauphinois pour connaître leur quotidien et leur état d’esprit.
 
En premier lieu, il faut souligner que les différents niveaux de l’arbitrage impliquent des situations personnelles diverses. Ainsi, les arbitres qui continuent d’officier sur les compétitions poursuivent leur préparation physique normalement, afin d’être performants lors des matchs. Seulement, ici, il faut différencier l’arbitre professionnel de l’arbitre considéré comme sportif de haut niveau. Hakim BEN EL HADJ, grâce à son statut professionnel continue à bénéficier de rassemblements à Clairefontaine, le fief du Football français. Celui qui représente le club de l’Olympique St Marcellin, officie sur les rencontres de Ligue 1, la dernière en date, FC Metz-Stade Brestois qui s’est déroulée le 29 Novembre dernier. Il se prépare donc comme à l’accoutumée, utilisant notamment la piste d’athlétisme, réouverte depuis quelques jours seulement. Arbitrer étant son métier, une dérogation lui est octroyée pendant ce confinement que ce soit pour s’entraîner ou pour se déplacer sur les lieux des rencontres.
 
A un échelon inférieur, les arbitres de Ligue 2 et de National n’ont pas un statut professionnel. Mais les compétitions sur lesquelles ils officient continuant de se dérouler, ils ont également une dérogation similaire à celle d’Hakim. Pour prendre l’exemple de Mickaël LELEU, qui siffle en National, il a l’autorisation d’utiliser les infrastructures de son club, l’ES Manival à St Ismier.
 
Si nous descendons encore dans la hiérarchie, nous retrouvons des arbitres au statut très particulier. En effet, les arbitres Fédéraux 4, ont vu leur niveau de compétition se stopper (Nationale 2), mais comme ils sont susceptibles d’être désignés en tant que 4è arbitre sur des matchs de Ligue 2, ils se doivent de maintenir une forme physique irréprochable au cas où ils seraient amenés à remplacer un arbitre lors d’un match de L2. Paradoxalement, ils n’officient actuellement pas en tant qu’arbitre central puisque la Nationale 2 est à l’arrêt, ce qui rend leur situation délicate. Les arbitres officiant en D1 Féminine et en D1 Futsal bénéficient donc d’une dérogation quant à la limitation kilométrique et aux horaires pour pouvoir s’entraîner mais peuvent parfois se heurter à des infrastructures fermées par les municipalités. Les déplacements sont également plus compliqués qu’en temps normal pour nos arbitres fédéraux qui se heurtent à un allègement de l’offre des transports. Quelques arbitres nous ont précisé qu’ils privilégient beaucoup plus la voiture en ce moment, ce qui peut éventuellement être moins bénéfique pour la récupération et engendrer plus de fatigue.
 
Une fois que nous avons fait ce tour d’horizon des niveaux fédéraux, il nous reste les niveaux régionaux et départementaux. En Isère ce qui relie tout ce monde, c’est le groupe d’entraînement dirigé par le coach Stéphane ABELA, que LSD a rencontré à plusieurs reprises. En ce moment plus aucun entraînement en groupe n’est possible. Un réel manque pour ceux qui avaient l’habitude de côtoyer à Tullins, Hakim BEN EL HADJ, Nicolas BROTONS, Edgar BARENTON et consorts, distilleurs de bons conseils à l’adresse des arbitres moins expérimentés. Une nouvelle fois, Stéphane, le coach de cette équipe d’arbitres isérois, a sympathiquement répondu à nos questions.
 
« Je les ai régulièrement au téléphone, nous mettons en place des séances individualisées, je sens que certains maintiennent un bon niveau de motivation ». Des propos qui laissent sous-entendre que d’autres perdent en motivation. Et c’est effectivement le mot qui revient le plus souvent lorsque nous interrogeons les arbitres. L’un d’entre eux nous a confié : « C’est difficile de se motiver sans avoir de perspective datée précisément ». Et Coach Stéphane de surenchérir : « L’objectif, c’est de se maintenir en forme en travaillant le foncier, cette coupure ressemble fortement à une intersaison, lorsque nous connaîtrons la date de reprise, il faudra remettre en place une préparation physique et c’est pour éviter de repartir de zéro que j’encourage chacun d’eux à ne pas lâcher ».
 
Certains nous ont confié s’être organisés en aménageant une salle de sport à domicile ou en organisant des séances de renforcement musculaire en visio, ou encore en travaillant plus en profondeur sur des aspects tels que la préparation mentale par exemple.
 
Par ailleurs, en Ligue et en District, les ambitions sont différentes, puisque nous rencontrons des arbitres en devenir qui, s’ils souhaitent un jour accéder au Niveau Fédéral, doivent agir comme leurs aînés (entraînements structurés et réguliers, hygiène de vie saine et équilibrée), mais également des arbitres sans plan de carrière, mais avec la noble ambition de prendre du plaisir. Mais même pour ces derniers, la préparation physique est importante. Stéphane nous le martèle à nouveau : « L’arbitre est un sportif à part entière, il doit s’entraîner régulièrement pour être performant et parcourt plus de kilomètres que les joueurs lors d’une rencontre ». Un arbitre de District qui évolue en D3, et qui n’a pas forcément l’ambition de monter les échelons nous explique : « si je ne me maintiens pas en forme, la reprise sera trop compliquée d’un point de vue athlétique, et si je ne suis pas bien physiquement lorsque j’arbitre, mes prestations s’en ressentent et cela je veux à tout prix l’éviter, il n’y a rien de mieux pour un arbitre que de donner les trois coups de sifflet de la fin d’une rencontre en ayant le sentiment du devoir accompli ».
 

BRAVO STEPHANIE

 

LES FEMMES S'ENGAGENT / WEB CONFERENCE

LES FEMMES S'ENGAGENT / WEB CONFERENCE
Intervenants :

- Romain CAULIEZ, étudiant Sciences Po Lille - Recherches en histoire du Sport
"Etudier la construction historique du sexisme dans le sport, pour déconstruire les préjugés et reconstruire le modèle sportif"

- Carole GOMEZ, Directrice de recherche IRIS "L’enjeu de la féminisation au sein des instances sportives internationales"

 
- Marie-Françoise POTEREAU, Présidente de FEMIX'SPORT et Vice-Présidente de la FF Cyclisme "Oser s'engager"

- Tiffany HENNE, journaliste sportif "Journalisme sportif : quelle place pour les femmes ?"

- Patrick VAJDA, Président de l'Association Française du Corps Arbitral Multisports
"27% : Inacceptable ! 15% : Invraisemblable !"

- Léa QUINIO, joueuse de football au STADE MALHERBE CAEN

Entretien partage d'expériences

- Anne-Laure PICOT, Agent de la DRDJSCS Normandie "La place des femmes dans le sport en Normandie"

Journaliste/Animatrice : Hayley EDMONDS
 
 

BELLE AVENTURE

Insolite : double première pour Aurore, l’arbitre qui répond à l’appel
 
Lors de la rencontre Morlaas
 
 – Astarac Bigorre, M. l’arbitre Frédéric Vergnaud s’est claqué à la cuisse dès la 20ème minute sur un renvoi. La touche étant assurée par deux joueurs de chaque équipe, il fallait trouver une solution de replis pour trouver rapidement un autre directeur de jeu. Le speaker de la plaine des sports a fini par lancer un appel micro, en espérant tomber sur un arbitre qualifié pour arbitrer en fédérale 2.

Silence. La suite, c’est l’arbitre de la réserve qui nous la raconte…
 
Impossible de continuer pour l’arbitre, soutenu pour rejoindre le bord de touche

Aurore Séré, 29 ans, venait d’arbitrer les réserves : “J’étais encore en tenue puisque je venais de valider la feuille de match des réserves. J’allais regarder les équipes Une, quand tout le monde s’est retourné vers moi. Je n’ai pas eu trop le temps de réfléchir. Ni de stresser. On fait un point avec le délégué pendant 10 minutes. J’ai changé de maillot et je suis rentrée sur le terrain sans me poser de questions. Je venais d’enchaîner 80 minutes. Faire une heure de plus, c’est rude. Surtout aujourd’hui (lundi), mon kiné a eu du travail (rires) !”
 
Surtout que la demoiselle, passionnée de rugby et joueuse depuis plus de 20 ans, revient d’une rupture du tendon d’Achille. Licenciée à Lons (64) elle a donc opté pour l’arbitrage. Un bon moyen de rester au contact du rugby et de faire plaisir à son papa, qui voulait que sa fille arrête  pour éviter de nouvelles blessures. Aurore a écouté le conseil, d’autant plus facilement que l’arbitrage lui plaisait : “J’ai toujours aimé arbitrer. Alors je me suis lancée, et ça me plaît toujours autant.”
 

L'HORRIBLE AGRESSION D'UNE ARBITRE DE 19 ANS CHOQUE ET PROVOQUE LA COLERE DES INTERNAUTES

par Jérémy Patrelle
 
Une arbitre amateur de 19 ans a été victime d'une terrible agression physique et verbale lors d'un match de jeunes en région parisienne dimanche 11 octobre. 
 
C'est une histoire terrible, horrible, ignoble, impensable, incroyable. Une arbitre de 19 ans a été victime d'une agression sans nom dimanche 11 octobre lors d'un match de moins de 18 ans (catégorie U18) entre la JS Pontoisienne et le FC Écouen. Le déroulé de la rencontre qui se passait en région parisienne a été décrit par le site arbitrezvous, qui se présente comme le “blog d'information N°1 des arbitres”. C'est franchement insoutenable.
 
Tout au long du match, l'arbitre a fait en sorte de maintenir l'ordre sur et en dehors du terrain. Malgré ses efforts, le match sera arrêté à quinze minutes de la fin après qu'un joueur exclu quelques secondes plus tôt eût enjambé la main courante et porté un coup de coude dans la mâchoire de l'arbitre. Cela faisait une vingtaine de minutes que la rencontre était entrée dans la zone rouge. À la 56è minute, l'arbitre avait averti un éducateur de l'équipe locale, la JS Pontoisienne, qui ne cessait de contester ses décisions. Ce qui n'a pas empêché ledit éducateur de rentrer sur le terrain 13 minutes plus tard pour contester de nouveau. Il a logiquement pris un carton rouge et été prié de se mettre de l'autre côté de la main courante. Ce qu'il a daigné faire après insistance de l'arbitre. Le match continue mais l'ambiance devient de plus en plus délétère.
 
Cinq minutes après le dernier incident, à la 74è minute, un joueur de la JS Pontoisienne est exclu pour avoir insulté copieusement un adversaire : “Je vais te ni***r ta mère, espèce de fils de p***, regarde moi je vais te b***er, regarde moi tu verras, à la fin du match on va tous vous monter en l'air bande de petits fils de p*** que vous êtes.” L'arbitre donne un carton rouge à ce joueur, qui se met alors front contre front contre elle. Et l'insulte également : “Qu'est-ce qu'il y a toi espèce de petite p***? Ferme ta ch*** ou je t'enc*** toi aussi, je sors pas. Tu vas faire quoi ? Je sors pas tu vas faire quoi ? Je reste là et je vous enc*** tous un par un, ici on est à La Pontoisienne, on vous b**** moi et mon équipe bande de fils de p***.” Les propos sont donc d'une rare violence. L'intervention de quelques coéquipiers permettent de faire sortir le joueur. Qui va pourtant continuer d'insulter l'arbitre, soutenue par quelques amis qui assistent et s'y mettent également. La partie reprend.
 
Mais la jeune femme arbitre va décider d'exclure un autre dirigeant de l'équipe locale qui s'en est pris au juge de touche, qui fait partie de l'équipe adverse (au niveau amateur, dans la majorité des cas, il y a un(e) arbitre de la Fédération Française de Football qui est assisté(e) par deux juges de lignes non officiels, généralement un dirigeant ce chaque équipe s'opposant sur le terrain). Il s'agit là d'insultes homophobes. Mais le dirigeant refuse de passer derrière la main courante, un dialogue s'engage entre lui et l'arbitre :
- “Je sors pas, je sors pas, je reste là tu vas faire quoi ?”
- “Pouvez-vous passer derrière la main courante que l'on puisse reprendre le match, s'il vous plaît ?”
- “Parle bien aussi, je suis pas ton pote, parle bien, respecte avec ta bouche, je rigole pas avec toi.”
 
C'est alors que les choses vont encore se dégradées. Le dirigeant vient se coller à l'arbitre alors que l'autre dirigeant exclu précédemment revient sur le terrain et demande aux gens de filmer l'arbitre avec leur smartphone. Le joueur qui vient de se voir attribuer un carton rouge revient lui aussi sur le terrain et frappe alors l'arbitre, avec un coup de coude dans la mâchoire. L'arbitre siffle la fin du match et file dans son vestiaire. Mais les dirigeants tentent de rentrer dedans… Quelques minutes plus tard, la jeune arbitre se rend compte que le joueur exclu n'était pas sur la feuille de match et demande aux dirigeants de La Pontoisienne de lui révéler son identité. Ils refuseront.
 
La commission de discipline de la Fédération Française de Football doit juger l'affaire. En attendant, la “Commission d'Arbitrage a décidé de désigner des arbitres seniors masculins sur l'ensemble des rencontres toutes catégories du club incriminé”, nous apprend le blog « arbitrezvous ». Décision qui va évidemment porter à controverse car on ne comprend pas vraiment ce que va changer le fait de mettre un homme et ce que cela signifie par rapport aux femmes... Il est en tout grand temps que les instances compétentes règlent l'un des problèmes majeurs du football amateur en France.
 

ARBITRES FEMMES : L'ART DE S'ADAPTER A DES INFRASTRUCTURES INAPPROPRIÉES

Les femmes arbitres, minoritaires dans les sports pratiqués par les hommes, doivent sans cesse s’adapter à l’univers dans lequel elles évoluent. S’il change à mesure que leur nombre augmente, ce monde masculin reste fidèle à ses constructions, bâties à une époque où les femmes étaient encore moins nombreuses à officier. En témoignent les infrastructures d’accueil de ces dames au sifflet, les vestiaires, les toilettes ou les douches, qui ne répondent pas toujours à leurs besoins spécifiques.

la suite...
 

INQUIÉTANT !

INQUIÉTANT !
 Extrait twitter : https://twitter.com/ArbitrezVous
 

Arbitrage Sportif : un premier grand Evénement International

 

FFF : UN CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION POUR AIDER L’ARBITRAGE FEMININ

La fédération française de football s’est lancée cette saison dans la professionnalisation des arbitres féminins. Huit d’entre elles, dont Nabila Zaouak, bénéficient d’un contrat d’un an.
 
Par Arnaud Detout
 
Encore plus de parité. Un grand pas a été franchi dans le monde du sifflet féminin cette saison puisque huit arbitres (4 centrales et 4 assistantes) officiant en D1 bénéficient du plan de professionnalisation de l'arbitrage féminin lancé par la Fédération Française de Football (FFF). « Je suis heureuse d'avoir été choisie, jubile Nabila Zaouak (34 ans), une des 4 arbitres assistantes qui fait partie de ce groupe élite. J'ai opté pour la fonction d'arbitre assistante car je voulais donner un nouvel élan à ma carrière, vivre une nouvelle expérience et évoluer au plus haut niveau de l'arbitrage féminin. Ce contrat de professionnalisation est un vrai plus pour nous. »
 
Consultante dans les ressources humaines, Nabila - qui s'entraîne environ entre une heure et demie quotidiennement - va bénéficier d'un travail individualisé, des services d'un préparateur physique supplémentaire, d'un suivi médical avec des tests annuels au centre technique national à Clairefontaine et l'encadrement d'un manager en arbitrage féminin.
Travail athlétique et technique
 
Elle reçoit une indemnité fixe mensuelle de 800 euros bruts (1 200 euros bruts pour les centrales) qui s'ajoute à ses indemnités de match d'un montant de 180 euros bruts (360 euros bruts pour les centrales). A l'instar de ses homologues masculins de la L1, Nabila et ses 7 camarades arbitres sont également dotées de gilet GPS pour suivre leur activité aussi bien à l'entraînement qu'en match.
 
Mercredi dernier, l'ancienne joueuse de Colombes (Hauts-de-Seine) devenue arbitre en 2000 a assisté au premier des 4 stages supplémentaire cette saison à Clairefontaine (l'an dernier, elle n'en avait eu que 3). Pendant 3 jours, Nabila a compilé travail athlétique et technique sur le terrain et débriefing vidéo des matchs. Stéphanie Frappart (arbitre en L1 depuis 2019) est également intervenue durant ce stage pour donner des cours en anglais sur les lois du jeu. Sur des prochains stages, il y aura même des ateliers en commun avec des arbitres masculins de L2 et National.
«On souhaite faire de l'arbitrage féminin une référence internationale»
 
« C'était super, ces stages vont nous permettre de progresser », insiste celle qui fait partie du comité exécutif du district de Seine-Saint-Denis. Samedi dernier, elle a officié sur la touche lors de la rencontre de D1 entre le Paris FC et Le Havre (1-1) au stade Robert-Bobin à Bondoufle avant de repartir ce lundi pour une nouvelle semaine où elle doit allier sa vie sportive, professionnelle et privée. « Mon employeur est un passionné de foot, toujours à l'écoute, qui accepte que je prenne un congé lorsque j'ai un match le vendredi, indique cette amoureuse de documentaire historique et politique. Si jamais je ressens un coup de fatigue cette saison, je me mettrai à temps partiel grâce à ce contrat. L'arbitrage m'a aidé dans mon métier et l'inverse est aussi vrai. »
 
« L'objectif est de permettre à nos meilleures arbitres féminines et de manière progressive de renforcer et développer leur expertise à tous les niveaux athlétiques, techniques, managérial, explique Pascal Garibian le directeur technique de l'arbitrage. On souhaite faire de l'arbitrage féminin une référence internationale au-delà de Stéphanie Frappart. L'ambition de la DTA (direction technique de l'arbitrage) est aussi de permettre l'émergence de candidatures d'actuelles ou anciennes joueuses professionnelles en manque de temps de jeu, blessées ou en fin de carrière. A terme, on veut que l'ensemble des arbitres de D1 puissent bénéficier de ce contrat. »
 

LE MONDE SPORTIF ASSOCIATIF EST-IL CONDAMNE A DISPARAITRE ?

La fermeture des gymnases dans les zones d’alerte renforcée va avoir de lourdes conséquences sur le secteur amateur. Mais des solutions existent : doublement du fonds de soutien aux petites structures, chèque-sport, recours au mécénat…
 
Les récentes mesures prises par le gouvernement et les préfets concernant la fermeture des gymnases dans les zones d’alerte renforcée suscitent incompréhension et colère.
 
Les piscines resteront ouvertes, mais pas les gymnases, ni les salles de sport. Sur quels éléments statistiques se fondent-ils pour affirmer que ces lieux favorisent la transmission du virus ? Virgile Caillet, délégué général de l’union sport et cycle indique «200 cas de Covid recensés depuis le 1er août sur près de 25 millions de passages dans la totalité des salles confinées proposant une activité sportive», soit un taux d’incidence de 0,8% quand il est de 7,4% dans la population.
 
 
Comment comprendre que le même enfant, à Bordeaux, pourra fréquenter un gymnase en tant qu’élève mais ne le pourra pas en tant que licencié de son club de sport ? A Paris, l’action des élus permet finalement à tous les mineurs de fréquenter les équipements indoors sans restriction particulière – mais toujours pas les adultes, pour le moment. La décentralisation des décisions au niveau des préfectures doit s’accompagner d’un dialogue avec les élus locaux mais aussi d’un cadre national sans lequel plus personne ne comprend les décisions prises, ni les motifs qui les motivent.

Méfiance à l’égard du monde du sport
 
Cette décision renferme une forme de défiance à l’égard du monde du sport qui n’est pas acceptable. Le gouvernement doit faire confiance aux clubs et aux bénévoles. On objectera que dans certains cas le protocole n’est pas respecté - par les structures, ou par les pratiquants. Probablement. Mais alors sanctionnons ceux qui sont en faute, au cas par cas, et faisons confiance à tous les autres qui appliquent avec sérieux les différents protocoles en vigueur. Il faut en finir, dans le sport comme ailleurs, avec le règne de la sanction collective quand la faute est le fait d’une minorité.
 
Ces mesures vont avoir de lourdes conséquences immédiates. Elles vont priver les adhérent·es d’une pratique sportive qui contribue à les maintenir en bonne santé - ce qui n’est pas négligeable pour affronter la covid ou la grippe saisonnière ou contribuer à réduire des facteurs de comorbidités comme l’obésité, le manque d’exercice…
 
Elles vont fragiliser un peu plus les associations et les clubs amateurs sortis essorés de la période du confinement et en plein séisme en cette rentrée. De nombreux emplois sont sur la sellette. Le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) a fait état d’une baisse moyenne de 25% pour la reprise de licences dans les clubs par rapport à l’an dernier, soit 4,5 millions de licenciés en moins, une perte estimée à 800 millions d’euros. C’est un cataclysme. Et les 120 millions d’euros prévus du plan de relance pour le sport sont dérisoires – surtout quand, au total, seulement 45 millions seront dédiées au soutien des associations.
 
C’est la survie du tissu associatif sportif de proximité qui en jeu. Si la pratique sportive n’est pas soutenue maintenant, elle ne sera pas restaurée demain. C’est le sport comme vecteur d’éducation, de fraternité, de lien social, de vivre-ensemble, dans les villages comme dans les quartiers qui est menacé.
Déplafonnement des taxes
 
Depuis trois ans le gouvernement, par sa politique, a laminé ce secteur, avec la baisse continue du budget du sport, la suppression du CNDS (centre national pour le développement du sport), la liquidation des emplois aidés ou l’absence de compensation des aides attribuées via la réserve parlementaire. Ce sont des acteurs exsangues qui vont devoir affronter une crise d’une ampleur inédite.
 
Alors que l’on entre dans l’examen du Projet de loi de finances, le temps est venu de changer de politique. Les propositions existent. Nous les avons mis sur la table depuis des années et répétées en juin : doublement du fonds de soutien aux petites structures pour le porter à 100 millions d’euros, mise en place d’une chèque-sport d’un montant de 100 euros pour aider les familles victimes de la crise à ne pas renoncer à inscrire leurs enfants au sport (proposition Juanico-Lozach), facilitation du recours au mécénat sportif, etc.
 
Le financement de ces mesures ne passerait pas par une augmentation de la fiscalité mais serait assuré par le déplafonnement des taxes affectées au sport et la renationalisation provisoire de la Française des jeux. Au total, mise bout à bout, ces mesures pourraient rapporter 240 millions d’euros et assurer un financement soutenable et durable.
 
Il est temps d’agir. La France, qui doit accueillir les Jeux olympiques de Paris dans moins de quatre ans, ne peut pas laisser disparaître le sport pour toutes et tous, le sport associatif de proximité, le sport amateur.

Par Régis Juanico, député Génération·s de la Loire , Corinne Narassiguin, Secrétaire à la coordination du Parti socialiste , Pierre Rondeau , économiste du sport, codirecteur de l’Observatoire du sport à la Fondation Jean-Jaurès , Richard Bouigue, codirecteur de l’Observatoire du sport à la Fondation Jean-Jaurès , Anne-Marie Heugas, vice-présidente EELV en charge des sports à l'ETP Est Ensemble Grand Paris , Jean-Jacques Lozach, sénateur PS de la Creuse et Emmanuelle Bonnet Ouladj, coprésidente de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT)
 

FÉLICITATIONS A STÉPHANIE

Stéphanie Frappart a été désignée pour arbitrer le choc de la 6e journée de Ligue 1 entre l'OL et l'OM.
 
La rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche, qui fera office d'affiche de la sixième journée de Ligue 1, sera arbitrée par Stéphanie Frappart. Ce sera le 16e match où elle officiera en tant qu'arbitre central au sein de l'élite.
 
Stéphanie Frappart avait aussi arbitré la finale de la Supercoupe d'Europe 2019 entre Liverpool et Chelsea et la finale de la Coupe du monde féminine la même année.
 

CONFERENCE SUR LES CONCLUSIONS DU PROJET ONSIDE, ORGANISEE EN PARTENARIAT AVEC LA FEDERATION INTERNATIONALE DES JUGES ET ARBITRES SPORTIFS (INTERNATIONAL FEDERATION FOR SPORTS OFFICIALS- IFSO)

 

Féminisation de l’arbitrage : Stéphanie Frappart, l’exception qui confirme la règle ?

Les femmes arbitres sont de plus en plus nombreuses. Pour autant, plus les enjeux d’une rencontre sont forts, plus celles-ci disparaissent. Particulièrement lorsqu’il s’agit de compétitions masculines et/ou internationales. Si Stéphanie Frappart et consœurs ouvrent la voie, sont-elles destinées à n’avoir que très peu d’héritières ?
 
Stéphanie Frappart au football, les soeurs Bonaventura au handball… En France, au sein du milieu sportif, les femmes sont de plus en plus visibles. Et notamment dans l’arbitrage. Depuis 2011, la proportion de femmes à prendre le sifflet a été multipliée par 2,5, passant d’environ 5 000 à 12 810 pour la saison 2019/2020[1]. Une progression qu’il convient tout de même de relativiser tant leur absence auparavant était totale. Car le sport reproduit les inégalités présentes dans notre société, voire les amplifie.
 
Ces arbitres femmes disparaissent ainsi au fur et à mesure que l’enjeux croît. Toutes comme les dirigeantes ou les coaches, le nombre d’arbitres féminines se réduit comme peau de chagrin pour les compétitions masculines et/ou internationales. Pour caricaturer (ou pas), on se demande si le message est celui-ci : "On les laisse déjà jouer au ballon, et vous voudriez qu’elles arbitrent ? Et des matches importants ? Est-ce-qu’on est sûr qu’elles ont compris les règles ? C’est impossible, elles ne courent pas aussi vite qu’un homme !"
 
L’argument physique est régulièrement retourné à celles et ceux qui prônent l’égalité. Un raisonnement caduc dans les disciplines où l’importance des capacités athlétiques est moindre pour appliquer le règlement, comme la boxe, le judo, le tennis, etc. Mais où il y a toujours aussi peu de féminines ! Selon les sports, l’absence des femmes au sein du corps arbitral peut être colossal. Moins la discipline accueille de licenciées, moins elles sont à même de choisir de brandir le carton. Assez logiquement donc, il y a 29% de femmes arbitres dans le handball, 25% au basket contre 4 et 6% au football et rugby.
 
En 2013, au lancement des plans de féminisation des fédérations, l’arbitrage fut complètement oublié. Heureusement, certaines d’entres elles essaient depuis de rectifier le tir. Ainsi la fédération de tennis tente, par exemple, de rassembler les jeunes filles sur les stages départementaux et régionaux afin de lutter contre leur exclusion. Un mois avant Roland-Garros, les femmes arbitres non sélectionnées par la voie classique sont invitées dans l’enceinte sportive pour découvrir les lieux. Une place pour arbitrer les qualifications est également mise en jeu.
Pourquoi sont-elles si peu à prendre le sifflet ?
 
Pour expliquer la faible présence des féminines, plusieurs pistes se dégagent. Il est d’abord difficile de se projeter dans une activité peu rémunérée avec des sacrifices lourds pour sa vie privée. Les insultes du type "retourne faire la vaisselle", lancées à la cantonade depuis les tribunes sont une autre explication. Enfin, le sexisme latent offre encore un autre élément de réponse. En décembre 2000, lors du match Strasbourg - Metz, un pétard est lancé sur le terrain, blessant Nelly Viennot, arbitre-assistante, au tympan. Côté strasbourgeois, pour éviter une sanction, l’explication est toute trouvée : Nelly Viennot s’est évanouie parce que c’est une femme. Un homme serait resté de marbre.
 
Au-delà de la question du genre, la violence subie par les arbitres est ahurissante. "On a répertorié entre 250 à 300 agressions physiques par an dans deux disciplines, confiait au magazine Les Sportives en juin 2020 Patrick Vajda, président de l’Association Française du Corps Arbitral Multisports (AFCAM). Tous sports confondus, nous déplorons 1 000 agressions physiques annuelles. En sachant qu’on estime entre 25 et 30% les cas rapportés."
 

CREATION DU STATUT DE CITOYEN SAUVETEUR

Une nouvelle loi consacre le statut de citoyen sauveteur afin de protéger les bénévoles qui viennent en aide à une personne dont le cœur s’arrête de battre subitement. L’objectif est d’inciter la population à effectuer les gestes qui sauvent des vies. Ces dispositions s’accompagnent d’un programme de sensibilisation.
 
Aujourd’hui, en France, l’arrêt cardiaque inopiné touche entre 40 000 et 50 000 individus par an. Le taux de survie s’élève à 5 %, un pourcentage faible que la pratique du massage cardiaque associée à l’utilisation d’un défibrillateur porterait à plus de 50 %. Une nouvelle législation vient mettre à l’abri les bénévoles qui accomplissent ces gestes qui sauvent. L’objectif ? Lever les nombreux freins qui empêchent souvent le passage à l’acte des témoins présents lors du malaise de la victime : peur de mal faire, de créer des dommages corporels, d’empirer l’état du malade… En effet, actuellement, « seulement 40 à 50 % [des témoins présents sur les lieux] débutent un massage cardiaque et moins de 1 % font usage d’un défibrillateur cardiaque », annonce le rapport de l’Assemblée nationale sur la nouvelle loi (1). Pourtant, en cas d’arrêt cardiaque, mieux vaut pratiquer un massage, même imparfait, plutôt que d’attendre les secours. Ces conclusions ont amené à la création du statut protecteur de « citoyen sauveteur », inscrit dans la loi 2020-840 du 3 juillet 2020.

LES SECOURISTES BÉNÉVOLES ÉPAULÉS
 
D’une part, le texte indique que le citoyen sauveteur « bénéficie de la qualité de collaborateur occasionnel du service public ». En d’autres termes, « quiconque porte assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent » est protégé par l’État et pourra être indemnisé s’il subit des dommages lors de son intervention (blessure, chute…). D’autre part, il « est exonéré de toute responsabilité civile, sauf en cas de faute lourde ou intentionnelle de sa part », à savoir que tout préjudice causé par son intervention ne pourra pas être sanctionné.
 
Ces dispositions visent à encourager les sauvetages mais aussi à combler des lacunes nationales, comme le précise le rapport de l’Assemblée nationale : « Notre législation est insuffisamment précise, aujourd’hui, sur ce point, à l’inverse de celle de nombreux pays étrangers qui ont adopté des lois du "Bon Samaritain" [qui protègent les secouristes bénévoles]. »

UNE SENSIBILISATION RENFORCÉE
 
La loi du 3 juillet vient aussi renforcer les dispositifs de formation. Il est précisé que l’apprentissage des gestes de premiers secours dans le cadre scolaire, déjà prévu dans la loi, doit s’effectuer « suivant un continuum éducatif du premier au second degrés ». Il doit donc intégrer, dès l’entrée au collège, « une sensibilisation à la lutte contre l'arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent ». Les salariés sur le point de partir en retraite ainsi que les arbitres et juges sportifs seront également bénéficiaires de cette même sensibilisation, à laquelle est désormais consacrée une journée nationale.
 
(1) Sources des données indiquées concernant les arrêts cardiaques : Registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC) et Académie nationale de médecine, via le rapport de l’Assemblée nationale sur la proposition de loi visant à lutter contre la mort subite et à sensibiliser la population aux gestes qui sauvent.
 
Marie Bourdellès
 

LA BELGIQUE AUSSI EST VICTIME DE LA "PANDÉMIE" SEXISTE !

Être une femme arbitre : le témoignage de Melissa Cornamusa
Le 24 juin 2020
 
J’ai débuté l’arbitrage un peu par hasard, il y à 5 ans. J’avais des amis arbitres et ceux-ci m’ont poussé à faire la formation.
 
Celle-ci a duré quelques jours, un petit test écrit réussi et en route quelques semaines plus tard sur le terrain.
 
J’ai commencé à arbitrer en jeunes, pour ensuite gravir les échelons jusqu’en P1 hommes (1re division provinciale belge).
 
Les premiers temps étaient simples, mais quand une femme se retrouve dans un monde masculin, j’ai pu vite me rendre compte que cela ne plaisait pas forcément.
 
Le début des problèmes

J’ai d’abord apprécié ma vie d’arbitre, rare femme dans un monde d’hommes. Entre collègues, nous nous sommes toujours bien entendus et amusés. J’y ai même rencontré mon meilleur ami…
 
 
Mais ma montée en seniors m’a tout de suite prouvé que je devais faire ma place de femme dans ce monde plus souvent machiste qu’on ne le pense.
Lors d’une rencontre masculine, j’ai eu mes premiers gros problèmes : insultes de joueurs, provocation, etc.

C’est là que je me suis rendue compte que l’humain se laisse vite dépasser par ses émotions… S’en est suivi 2 exclusions avec rapport à la clé… et une sacrée frayeur !

Par la suite, j’ai continué à gravir les échelons, plus j’avançais et plus je me rendais compte du comportement déplacé et irrespectueux des joueurs, coachs, et du public…

Souvent rien de bien méchant : « retourne faire ta vaisselle »,  Mais parfois bien plus violent… Tellement que je n’ose même pas rapporter ces mots.

Prise de recul

La saison 2018/2019 à été le début d’un processus de recul pour moi.
Il y a d’abord eu la naissance de mon petit garçon. Je jouais encore également, et mes week-end à partir du vendredi était rythmés uniquement par le basket. Jouer le vendredi soir et siffler 5, 6, 7 parfois 8 rencontres sur le week-end. Physiquement c’était parfois difficile.
 
 
Cette année la j’ai eu la chance de siffler la finale dames de coupe du Hainaut en tant qu’arbitre principale.
 
Cette finale, et cela était inédit, était 100% féminine car nous étions deux femmes arbitres. Mais elle fut inédite également par le caractère complètement fou des supporters d’une des deux équipes. Tellement excessif, que lors de la mi temps, les organisateurs de l’événement ont dû placer des banderoles de sécurité au bord du terrain afin que ceux-ci ne puisse plus y monter.

Insultes, provocations, ballon renvoyé violemment des tribunes, cette rencontre était tellement tendue que les services de sécurité on dû intervenir. Cela s’est conclu par 4 exclusions et l’intervention de la police. Applaudis par nos collègues, et vivement félicité, nous avons été escorté jusqu’au podium.

Mettre des rapports lors de cette finale nous à conduit au conseil de discipline… là aussi, insultes, provocations, intimidations, menaces… lors de la fin de celui-ci nous avons dû partir rapidement en sortant en premier…

C’est à ce moment que je me suis rendue compte que cela n’en valait peut-être pas forcément la peine…

Cette saison-la j’ai dû mettre 12 rapports, dont 4 en finale, et le reste en saison dont un dernier pour tentative de coup de poing heureusement ratée…

La goutte d’eau

Après une fin de saison compliquée, j’ai finalement décidé de ralentir en arrêtant de jouer et en limitant mes disponibilités le week-end afin de siffler maximum 3 rencontres lors de la saison 2019-2020.

Il va de soi que les insultes autant dans la tribune (et parfois même par des personnes amies de la famille !) que sur le terrain ont continué, et de plus en plus souvent. Que ce soit sur le physique ou sur le fait que je sois une femme qui soi-disant « n’y connais rien »…

Les exclusions ont continué, les rapports se sont enchaînés, jusqu’à la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : les propos homophobes.

Je n’ai jamais rencontré de problème dans ma vie en ce qui concerne mon orientation, ni sur le terrain… mais cette fois-la cela a été fait !

Après une simulation d’un joueur, et suite à une faute technique, celui-ci a perdu pied et a commencé à m’insulter. S’en est donc suivi une exclusion et ce sans hésitation. Lorsque le joueur s’est rendu compte qu’il avait été exclu, il a couru vers moi, m’a hurlé dans les oreilles une masse d’insanités et m’a bousculé.

Lorsque j’écrivais ce qu’il s’était produit au dos de la feuille, celui-ci m’a regardé, et retenu par ses coéquipiers, m’a dit « espèce de sale lesbienne de m*** ».

Dans les tribunes, se trouvait ma compagne qui a également entendu des propos identiques du public, il s’en est suivi des disputes entre équipes dans les tribunes.

Après avoir exclus ces personnes, le match s’est terminé rapidement car il ne restait pas grand chose à jouer. En jetant un coup d’œil dans les tribunes j’ai vu ma compagne en pleurs et là je me suis dis que s’en était assez.

Je jette l’éponge

Le confinement est arrivé et je réfléchissais à la suite des chose. J’ai fait le bilan, et le négatif à pris le pas sur le positif.

On m’a souvent répété « Depuis quand tu t’occupes de ce que dises les autres… » car ce n’est pas dans mon caractère, et je répondais toujours « je ne préoccupe pas de ce qu’ils disent mais plutôt de ce qu’ils font… »

Après avoir essuyé plusieurs agressions, des tentatives de coups, des bousculades… j’ai décidé de ranger mon équipement, mes baskets et mon sifflet. Pas pour des paroles mais pour des actes. Avec le monde dans lequel nous vivons, j’ai eu la chance d’éviter de justesse des coups et autres… Je ne veux pas, je ne veux plus risquer mon intégrité physique pour du basket.

J’aurais souhaité faire quelque chose pour l’arbitrage féminin, pour le promouvoir. Malheureusement je n’aurai plus l’occasion de le faire…

Je reviendrai sur les parquets, grandie, plus sereine, mais en tant que joueuse.

Je remercie toutes les personnes qui ont été là pour moi, mes collègues, je leur dis bonne chance et courage.

Sans arbitre pas de match…
 
 

COMMUNIQUE DU SYNDICAT DES ARBITRES DU FOOTBALL D’ELITE - BRUNO FAYE, ELU PRESIDENT, COMPOSITION DU NOUVEAU BUREAU DIRECTEUR

COMMUNIQUE DU SYNDICAT DES ARBITRES DU FOOTBALL D’ELITE - BRUNO FAYE, ELU PRESIDENT, COMPOSITION DU NOUVEAU BUREAU DIRECTEUR
Le Syndicat des Arbitres du Football d’Elite (SAFE) vient d’élire son nouveau bureau directeur.
 
Félicitations aux élus et tout particulièrement à Bruno Faye pour la continuation de son activité.
 
 

LE PLAN DE SOUTIEN DE LA FFT AUSSI AUX ARBITRES

Un plan de soutien et de relance massif pour l’écosystème du tennis français et des disciplines associées a été adopté et sera opérationnel dès le 3 juin. En voici les détails.
 
Texte
Le Comité exécutif de la FFT a adopté les modalités du plan de soutien et de relance à destination de l’ensemble de l’écosystème du tennis français et des disciplines associées, qui avait été voté le 10 avril dernier. Ce plan massif d’un montant de 35 millions d’euros, auquel les ligues et comités départementaux participent, s’adresse ainsi aux acteurs confrontés à de sérieuses difficultés économiques consécutives à la crise sanitaire.
 
Un dispositif complet est mis en place pour les différentes familles :
- Les clubs affiliés bénéficieront d’une aide de 21 millions d’euros. Ils seront ainsi accompagnés par des mesures de soutien immédiat mais également par des mesures de relance afin de favoriser la reprise d’activité.
 
- Une aide de 5 millions d’euros sera consacrée aux enseignants et aux entraîneurs indépendants, qui ne peuvent pas bénéficier des dispositifs d’activité partielle auxquels les enseignants salariés peuvent prétendre.
 
- Enfin, une enveloppe de 9 millions d’euros sera destinée au circuit professionnel en faveur :
 
* Des tournois internationaux sur les circuits ATP, WTA, Tennis Europe et ITF (juniors, professionnels, seniors, Padel, beach tennis et tennis-fauteuil) organisés en France, qui ont dû reporter ou annuler leur compétition en raison de la pandémie du Covid-19.
 
* Des officiels de la FFT, arbitres et juges arbitres des tournois internationaux et nationaux dont l’activité principale est l’arbitrage.
 
* Des joueuses et joueurs de tennis du circuit professionnel (hors top 100 mondial) et des disciplines associées (padel, beach tennis et tennis fauteuil). Cette aide pourra être attribuée aux joueurs ou joueuses qui ne bénéficieraient pas des dispositifs d’aides internationales, soit elle viendrait en complémentarité de celle-ci.

Par ailleurs, la FFT, en tant qu’organisatrice de Roland-Garros, a contribué, à l’instar des autres Grands Chelems, à hauteur de 1 million d’euros au fonds d’aide international en faveur des joueurs et joueuses classés entre la 101ème place et la 500ème place des classements WTA et ATP.
 
Les montants de ces enveloppes s’appuient sur des estimations. Les montants définitifs de ces enveloppes seront ajustés à la lumière des besoins exprimés et validés. Le plan sera mis en place à partir du 3 juin 2020 et se déploiera jusqu’au 31 août 2021.
 
Une plateforme digitale a spécialement été conçue pour la saisie et le traitement des demandes des différentes familles du tennis français et sera accessible à partir du 3 juin via l’url : relance.fft.fr

Cette plateforme mettra en lien, en temps réel, les différents acteurs de la chaîne décisionnaire (comités, ligues et fédération) et les bénéficiaires afin que la mise en œuvre du plan soit la plus agile possible. Selon la famille d’appartenance, les conditions l’éligibilité, les dates limites de saisie de demande, les pièces justificatives y seront précisées.
 
"La FFT souhaite, à travers ce dispositif, apporter son soutien à tous les acteurs français du tennis et des disciplines associées concernés par cette crise sans précédent. Grâce à la mise en place de ce fonds, complémentaire aux dispositifs de l’Etat, des régions et des Instances Internationales, nous espérons ainsi pouvoir les aider à surmonter cette période très difficile", explique Bernard Giudicelli, Président de la Fédération Française de Tennis.
 
Texte
Les équipes de la FFT sont à votre disposition pour répondre à vos questions à l’adresse covid-19@fft.fr. Pour toute question relative au Plan de soutien et de relance de la FFT, vous voudrez bien préciser dans l’objet de votre message "Question PSR".
 

RÊVE ÉVEILLÉ sur la riviera

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ARBITRE FRAPPE - 12 ANS DE SUSPENSION

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DÉCÈS DE GEORGES DOMERCQ, UN GRAND PARMI LES GRANDS

Georges Domercq, ancien arbitre international de rugby est décédé, il avait 90 ans et il était bien sûr l'un des doyens des arbitres français.

Il fit partie de la première génération qui eut accès aux matchs du Tournoi et aux tests internationaux entre la fin des années 60 et le début des années 70.
 

VALENTIN RIPARD, ARBITRE FEDERAL DE LA LIGUE AURA RUGBY ET DOCTEUR / INGENIEUR MECA A L'INSA, SE MOBILISE POUR LES HOSPICES CIVILES DE LYON

 

Jérôme Brisard, arbitre professionnel lavallois : « Je ne suis pas à plaindre »

 

L'ARBITRE VOSGIEN BENOIT BASTIEN NE RELACHE PAS LA BRIDE

 

YOHAN ROSSO RÉCLAME UNE PROFESSIONNALISATION DE L'ARBITRAGE : "AUJOURD'HUI, POUR NOUS, LES ARBITRES, C'EST 0€ !"

 

L1 : Les arbitres et la VAR reviendront meilleurs après le coronavirus

 

TRISTESSE : MICHEL KITABDJIAN, VIENT DE NOUS QUITTER CE JOUR.

 

LUDOVIC TITEUX : "NOTRE RUGBY EST MALADE"

 

TOULOUSE. EXCEDE PAR LES VIOLENCES, LE DISTRICT DE FOOT ANNULE TOUS LES MATCHS DU WEEK-END

 

C'est quoi ce bordel en Martinique ?

 

UN ARBITRE VIOLEMMENT PRIS A PARTIE

 

UN JEUNE ARBITRE SARTHOIS VIOLEMMENT AGRESSÉ

 

CARTON ROUGE A LA LIGUE

 

HEUREUSEMENT EN FRANCE NOUS AVONS L'UNSS, A LIRE DE TRES PRES !

 

REFEREE APPRECIATION NIGHT, EH OUI CELA EXISTE !