HOCKEY SUR GLACE : L'ARBITRE NORMAND PIERRE DEHAEN AU TOP

Originaire de la région parisienne, l'arbitre international français de hockey sur glace Pierre Dehaen gravit les échelons de l'arbitrage.
 
Comment vous est venue l'envie d'arbitrer?

J'étais joueur en D2 et D1 et j'ai toujours arbitré pour le plaisir. Il a fallu que je fasse un choix entre joueur semi-pro et l'arbitrage, et j'étais alors en études. L'arbitrage me permettait de me libérer du temps et je suis passé "du côté obscur de la force". J'ai eu la chance que ça marche très vite pour moi et je me suis pris au jeu. La commission d'arbitrage misait beaucoup sur moi, tout comme mes collègues qui étaient bienveillants, et ça m'a motivé à poursuivre mes efforts en me fixant des objectifs, aux niveaux national et international.

Vous n'êtes pas professionnel, n'est-il pas compliqué de concilier votre travail avec l'arbitrage?

Quand on a l'opportunité d'arbitrer en Ligue Magnus, c'est gratifiant mais ça demande un engagement sans faille. Cela passe par un accord de notre employeur qui adhère à notre double projet. On a des capacités pour gérer le stress, répondre à des exigences draconiennes en termes d'arbitrage, des valeurs qui peuvent intéresser les employeurs. Nos journées ne sont pas comme celles des joueurs. On commence le matin à 8 heures au bureau, il faut assurer et gérer toute la logistique pour notre match, le disputer et ensuite rentrer et gérer la fatigue. Il faudrait que la Fédération française puisse nous accompagner un peu plus dans tout cela, ça reste encore un point à améliorer… Il y a aussi un facteur primordial, c'est l'équilibre avec la famille. On est absents deux ou trois soirs par semaine, et ça demande à nos moitiés de nous soutenir pleinement. La professionnalisation du corps arbitral serait donc une belle évolution. Ça devient très compliqué de concilier vie professionnelle et personnelle.

Vous avez arbitré les matchs 5 et 7 de la demi-finale entre Angers et Rouen, quel est votre sentiment?

Ça a été une très belle série. Cela a déjoué pas mal de pronostics. Le sportif sur le dernier match a été sans appel; fatigue ou manque de lucidité de la part de Rouen, je ne sais pas, mais sur le match 7, Angers a été au-dessus.

Vous venez d'apprendre votre sélection pour arbitrer la finale de Ligue Magnus…

On m'a confirmé ce soir (dimanche 3 avril, NDLR) ma nomination pour au moins un match de la finale de Ligue Magnus. Je ne sais pas encore sur quel match, mais je suis ravi, ça vient récompenser un travail de toute une saison. Je reste focalisé sur mes objectifs personnels et je veux faire la meilleure prestation possible, individuellement et avec mes collègues. J'attends maintenant que le téléphone sonne pour qu'on me dise où et quand je vais arbitrer, mais c'est une grande satisfaction personnelle, qui me permettra éventuellement de préparer d'autres échéances encore plus importantes qui vont arriver.

N'est-il pas compliqué d'arbitrer les Dragons alors que vous êtes habitant de la Métropole?

Cela m'arrive deux à trois fois par mois. Je suis capable d'être objectif et impartial pour prendre les meilleures décisions. Ce n'est pas du tout problématique pour moi. Mes relations sont très bonnes avec le club de Rouen et, avec les supervisions, on est tellement surveillés que le moindre faux pas serait tout de suite vu et le retour de bâton fatal pour moi.

Quels sont vos objectifs futurs?

À court terme, avoir le plus de matchs possibles en finale. Ensuite, j'aimerais évoluer encore plus à l'international, disputer des grandes compétitions de premier plan sous l'effigie de la Fédération internationale, mais on ne maîtrise pas toutes les cartes. Je serais ravi de pouvoir répondre à une potentielle sélection dans les mois ou années à venir.

Quelles ont été les dernières évolutions en termes d'arbitrage?

On a vu arriver l'arbitrage vidéo, c'est un vrai plus pour le corps arbitral. Cette nouvelle mesure est appréciée par les joueurs et le staff pour prendre les décisions les plus justes possibles. L'arrivée des micros est aussi intéressante, ça améliore les communications entre le corps arbitral et on a un superviseur qui est en capacité d'écouter tout ce qu'on se dit sur toutes les situations. Cela serait bien que les arbitres puissent, comme en NHL (Ligue nationale de hockey, NDLR), ouvrir les micros et communiquer à l'ensemble de la patinoire la décision qui a été prise et qui n'est pas toujours bien comprise des spectateurs et téléspectateurs.

 

Lot : l’arbitre Cadurcien de rugby à XIII David Roig honoré à Paris

Lot : l’arbitre Cadurcien de rugby à XIII David Roig honoré à Paris
de gauche à droite : Luc Lacoste, Michel Dailly, David Roig et Pierre Chevalier.
 
L'essentielL'arbitre cadurcien de rugby à XIII David Roig a été honoré récemment en recevant le trophée élite d’arbitre international XIII Fauteuil par l’association française du corps arbitral multisports.
 
David Roig (ligue Nouvelle Aquitaine) était à l’honneur ce vendredi 1er avril. Arbitre de rugby à XIII depuis dix ans, ce Cadurcien âgé de 49 ans vient de se voir décerner, des mains de Michel Dailly (ancien arbitre international de football) le trophée élite d’arbitre international XIII Fauteuil par l’association française du corps arbitral multisports dans les locaux du Comité National Olympique à Paris en présence du président de la Fédération Française de Rugby à XIII Luc Lacoste. A été récompensé aussi le jeune Pierre Chevalier (ligue Rhône-Alpes comme meilleur espoir « Après dix ans d’arbitrage, c’est une consécration pour moi et pour l'arbitrage Français . C’est un honneur. Cela fait plaisir, Cela met un coup de projecteur sur la ville de Cahors et sur le XIII Fauteuil » explique l’arbitre cadurcien qui « dédie ce trophée à mon frère jumeau François,rugbyman treiziste aussi, disparu tragiquement en juillet 2000».
 
"J'ai vécu de grands moments"
 
 Après une carrière de joueur puis d’éducateur et entraîneur , David Roig a débuté l’arbitrage en 2012. « Suite à une blessure qui a mis fin à ma carrière de joueur, je me suis lancé dans l’arbitrage. Un choix que je suis très heureux d’avoir fait. C’est parfois compliqué d’arbitrer mais c’est toujours palpitant . L’arbitre est un acteur du jeu, il a une place prépondérante. J’aime communiquer avec les joueurs ». ajoute le Cadurcien qui a eu la chance d’arbitrer un championnat d’Europe en 2013 puis en Coupe du Monde en 2017 et plusieurs finales de championnat de France . « J’ai vécu de grands moments » se souvient l’actuel responsable national des arbitres XIII Fauteuil depuis 2017 actuellement en pleine préparation pour sa deuxième coupe du monde de rugby XIII Fauteuil qui aura lieu en Angleterre en novembre. Un nouveau challenge dans la carrière de l’arbitre cadurcien qui donne rendez-vous « le 3 juillet prochain au palais des sports de Cahors pour le match de rugby XIII Fauteuil qui opposera les meilleurs joueurs de l’est de la France aux meilleurs joueurs de l’ouest de la France ».
 
Par Franck Grisward
 

STEPHANIE FRAPPART DONNE SON NOM A UN STADE

L'arbitre internationale Stéphanie Frappart va donner son nom au nouveau terrain synthétique du stade municipal Jean-Adret de Sotteville-Lès-Rouen, en Normandie.
Ce samedi 16 avril à midi, la commune de Sotteville-Lès-Rouen, en Seine-Maritime, inaugurera son nouveau terrain synthétique. Il portera de nom de Stéphanie Frappart. L'arbitre internationale sera l'nvitée d'honneur de cette cérémonie, au côté de Luce Pane, maire de Sotteville, et de Patrick Lhermite, vice-président de la Commission Fédérale des Arbitres. 
Cette inauguration aura lieu à l'occasion de la 42e édition du traditionnel tournoi de jeunes organisé par le Stade Sottevillais Cheminot Club (SSCC), le club local. Un millier de jeunes sont attendus, soit 96 équipes masculines dans les catégories U7 à U13, et pour la première fois, 32 équipes féminines dans les catégories U9 à U11.
Ce terrain synthétique, qui s'ajoute aux quatre terrains en herbe déjà présents dans la commune, intègre le stade Jean-Adret, reconnu à l'échelle nationale pour la qualité de ses équipements sportifs et la diversité de ses évènements. Il participera au développement du SSCC en lui permettant de maintenir les entraînements en hiver et de recevoir davantage d'équipes féminines. Ce terrain a également pour vocation à accueillir les publics scolaires.
 

Le Québec se pose aussi des questions. Une pénurie d’arbitres qu’il faudra régler

Le manque d’arbitres dans le monde du hockey, et même du sport en général, occasionne des situations qui ne sont pas évidentes. Certains jeunes officiels sont placés dans des positions désavantageuses, des matchs sont reportés et d’autres sont tout simplement annulés. Afin que les jeunes athlètes puissent continuer de pratiquer leur sport dans un bon encadrement, c’est un dossier qu'il faudra régler.

Pour le superviseur des arbitres à Hockey Québec, François Fortin, qui a patrouillé sur les patinoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) pendant une quinzaine d’années, il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette pénurie d’arbitres. Ce n’est pas un secret pour personne: pour occuper une telle fonction, il faut avoir la couenne dure, car, malheureusement, les critiques acérées ne sont jamais bien loin. Donc, à la base, ce simple fait en rebute plusieurs qui auraient peut-être eu l’audace de songer à cet emploi.

«Ce n’est pas un job facile ni extrêmement valorisant. C’est certain qu’il y a eu plusieurs initiatives qui ont été mises en place pour aider les gens à prendre conscience qu’il faut faire attention avec les officiels. La pandémie a également fait mal au recrutement. C’est une source de revenus pour nos plus jeunes et même pour les vétérans. Ils se sont trouvé des emplois ailleurs pendant l’arrêt. Actuellement, dans ma région [Québec et Chaudière-Appalaches], nous parlons d’une diminution d’environ 25 % du nombre d’arbitres par rapport à l’avant-pandémie. Il y a un manque important.»

Bien qu’il ait décidé d’accrocher son sifflet en 2019, Fortin, devant la faible relève, a opté pour reprendre du service afin de donner un coup de main à nouveau.
Il le fait notamment en compagnie de son garçon, Benjamin, une recrue dans le monde de l’arbitrage.

«J’embarque avec lui pour l’accompagner et l’aider là-dedans. C’est plaisant. Il y a une pénurie importante, donc si je peux contribuer de cette façon, c’est tant mieux. […] C’est un joueur de hockey à la base. Il évolue encore dans le midget AA. Nous essayons donc de recruter des joueurs. Certains de ses coéquipiers ont tenté l’expérience. Nous sommes créatifs dans notre recrutement, mais ça demeure un travail difficile qui n’est pas fait pour tout le monde.»

Fortin dit d’ailleurs apprécier énormément la chance lui permettant d’officier des matchs de hockey en compagnie de son fiston.

«C’est magnifique comme moments! Moi, je suis passionné par ce milieu, mais je n’ai jamais mis de pression sur mon fils pour qu’il s’oriente vers ça. Il aime le hockey et il me voyait aller dans tout ça, mais c’est venu de lui. Il développe sa passion pour ça et ça se passe bien. C’est une belle source de fierté pour moi.»

Un cercle vicieux entraîné par le manque de personnel

Comme mentionné précédemment, le manque d’arbitres a entraîné, à quelques occasions, le report ou l’annulation de certains matchs dans différentes régions du Québec. Il arrive cependant que certaines parties soient disputées avec des officiels qui ont plusieurs duels dans le corps ou qui ne sont pas nécessairement prêts à travailler au niveau de la rencontre qui leur est confiée.

«Depuis le retour des activités, les gars font de trois à cinq matchs par jour. Ce n’est pas vrai que l’arbitre qui saute sur la glace pour son premier affrontement de la journée le sera autant à son quatrième. Ça fait un effet de boule de neige puisqu’ils en font un peu trop. Il y a aussi des officiels qui ne sont pas dans la bonne chaise. Les nouveaux commencent habituellement dans le novice et l’atome, mais, avec la situation actuelle, nous devons les mettre dans des niveaux où ils ne devraient pas être en temps normal. Il y a un effet domino. Ça amène de la pression sur les jeunes.»

Aux yeux de Fortin, la situation n’est pas très loin du point de rupture dans plusieurs coins du Québec. Il faudra qu’il y ait des mesures qui soient mises en place pour éviter que ça se détériore.

«Il y a peut-être un ajustement à faire du côté de la rémunération. Il faut être créatif pour mousser la profession d’arbitre afin de ramener les jeunes. J’avais notamment vu un article dans lequel l’arbitre de la Ligue nationale de hockey (LNH) Pierre Lambert invitait les parents à s’impliquer pour découvrir un autre aspect du jeu.»
 

CASTELNAUDARY : LE MAILLOT DE L'ARBITRE INTERNATIONAL ROMAIN POITE POUR GUY SPANGHERO

L'essentielLes murs de l’Ibis Style de Castelnaudary cher à Guy Spanghero sont ornés de 180 maillots de rugby, 10 attendent d’être encadrés pour les rejoindre. Le 111e est celui de Romain Poite.

Et de 191… la collection de maillots de rugbymen du monde entier de Guy Spanghero vient de s’enrichir d’un nouvel exemplaire, signé de Romain Poite, arbitre national et international de rugby à XV, lequel, d’ailleurs, est venu lui amener lui-même ce maillot qu’il a porté lors d’Ecosse-Irlande en 2021. C’est donc tout naturellement qu’ils se sont retrouvés là, au Twickenham avec un autre passionné du ballon ovale, Jean-Pierre Oyersabal qui, il y a quatre ans encore, régalait de sa plume les lecteurs de la Dépêche du midi.« Une vraie bible », dit de lui son copain Guy. Les dates, les anecdotes… il est incollable. Sur les hommes – joueurs comme arbitres également. Il a d’ailleurs son petit avis sur Romain Poite : « C’est un des arbitres majeurs de l’histoire du rugby. Il a projeté l’arbitrage dans une autre dimension par son sang-froid, sa maîtrise de ses analyses, l’application des règles. Tout cela s’est fortifié dans le temps avec l’expérience internationale. Il a quand même arbitré dans les plus grands stades du monde, pleins à craquer, dans des conditions pas toujours évidentes. Il faut pouvoir faire abstraction de tout ça, il a cette faculté-là.il a su aussi amener une forme de pédagogie vis-à-vis des joueurs. C’est le sport le plus difficile à arbitrer, le terrain est grand, avec 30 bonshommes, gaillards et il faut maîtriser tout ça avec un règlement compliqué».
Plus de 400 matchs
 
Après 73 matchs internationaux, plus de 100 en Coupe d’Europe et 240 en top 14 à son actif, Romain Poite mettra fin à sa carrière d’arbitre en juin prochain.« Ce n’est pas un livre qui se ferme, c’est une page qui se tourne », confie-t-il. C’est encouragé par son père, impliqué au comité, que celui qui a successivement porté le maillot de plusieurs clubs tarnais est venu à l’arbitrage. « Tu comprendras un peu mieux le mec tout seul au milieu », avait-il dit à son fils. Il l’a si bien compris qu’il en a emprunté le sifflet. « C’était l’opportunité de rester dans ma passion, de la vivre de façon différente avec la même intensité mais sans objectif particulier. Après, quand on fait les comptes, on se dit ma foi, la carrière a été belle ». Il parle d’opportunités. Mais il y a surtout, beaucoup, beaucoup de travail.« On dit que le rugby, c’est l’école de la vie mais l’arbitrage, c’est une hygiène de vie. Ça transforme un homme ! »
 
Un sportif de haut niveau
 
Et pour ce sportif de haut niveau des matinées rythmées par l’entraînement, des débuts de semaine à refaire le match précédent, parfois avec des entraîneurs qui n’ont pas la même lecture d’une décision, et des jeudis et vendredis à préparer les suivants, à visionner des rencontres des équipes qu’il aura à arbitrer. On prépare aussi la relation à mettre en place avec les arbitres assistants… « On fait tous pareil. C’est tellement stéréotypé, stratégique que la lecture est facile. C’est à nous de trouver l’alchimie pour faire en sorte que le match se passe bien. On n’aime pas siffler », confie-t-il.
« Les gens pensent souvent qu’on est là pour être vus alors que pas du tout. On est les premiers spectateurs de la rencontre ». La pression ? Il ne connaît pas. « Je prends tellement de plaisir que j’en oublie l’appréhension. Le but est c’est le devoir accompli et qu’on ne parle pas de nous si ce n’est pour dire qu’on a eu une bonne lecture ». Les souvenirs se bousculent… Au premier rang des meilleurs : « La coupe d’Europe en 2011 à Cardiff, Northampton-Leinster avec un scénario complètement improbable. Là, tu t’assois au volant de la Ferrari, tu as juste à tourner la clé, tu as le pilote automatique, ça va tout seul », sourit-il, des étoiles plein les yeux avant d’expliquer : « Northampton mène largement à la mi-temps et Leister revient et finit avec 20 ou 30 points d’avance ». Et il y a des souvenirs moins heureux dont le pire, en 2013, lors de NouvelleZélande-Afrique du Sud. « Je mets au carton rouge au talonneur africain Bismarck du Plessis. Il ne méritait qu’un jaune alors. Le match est alors joué alors que c’était une année où l’Afrique du Sud pouvait battre la Nouvelle-Zélande et gagner le rugby championship. Celle-là m’a coûté très cher ».
 

FOOTBALL - ARBITRE AGRESSE A MIRAMAS : LE DISTRICT DE PROVENCE ANNULE TOUTES LES RENCONTRES DU WEEK-END

Par S.I.
Une fois encore, la violence a marqué le football amateur, le week-end dernier. Un jeune arbitre de 23 ans a été violemment agressé lors d'une rencontre de D3 entre Miramas et Salin de Giraud, entraînant des jours d'I.T.T.

La réaction du District de Provence ne s'est pas fait attendre avec le report de toutes les rencontres organisées ce week-end du 19-20 mars (compétition, féminine, loisir, futsal, amical...) "En solidarité avec cet arbitre victime du comportement inqualifiable de ses deux agresseurs, le Comité de Direction a décidé de reporter l’intégralité des rencontres officielles , et cela dans toutes les catégories, a explique le District au travers d'un communiqué. Deux jours sans football, sans que notre passion du ballon rond ne puisse s’exprimer, en espérant que cela puisse faire prendre conscience à certains de la gravité de tels actes".

Le communiqué du District de Provence : 

"Depuis plusieurs saisons, la violence dans le sport, qu’elle soit verbale ou physique, se positionne comme un véritable fléau que le mouvement sportif essaie de combattre. Malheureusement, cette violence a de nouveau frappé notre football amateur provençal en ce dimanche 13 mars 2022. En effet, un arbitre officiel a été agressé physiquement par deux joueurs au cours d’une rencontre de notre Championnat Départemental 3, entraînant blessures et jours d’I.T.T. à son encontre. Porté par son Représentant des Arbitres, le Comité de Direction du District de Provence a décidé de prendre ses responsabilités face à cet excès de violence inadmissible polluant notre football et mettant à mal l’important travail de prévention et d’éducation réalisé par nos clubs envers nos jeunes licenciés. En solidarité avec cet arbitre victime du comportement inqualifiable de ses deux agresseurs, le Comité de Direction a décidé de reporter l’intégralité des rencontres officielles prévues le week-end des 19 et 20 mars 2022, et cela dans toutes les catégories.
Aucun match amical ne sera également homologué en vue de se dérouler durant ce même week-end. Que serait notre football sans la présence d’arbitres officiels, acteurs garants des lois du jeu ? Il serait tout simplement inexistant… Le football est un sport qui rassemble, joueurs, éducateurs, dirigeants, arbitres, spectateurs, une discipline prônant des valeurs telles que le plaisir, le respect, l’engagement, la tolérance et la solidarité, et la violence ne peut ainsi trouver sa place sur nos rectangles verts."
 

UNE ARBITRE COMME LES AUTRES

UNE ARBITRE COMME LES AUTRES

 

LES DÉRIVES D'INTERNET

Insulté et menacé de sport par des supporters du XV de France, l’arbitre Andrew Brace sort du silence
 
Ce week-end, l’arbitre international Gallois Andrew Brace s’est confié via le média Rugby Pass pour évoquer les insultes et les menaces de mort dont il a été victime, il y a un an désormais, par des supporters du XV de France mécontents.

Lors de la finale de la Coupe d’automne des Nations de 2020 entre l’Angleterre et la France, l’arbitre Gallois a été pris à parti par de nombreux supporters Français estimant que celui-ci avait provoqué la défaite du XV de France en raison de son arbitrage très tendancieux.

Andrew Brace explique avoir été harcelé via les réseaux sociaux. Il évoque des menaces de mort.

Extrait :
“J’ai reçu des insultes et des menaces de mort à une échelle industrielle. En plus des menaces de mort, des gens m’ont dit de ne plus jamais revenir en France. J’ai reçu plus de mille messages sur Instagram et quelqu’un a créé un profil parodique de moi sur Twitter juste pour m’insulter. Les gens peuvent publier n’importe quoi et il n’y a aucune répercussion.

Le premier tweet auquel ils ont réagi concernait la nécrologie de mon père. Mon père a fait un voyage où il a retracé les traces de son propre père depuis la Seconde Guerre mondiale. C’était le tweet que j’avais épinglé en haut de ma page et ils ont sauté dessus en disant que j’étais un arbitre de merde et que j’avais gâché le match. Certains m’ont demandé combien j’avais été payé pour que l’Angleterre franchisse la ligne. L’un des messages que ma sœur a reçus précisait qu’aucun membre de ma famille ne devrait plus jamais venir en France quand un autre disait : “J’espère que ta famille mourra du Covid, espèce de m*rde.””

La semaine suivante, Andrew Brace devait arbitrer un match de Champions Cup entre le Stade-Toulousain et Exeter. Mais étant donné les tensions qui régnaient, Joël Jutge, le patron des arbitres de l’EPCR décidait de préserver Andrew Brace d’un voyage en France.

Extrait :
“C’est un arbitre en lequel nous croyons beaucoup, qui est jeune et évidemment encore perfectible, mais promis à un bel avenir.”

Andrew Brace explique que les médias ont rapidement détourné les propos de Joël Jutge, en affirmant qu’il avait finalement été renvoyé en raison de sa mauvaise prestation effectuée lors de la finale de la Coupe d’automne des Nations.

Extrait :
“La réalité, c’est que Joël m’a appelé et m’a dit : “Ça ne sert à rien de te mettre en France après ce qui s’est passé la semaine dernière, alors on va te déplacer à Bristol contre Clermont”. Les médias ont alors pris le train en marche, en publiant de faux titres du genre : “L’arbitre est renvoyé après la finale de la Coupe des Nations d’automne”. Ce n’était évidemment pas le cas, mais je suppose que la capacité d’attention des gens diminue tellement qu’ils ne cliquent pas sur le titre pour lire l’histoire complète.”

Pour son premier match sur le sol Français après cette affaire, Andrew Brace se voit contraint d’adresser un carton rouge à un joueur de Montpellier, lors d’un match Européen contre les Wasps.

L’arbitre Gallois a alors commencé à paniquer au point d’être pris de malaises en pleine rencontre.

Extrait :
“J’ai pensé : “Bien sûr. Six minutes de jeu et je dois donner un carton rouge à un joueur français”. On aurait dit un scénario écrit à l’avance.[…] J’étais à peu près sûr que c’était un rouge et j’étais soutenu dans cette décision, mais 10-15 minutes plus tard – je ne l’oublierai jamais – j’ai commencé à avoir des vertiges et j’ai cru que j’allais m’évanouir sur le terrain. J’ai eu une très, très mauvaise migraine à cause de tout le stress que je subissais et j’ai pensé que j’allais devoir sortir. Cela m’a vraiment affecté pendant un bon mois ou deux.”

Si Andrew Brace accepte les critiques, en revanche, il refuse d’être menacé de mort et d’être trainé dans la boue de la sorte. Il peste contre les réseaux sociaux qui décident de ne rien faire contre ce genre de comportements.

Extrait:
“Je veux bien être critiqué si on n’est pas performant – et la réalité est que nous n’étions pas assez bons ce jour-là en tant qu’équipe – mais quand ça dépasse les bornes et devient de l’abus, c’est un problème. Cela m’a ouvert les yeux sur le côté hideux des médias sociaux – les gens peuvent publier n’importe quoi et il n’y a aucune répercussion. Les gens ne réfléchissent pas, n’est-ce pas ? C’est comme la finale de l’Euro lorsque Marcus Rashford et les autres ont raté leur penalty. Les insultes qu’ils ont subies étaient horribles. Tant que Twitter et Facebook ne mettront pas en place des règles plus strictes, rien ne changera. Ces personnes devraient au moins être obligées de s’enregistrer avec une pièce d’identité afin de pouvoir rendre des comptes.”
 

TONY CHAPRON : « LE VAR, C'EST LA DÉSHUMANISATION DE L'ARBITRE » (SOURCE L’ÉQUIPE)

 

ras le sifflet (SOURCE L’ÉQUIPE)

 

Pour la seconde année consécutive, Stéphanie Frappart a été élue, meilleure arbitre féminin par l’IFFHS.

Nous manquons de superlatifs pour féliciter Stéphanie ! Un immense bravo à elle, et une autre fantastique année…. 2022
 
Patrick Vajda
Président de l’AFCAM
 
Pour la seconde année consécutive, Stéphanie Frappart a été élue, lundi 6 décembre, meilleure arbitre féminin par l’IFFHS.
 
Déjà primée l'an dernier, Stéphanie Frappart a une nouvelle fois été désignée meilleure arbitre féminin par l'International Federation of Football History & Statistics (IFFHS).
 
Après être devenue la première femme à diriger un match masculin de Ligue des Champions, la finale de la Supercoupe de l’UEFA ainsi que la première femme arbitre centrale d'un match international en compétition officielle masculine la saison dernière, cette année a également été riche pour l'arbitre française.
 
La Tricolore a continué d'officier lors de rencontres de Ligue des Champions et de Ligue Europa mais elle a également été retenue pour participer aux Jeux Olympiques de Tokyo ainsi qu'à l'UEFA Euro 2020 (en tant qu'arbitre réserviste et 4e arbitre, devenant la première femme à être sélectionnée dans le panel des arbitres d’une compétition internationale masculine).
 

La pénurie d'arbitres dans les sports pour jeunes s'aggrave, selon un sondage

Nos enfants ont dû faire des compromis sur beaucoup de choses ces dernières années. Maintenant que nous revenons tous lentement à une certaine normalité, les enfants sont de retour dans les salles de classe, ont à nouveau des amis et se remettent à s'organiser. des sports. Malheureusement, les enfants qui font du sport ont été frappés par une autre balle courbe: une pénurie d'arbitres pour les jeunes.
 
Au cours des dernières saisons, les responsables sportifs des jeunes ont dû faire face à beaucoup de chaos. Selon Interne du milieu des affaires, les officiels ont eu du mal à trouver des arbitres et des arbitres pour couvrir tous les matchs. La pandémie a simplement aggravé un problème existant, et maintenant il y a une pénurie sans solution rapide.
 
"Il y avait tellement d'arbitres qui démissionnaient à un rythme alarmant avant la couronne", a déclaré Brian Barlow, un arbitre de football qui travaille depuis 14 ans. "Avec corona en plus de tout cela, c'est une épidémie de pénurie d'arbitres."
 
Les deux principales raisons de la pénurie sont les faibles salaires et les relations avec les parents, les entraîneurs et les fans. Il semble que cela n'en vaut pas la peine. "Beaucoup d'arbitres au cours de leur première année ont démissionné parce que les parents, les entraîneurs et les joueurs sont si haineux et disent des choses si horribles", a déclaré Barlow. « Ils ne veulent pas des 40 dollars qu'ils sont payés. S'il y a autant de violence psychologique, ils n'en veulent pas. Ils s'en vont.
 
Selon Le New York Times, une enquête publiée l'année dernière par la National Association of Sports Officials a obtenu des réponses surprenantes pour étayer les affirmations de Barlow. L'enquête a révélé que 57 pour cent des personnes interrogées pensaient que l'esprit sportif empirait, et ils rejettent la faute sur les parents et les entraîneurs. En plus de cela, 70% des arbitres ont démissionné dans les trois ans suivant le début de leur carrière.
 
Et depuis la pandémie, c'est de pire en pire. Le temps passé loin du sport a donné aux arbitres ce qu'ils recherchaient, a déclaré Barlow. «Beaucoup d'entre eux l'utilisent [la pandémie] comme excuse pour ne plus arbitrer. Ils sont déjà en train de brûler. Ensuite, vous vous rendez compte que "c'est bien que les gens ne me crient pas dessus, ne me jugent pas et ne me menacent pas".
 
Alors, si vous faites partie de ces parents qui compliquent les choses pour les jeunes arbitres, arrêtez-vous peut-être ?
 

FOOTBALL: UN JOUEUR DE LA SOMME SUSPENDU 12 MATCHES APRÈS AVOIR INSULTE UN ARBITRE SUR SA PAGE FACEBOOK

Après un match de Départemental 3, dans le District Somme, entre Quend et Blangy-Bouttencourt, le capitaine de Blangy-Bouttencourt a insulté l’arbitre sur sa page Facebook. Il a été suspendu douze matches par le District Somme et son club a écopé d’une amende.
« Insulté très lourdement »
 
Ce communiqué fait suite à un match de Départemental 3 entre Quend et Blangy-Bouttencourt. La suite, Pascal Tranquille, président du District, la raconte : «  Il y a une recrudescence de messages sur les réseaux sociaux, mettant en cause les arbitres nominativement. Le débat n’est pas de savoir si l’arbitre a été bon ou mauvais. On peut entendre qu’un licencié soit mécontent et on a un arsenal réglementaire pour y répondre. On a autre chose à faire que de rechercher ça sur les réseaux sociaux mais quand l’information nous parvient, on la traite. On a été alerté par l’arbitre du match (ndlr : M. Martial Thuillier). Dans le cas présent, il a été insulté très lourdement sur une page Facebook, qui a été retirée, mais il y a eu des captures d’écran et je ne pense pas que le joueur, auteur de ces propos, aimerait qu’on tienne les mêmes à son encontre.  »
Le club pénalisé
 
Concrètement, le capitaine de Blangy Bouttencourt a posté sur son compte Facebook un message diffamatoire au sujet de l’arbitrage de M. Thuillier. «  Compte tenu de la gravité des faits, une instruction a été menée, précise Pascal Tranquille. On a pris le temps de faire les choses correctement. On a manifesté notre soutien à l’arbitre et on a sanctionné le joueur et le club.  » Le joueur a écopé de 12 matches de suspension et le club d’une amende.
 
Les saisons précédentes, il y a déjà eu des cas similaires et «  il n’est pas question de lâcher, affirme le président du District. On a du mal à avoir des dirigeants et des arbitres, lesquels sont régulièrement critiqués. Que les personnes qui les critiquent prennent une licence et leur courage à deux mains pour nous filer un coup de main.  »
 

UN TEST GRANDEUR NATURE A UN AN DE LA COUPE DU MONDE

À partir du 30 novembre, la Fifa profite de la Coupe arabe au Qatar pour tester l'arbitrage semi-automatisé du hors-jeu. Une dizaine de caméras est dédiée aux mouvements des joueurs, et une application décide si le joueur est hors-jeu ou pas au moment de la passe de son coéquipier. Une technologie qui pourrait se généraliser à tous les championnats.
 
Comment définir la pertinence de l'intelligence artificielle ?  L’intelligence artificielle (IA), de plus en plus présente dans notre monde, permet aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. Mais comment la définir ?
 
Chaque week-end, c'est source de polémique et d'injustice sur tous les terrains de football du monde. La règle du hors-jeu, déjà complexe au demeurant, est devenue de plus en plus compliquée à arbitrer, et désormais tout se joue au centimètre près ! Et comme il y a de gros enjeux sportifs, mais aussi économiques derrière chaque décision, la Fifa et les différentes fédérations internationales font appel aux dernières technologies pour limiter au maximum les erreurs.
 
Certes, l’arbitrage vidéo s'est généralisé depuis plusieurs années, mais il n'empêche toujours pas les erreurs d'appréciation puisque c'est l'œil humain, derrière ses écrans qui détermine s'il y a hors-jeu ou pas, et qui transmet l'information aux arbitres sur le terrain.
 
Les arbitres disposent désormais d'une vraie régie audiovisuelle pour juger les positions de hors-jeu © FIFA
 
Un test grandeur nature à un an de la Coupe du monde
 
Pour tenter de trouver la meilleure solution possible, la Fifa va tester un système semi-automatisé, conçu notamment avec des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) mais aussi des universités de Melbourne et de Zurich. Le test grandeur nature a lieu à partir d'aujourd'hui lors de la Coupe arabe, qui se déroule au Qatar. Une compétition qui n'a pas été choisie par hasard puisque c'est une vraie répétition avant la Coupe du monde 2022 qui aura lieu dans un an, à la même période, dans les mêmes stades.
 
Cette technologie s'appuie sur 10 à 12 caméras placées sous le toit du stade, et elle a déjà été expérimentée en Europe du côté de l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre. Ces caméras suivent 29 points de données par joueur, et 50 fois par seconde. Elles permettent de quadriller le terrain, et de détecter en temps réel le départ du ballon par rapport aux positionnements des attaquants. Un quadrillage en 3D puisque le règlement stipule qu' « un joueur se trouve en position de hors-jeu si n'importe quelle partie de sa tête, de son tronc ou de ses jambes est dans la moitié de terrain adverse (ligne médiane non comprise) et plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l'avant-dernier adversaire ».
 
Des données transmises quasi en temps réel
 
Auparavant, on se contentait de regarder les pieds du joueur, et désormais il faut prendre en compte sa tête ou son torse, et l'œil humain ne suffit plus pour apprécier au mieux la position de l'attaquant. En fait, les caméras permettent de tracer des lignes sur le terrain, une pour l'attaquant au moment du départ du ballon, et les autres représentent les défenseurs. C'est un peu le même principe que pour une photo finish dans une épreuve d'athlétisme.
 
Selon la Fifa, les données collectées sont transmises quasiment en temps réel à la cellule d'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR). Là, il y a désormais un arbitre spécialement dédié au hors-jeu qui, en quelques secondes, donnera son avis à l'arbitre de la rencontre. Ce dernier décidera si le joueur qui est signalé hors-jeu faisait partie ou pas de l'action.
 
« La technologie est très importante et utile à la fois dans la préparation d'avant-match et dans le processus de prise de décision pendant les matches », explique Pierluigi Collina, légende de l'arbitrage, aujourd'hui responsable de l'arbitrage de la Fifa. « Dans une situation de hors-jeu, la décision est prise après avoir analysé non seulement la position des joueurs mais aussi leur implication dans le mouvement. La technologie - aujourd'hui ou demain - peut tracer une ligne mais l'évaluation d'une interférence avec le jeu ou avec un adversaire reste entre les mains de l'arbitre. »
 
Ce qui signifie que, contrairement à la Goal-Line Technology, utilisée pour déterminer si un ballon a franchi la ligne de but, c'est l'arbitre qui aura encore le dernier mot. Reste à savoir si les deux arbitres de touche auront encore une utilité dans les années à venir...
 
Fabrice AUCLERT
Journaliste

 

SUSPENDU 12 MATCHS...

SUSPENDU 12 MATCHS...
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HÉRAULT. UN FOOTBALLEUR AMATEUR SUSPENDU 12 ANS POUR AVOIR AGRESSE UN ARBITRE QUI DEMANDAIT LE PASS SANITAIRE

Un joueur de football de Marseillan (Hérault) a été suspendu 12 ans. Il avait participé au passage à tabac d’un arbitre de district qui demandait à contrôler les passes sanitaires, le 2 octobre dernier. L’entraîneur et le président du club ont également été touchés par les sanctions de la commission de discipline du District de l’Hérault.

Un joueur de football de Marseillan (Hérault), qui évolue en district, a été suspendu pour 12 ans par la commission de discipline du District de l’Hérault, rapporte Midi Libre, ce vendredi 12 novembre. Cette dernière a rendu sa décision concernant l’agression d’un arbitre qui avait eu lieu lors d’un match opposant les U19 de la Peyrade et de Marseillan, le 2 octobre.

L’homme qui devait arbitrer la rencontre avait été victime d’insultes racistes, de crachats et de coups portés par plusieurs joueurs. En cause : il avait fait appliquer la loi en demandant les passes sanitaires aux footballeurs, rappelle le journal régional. Mais parmi les joueurs de Marseillan, trois seulement possédaient l’attestation.

L’obligation de sécurité non respectée

L’arbitre, conformément au règlement, avait annulé la rencontre. Il s’était fait passer à tabac au moment de rejoindre son véhicule, raconte le quotidien. La victime s’était vue prescrire quatre jours d’interruption totale de travail (ITT) à la suite de cette agression, rappelle le journal méridional. Chaussé de crampons, le gardien de but suspendu avait porté des coups de pied à l’arbitre.

L’entraîneur du club, qui accueillait la rencontre ce jour-là, a écopé d’un an de suspension. Il était accusé par l’arbitre d’avoir tenu des propos racistes à son encontre, ce que le coach a contesté. Le président marseillanais a été suspendu pour trois mois, note Midi Libre. Il n’aurait, selon la commission, pas rempli ses fonctions « concernant le passe sanitaire et l’obligation de sécurité ». Le club, lui, a enregistré une défaite et perd le match sur tapis vert.
 

EURO 2021 : QUE PENSENT LES ARBITRES DE LA VAR

Euro 2021 : que pensent les arbitres de la VAR, l'assistance vidéo censée leur faciliter la tâche ? par Benoît Jourdain
 
Utilisée dans la plupart des grandes compétitions, l'assistance vidéo n'a pas fait totalement disparaître les polémiques et concentre les critiques d'anciens membres du corps arbitral.
 
Un joueur qui explose de joie après avoir fait trembler les filets, un drapeau qui se lève pour un potentiel hors-jeu, une joie qui se transforme en déception, un début d'agitation autour de l'arbitre : voilà un ascenseur émotionnel habituel sur les terrains de football. L'équipe de France l'a vécu lors de l'Euro 2021, durant le match nul contre le Portugal (2-2), mercredi 23 juin.
 
Avant d'accorder le deuxième but de Karim Benzema aux Bleus, l'arbitre a consulté, non pas l'oracle, mais la VAR, l'assistance vidéo à l'arbitrage, au bord du terrain. Quelques secondes pour revoir l'image au ralenti, sous plusieurs angles, et prendre une décision. Alors que les demi-finales de l'Euro débutent mardi 6 juillet, cette technologie a (encore) nourri quelques débats lors de la compétition. Si elle est généralement défendue par les instances et par les arbitres en activité – peu diserts sur le sujet en réalité – elle n'est pas épargnée par les critiques.

Un outil "pas adapté pour le football" ?
 
Car la VAR, qui ambitionnait initialement d'éradiquer l'erreur humaine des terrains, n'a pas évacué les polémiques. Vidéo ou non, les débats demeurent, alors que celle-ci est utilisée dans quatre cas concrets : sur tous les buts marqués, les situations de penaltys, les distributions de cartons rouges directs et les problèmes d'identification de joueur. "L'outil ne peut être parfait du jour au lendemain, cela demande du travail et de la maîtrise", plaide pour franceinfo Stéphane Lannoy, ancien arbitre international, aujourd'hui responsable de l'assistance vidéo à la FFF. Mais selon lui, le bilan est "positif" et pas aussi sombre que celui dépeint par les détracteurs de la technologie.
 
Pour défendre l'outil, les arbitres mettent volontiers en avant les chiffres. "Il permet de réduire les erreurs et ça, c'est factuel. Rien qu'en Ligue 1, entre 75% et 80% des erreurs ont été corrigées grâce à l'assistance vidéo. C'est un vrai plus pour la justice sportive", clamait en conférence de presse Clément Turpin, l'arbitre français retenu pour l'Euro, alors que Stéphanie Frappart est présente en tant que quatrième arbitre, une première pour une femme. Selon elle, la VAR est assimilable à une "bouée de sauvetage".
 
Mais dans les faits, cette bouée n'empêche pas l'arbitre de patauger, voire de boire la tasse durant certains matchs. Lors de la finale de la dernière Coupe du monde, en 2018, l'arbitre a notamment sifflé un penalty sur une main d'un joueur croate, ce qui a permis à Antoine Griezmann de donner l'avantage à la France. Pour les Croates, il n'y a pas main, ce qui fait dire à Michel Platini que l'arbitre de la rencontre est devenu "une sorte de marionnette". "Il y a main ou pas main du Croate ? questionne l'ancien président de l'UEFA dans L'Equipe (article abonnés). A vitesse réelle, et même au ralenti, sûrement pas, mais avec la loupe du super-ralenti, qui décortique sur quinze secondes une action qui a duré un millième, alors là, oui, l’arbitre voit enfin quelque chose et siffle penalty. Toute la Croatie hurle à la main involontaire et toute la France hurle à la main volontaire : où est le progrès, où est la justice ?"
 
Ce genre de situations litigieuses et sujettes à interprétations se répètent. Finalement, "on n'a fait que déplacer le problème du terrain au replay center", assure l'ancien arbitre international Bruno Derrien, faisant référence au car-régie où se trouvent les deux arbitres assistants vidéo chargés de contrôler les images, et d'alerter l'arbitre principal si besoin. Une faute manifeste "est mieux prise en compte", assure un autre ancien arbitre international, Joël Quiniou. Mais la VAR "ne garantit pas complètement son utilisation judicieuse en particulier sur la nature d’interprétation de la faute, qui relève plus de la perception que peut en faire chaque arbitre", tempère-t-il. "Et il n'y a rien de pire que de mettre de l'interprétation alors que les clubs attendent 100% de réussite de la part de ce système", s'inquiète l'ancien "sifflet" Saïd Ennjimi.
 
"Le 'zéro déchet' est impossible quand il y a interprétation. Il est possible quand c'est du factuel et que cela peut être tranché." Stéphane Lannoy, responsable de l'assistance vidéo
 
"Dans certaines situations, il est difficile d'être 100% d'accord. Faites le test lors d'une soirée entre amis, détaille l'ancien arbitre Tony Chapron. Dans une formation que je donnais, sur un fait observable au ralenti : 'Quelle équipe obtient la touche ?' Sur seize personnes dans la pièce, c'était du 50-50." L'appréciation des hors-jeu est également dans sa ligne de mire : "C'est une arnaque, tacle-t-il. On nous fait croire qu'on juge au millimètre, mais c'est technologiquement impossible avec les outils dont on dispose aujourd'hui."
 
"On a vendu du rêve aux gens en disant que cela allait régler les problèmes, mais cela dépend du ressenti de chacun. Il n'y a jamais eu autant de polémiques", alerte Tony Chapron, particulièrement critique envers un outil "pas adapté pour le football", selon lui.
 
Des hommes et des yeux
 
Pour beaucoup, le recours même à l'outil en cours de rencontre pose question. "L'arbitrage sera mieux accepté quand il sera homogène, analyse Bruno Derrien. Il faudrait une même grille de lecture." Faut-il davantage l'utiliser ou limiter au maximum son utilisation ? Les arbitres semblent avoir le short entre deux chaises. "Soit on fait comme aux Etats-Unis, [en NBA, la ligue professionnelle de basket, ou en NFL, en football américain], on l'utilise tout le temps, soit on limite l'utilisation aux décisions binaires, développe Saïd Ennjimi. Là, cela frustre les spectateurs et les acteurs, mais c'est également humiliant pour l'arbitre, qui ne peut pas décider tout seul."
 
Sur ce point, la Direction technique de l'arbitrage (DTA) précise qu'il n'a jamais été question d'utiliser la VAR pour "réarbitrer". Les arbitres doivent continuer à prendre leurs décisions et tenter d'y faire appel le moins possible. "Il y a très peu de recours à la VAR quand les arbitres sont très bons, juge Tony Chapron. Lorsque que vous apprenez à piloter un avion, on ne vous montre pas comment se servir du parachute en premier. On vous inculque la meilleure façon de le faire voler et atterrir. Il faut donc mieux former les arbitres."
 
Une quinzaine de rassemblements par an ont lieu à Clairefontaine dans ce but. Au menu, des visionnages d'anciennes rencontres, des mises en situation. "On les marque à la culotte pour les faire 'performer'", précise Stéphane Lannoy. Car en cas de mauvaises prestations le week-end, la sanction peut tomber. Lorsqu'ils vont voir la vidéo et qu'ils maintiennent une décision erronée, ils écopent d'un double malus. "Les arbitres sont évalués en permanence. Plus ils ont recours à la VAR, plus leur note finale s'en ressentira, car en temps réel ils auraient commis plusieurs erreurs", étaye Stéphane Lannoy. "Notre travail est que les arbitres prennent le maximum de bonnes décisions sur le terrain et qu'ils ne tombent pas dans la facilité du 'réarbitrage' grâce à la vidéo", clôt Pascal Garibian, le patron de la DTA, dans L'Equipe.
 
Accepter les failles de l'humain
 
Un outil dont aurait bien aimé disposer Stéphane Lannoy dans certaines circonstances. "Lors de la rencontre Brésil-Côte d'Ivoire du Mondial 2010, Luis Fabiano contrôle le ballon avec le haut du bras au départ d'une action qui se termine par un but. Avec la VAR, le but aurait été refusé", raconte-t-il à franceinfo. Joël Quiniou, autre ancien arbitre international, aurait aimé l'utiliser dans "des circonstances particulières et exceptionnelles : 'Est-ce que le ballon a franchi la ligne ?', 'Lors d'un penalty, la faute a-t-elle été commise à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface ?' Et en s'en tenant à la notion de 'faute claire et évidente'", énumère-t-il à franceinfo.
 
Mais, malgré cela, certains anciens plaident carrément pour la fin de la VAR. A condition d'accepter le droit à l'erreur de chacun. "Le joueur peut se tromper en ratant sa passe ou un penalty. L'arbitre aussi, c'est ce qui fait la beauté de ce sport", estime Saïd Ennjimi. "Le jeu est fait par des hommes qui sont faillibles, c'est presque philosophique. Les erreurs nous construisent. On se grandirait en acceptant que l'arbitre puisse en faire", acquiesce Tony Chapron. Intention louable. On en reparle lors de la prochaine décision en défaveur des Bleus ?
 

LA CINQUIEME EQUIPE DU FINAL 4 LFB

LA CINQUIEME EQUIPE DU FINAL 4 LFB
Source FFBB / Photo Tuan NGUYEN
 
Réuni à Bourges pour officier sur le Final 4 de Ligue Féminine, le corps arbitral est uniquement composé de femmes. Une première en LFB à ce stade. Chantal Julien, responsable technique Haut Niveau des Officiels (HNO), nous en dit plus sur un aspect rarement mis en lumière.

Favoriser et développer l'arbitrage au féminin est une volonté fédérale depuis près de 10 ans, notamment pour le haut niveau (HN). Quelle est la part de femmes arbitres sur les divisions professionnelles du basket ?

En 2012, quand je suis arrivée à la FFBB en tant que responsable technique du HNO, nous avions 4 femmes arbitres en haut niveau. Aujourd'hui, en 2021, nous en avons 15. Le fait de développer un programme technique et de promouvoir l'arbitrage féminin au fil des années a été payant. Avec le travail et les désignations d'arbitres féminins sur l'ensemble des Opens a été un début sachant que toutes n'étaient pas encore prêtes à officier sur le HN. En France, nous avons un très bon groupe d'arbitres féminins, motivées et capable d'arriver au plus haut niveau mondial.

Avoir une délégation 100% féminine sur des finales LFB est une première n'est-ce pas ?

Il y a 3 ans, nous sommes arrivés à désigner 100% d'arbitres féminins à l'Open. C'est super pour promouvoir le basket féminin sur une 1ère journée de LFB, sans enjeux donc sans risques. Cette année, après la proposition d'organiser un Final 4 LFB, je n'ai pas hésité une seconde à proposer ce challenge en ne désignant que des arbitres féminins sur l'évènement. Non seulement pour promouvoir nos arbitres féminins haut niveau du moment mais surtout pour attester du travail fait depuis 9 ans. Nous avons atteint aujourd'hui un top niveau avec nos arbitres. Les arbitres désignées sont toutes capables d'arbitrer à ce niveau, avec la pression que l'on connaît sur ces matchs à enjeux. Je suis fière d'elles et très satisfaite de leur évolution. C'est une 1ère dans l'histoire du basket féminin français.

On dit souvent, en parlant des joueuses, que le groupe vit bien. Comment est l'ambiance au sein de l'équipe des arbitres sur ce Final 4 LFB ?

Une super ambiance et ce depuis tout le temps. Les filles sont super solidaires entre elles et ont un profond respect l'une envers l'autre. Elles savent accepter leurs erreurs et se projeter vers l'avenir en restant humbles. L'avenir est très prometteur. Par exemple sur le match d'hier Lyon - Basket Landes, nous avions les 3 plus jeunes arbitres féminins HN, et le match s'est super bien passé avec un contrôle et une performance digne de ce niveau de compétition.

Est-ce que le format en match couperet change quelque chose dans la préparation  ?

Les matches comperets rendent la pression plus importante, et ce pour tout le monde, les équipes et les arbitres. Quelle que soit la formule, les arbitres doivent rester justes et précis, notamment sur les fins de match où l'erreur n'est pas acceptable. Nous avons préparé ce Final 4 dés mercredi soir sans y apporter plus de pression. Les filles étaient prêtes et super contentes d'avoir été choisies pour participer à cette évènement inédit, organisé au dernier moment. Nous n'avions jamais vécu une telle formule en France, même si déjà en place à plusieurs reprises sur le plan européen. Le fait d'avoir un groupe des meilleures est motivant pour toutes. Malgré une saison difficile avec ce contexte compliqué, les filles ont réussi à progresser sur la saison en travaillant sur leurs prestations depuis octobre. Comme les équipes, c'est l'aboutissement de la saison, non pas sur un titre pour les arbitres, mais sur le plaisir et l'honneur d'arbitrer une demi-finale ou une finale d'un des meilleurs championnats européens, et cela n'a pas de prix. Cette première historique restera gravée dans la mémoire du basket, dommage que les matchs à huis clos aient gâché une partie de la fête. Nous nous rattraperons la saison prochaine.

Les 7 arbitres retenues pour officier sur le Final 4 LFB : Aline Athenoux, Laure Coanus, Amel Dahra, Laura Llavador, Marion Ortis, Audrey Secci et Véronik Voyeau
 

FRANCS-JEUX

Qu’on se le dise : les athlètes ne seront pas les seuls participants aux Jeux de Tokyo à devoir subir un test quotidien contre le  COVID-19. Selon plusieurs sources proches du dossier, citées par Kyodo News, les organisateurs japonais auraient décidé que certains officiels venus de l’étranger auraient à se soumettre à un même régime, s’ils sont en contact étroit avec les athlètes. Parmi les personnes les plus concernées figurent notamment certains envoyés du CIO, des fédérations internationales et des comités nationaux olympiques. Ces nouvelles règles sanitaires devraient être incluses dans la version actualisée des guides pratiques des Jeux, connus sous le nom de « playbooks », à paraître avant la fin du mois d’avril. Tous les officiels venus de l’étranger seront testés quotidiennement pendant les trois premiers jours après leur arrivée au Japon. Par la suite, ceux qui seront en contact avec les athlètes seront contrôlés au moins tous les quatre jours, mais jusqu’à un rythme quotidien pour les plus exposés, les autres seront testés une fois par semaine.
 

FAIRE REDÉMARRER LA MACHINE / INTERVIEW PHILIPPE MANASSERO

 

BRAVO A LA FEDERATION FRANÇAIS DE HOCKEY !

Superbe vidéo pour commencer !

 
LANCEMENT DE L'ACADÉMIE DE L'ARBITRAGE !
 
La CNJA, en collaboration avec l'Académie du hockey, crée l'Académie de l'arbitrage. Retrouvez toutes les informations nécessaires à l'inscription dans cet article.
 
« L’académie d’arbitrage est lancée. Elle vise à recruter de nouveaux arbitres, les former et les valoriser, et aussi, à terme, de proposer des parcours de formation pour les arbitres expérimentés. Aujourd’hui et pour son lancement, l’Académie propose un premier niveau de formation qui se déroulera principalement au niveau local.
 
Pour faciliter l’inscription d’un grand nombre de personnes, l’Académie a mis en place des contenus de formation en ligne, un QCM et une fiche de suivi permettant de suivre l’arbitre sur le terrain. Ces procédures simplifiées sont détaillées ci-après »
 
Jonathan Bernon, Directeur Technique National Adjoint et en charge du Développement et de la Formation.
 
 
« Isabelle Jouin, notre nouvelle présidente, m'a demandé de m'occuper de l'arbitrage, sujet oh combien compliqué. En faisant un état des lieux, j'arrive à la conclusion qu'il nous faut ensemble reconstruire une base solide. Pour ma part, j'ai toujours aimé arbitrer même d'autres sports et je suis persuadé que beaucoup de jeunes peuvent avoir la même envie à condition de la susciter.
 
Voilà pourquoi la CNJA, en collaboration avec l'Académie du hockey, crée l'Académie de l'arbitrage. L'objectif premier de cette nouvelle organisation est de recruter des jeunes (et moins jeunes) intéressés par l'arbitrage et de pérenniser leur engagement. Le programme est ouvert à tous, filles et garçons motivés ! »
Louis Gillet, Président de la Commission Nationale des Juges et Arbitres.
 
Pour s'inscrire et obtenir le premier niveau, voici les trois étapes à respecter :
  1. S'inscrire via ce LIEN BeSport
  2. Consulter les documents de formation et répondre au QCM
  3. Arbitrer 5 matchs minimum durant des plateaux et compléter la fiche de suivi
 
Tous les documents de formation (QCM et fiche de suivi) sont à nous à remettre. Après les avoir signés, merci de les envoyer à : academie@ffhockey.org
 
Pour le lancement cette opération, depuis maintenant plus d’un mois, et dans le cadre de la promotion de l'arbitrage, nous avons déjà envoyé 30 kits d’arbitrage comprenant un maillot, un jeu de cartons et un sifflet ! Dépêchez-vous, il ne reste plus que 30 kits à envoyer !
 
Vous aussi participez à ce mouvement et envoyez-nous une photo comme Capucine, Côme, Gabriel, Louis et bien d’autres jeunes !
 

 

L'AFCAM EST UNE "TERRE DE JEUX 2024"

Le label « Terre de Jeux 2024 » s’ouvre à toutes les fédérations sportives

Paris 2024 poursuit son engagement auprès de l’ensemble du mouvement sportif en ouvrant le label « Terre de Jeux 2024 » à 10 fédérations qui ne figurent pas au programme des Jeux de Paris 2024 et aux membres associés du CNOSF et du CPSF.
Un label unique pour le mouvement sportif
Lancé en juin 2019, le label « Terre de Jeux 2024 » illustre l’ambition de Paris 2024 de faire vivre l’énergie des Jeux partout en France et de renforcer la place du sport dans notre pays. Ce label permet d’impliquer et de rassembler le mouvement sportif (fédérations, clubs sportifs) et les collectivités territoriales (villes, intercommunalités, métropoles, départements, régions).
A travers « Terre de Jeux 2024 », Paris 2024 souhaite engager dans la dynamique des Jeux tous ces acteurs essentiels de la pratique du sport en France pour aller plus loin ensemble dans leurs actions et valoriser leur rôle indispensable dans le développement de la pratique sportive en France.
Le 23 juin 2019, 30 fédérations olympiques et paralympiques au programme des Jeux de Paris 2024, avaient été labellisées « Terre de Jeux 2024 » en avant-première, à l’occasion de la Journée olympique. Les quatre fédérations des sports additionnels de Paris 2024 ont complété la liste pour porter à 34 le nombre de fédérations sportives labellisées « Terre de Jeux 2024 ».
Paris 2024 a souhaité valoriser l’implication quotidienne des fédérations et le rôle clé qu’elles joueront jusqu’aux Jeux de Paris 2024 pour la préparation des athlètes comme pour le développement de la pratique pour tous.
 « Terre de Jeux 2024 » au service des fédérations sportives
Aujourd’hui, le label « Terre de Jeux 2024 » s’ouvre à l’ensemble du mouvement sportif et notamment aux fédérations sportives qui ne sont pas au programme des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour que tous les sports bénéficient de l’héritage des Jeux de Paris 2024.
Dix fédérations deviennent aujourd’hui « Terre de Jeux 2024 » grâce à une convention signée par Paris 2024, le CNOSF et le CPSF pour accompagner chacune des fédérations dans leurs actions. Elles rejoignent dans l’aventure « Terre de Jeux 2024 » les fédérations scolaires de l’UNSS et de l’USEP et 104 CROS/CDOS/CTOS qui ont été labellisés par le biais du CNOSF.
A travers cette labellisation, Paris 2024 souhaite mobiliser l’ensemble du mouvement sportif et tous les sports, d’été comme hiver, qu’ils soient représentés ou non aux Jeux de 2024. Ce label rapprochera également le mouvement sportif et les collectivités territoriales, au nombre de 1643 à ce jour, afin de développer de nouvelles collaborations. Avec l’objectif partagé de développer la pratique sportive sur tous les territoires, le dispositif sera ensuite ouvert aux associations et clubs sportifs, là où se trouve le cœur des actions des fédérations.
Celles-ci pourront mettre en œuvre des projets communs avec Paris 2024 dans le cadre de la Semaine Olympique et Paralympique, la Journée Olympique du 23 juin, ou encore l’opération #ExploreTerreDeJeux2024, qui permet de recenser sur tout le territoire des parcours sportifs proposés par des collectivités labellisées « Terre de Jeux 2024 ».
Elles pourront également accéder en priorité aux programmes mis en place par le comité d’organisation (recrutement des volontaires, programme d’observation sur les évènements fédéraux, partage d’expérience, programme héritage, etc.)
En valorisant les actions des fédérations à travers le label « Terre de Jeux 2024 », Paris 2024 souhaite mobiliser l’ensemble du mouvement sportif afin de construire l’héritage de ces Jeux ensemble.
Liste complète des 10 fédérations labellisées :                                                       
Fédération Française des Sports de Glace, Fédération Française de Billard, Association Française du Corps Arbitral Multisports, Fédération des Clubs de la Défense, Fédération Française des Clubs Omnisports, Fédération Française Sports pour Tous, Fédération Nationale du Sport en Milieu Rural, Fédération Sportive des ASPTT, Union Nationale des Clubs Universitaires, Union Nationale Sportive Léo Lagrange
Jean-Philippe Gatien, directeur des Sports de Paris 2024 : « Le sport est au cœur du projet de Paris 2024. Nous nous réjouissons aujourd’hui que l’ensemble des fédérations sportives, qu’elles soient au programme des Jeux de Paris 2024 ou non, rejoignent le mouvement « Terre de Jeux 2024 ». Grâce à elles, l’héritage des Jeux de Paris 2024 se construira partout en France et avec tous les sports ».
Denis Masseglia, président du CNOSF : « Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024 ne seront une réussite que si la France entière se mobilise derrière Paris 2024. Le label Terre de Jeux 2024 permet d’engager le mouvement sportif et des collectivités aux côtés de Paris 2024. La labélisation, ce jour, de nouvelles fédérations au-delà des fédérations olympiques d’été, reflète la volonté commune du CNOSF, du CPSF et de Paris 2024  de permettre à l’ensemble du mouvement sportif de participer à la fête et de profiter des retombées positives des Jeux, que se soient dans le cadre de l’héritage, de la célébration, de l’engagement ou du développement des pratiques en club . »
Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF : « Toutes les fédérations sportives peuvent désormais prétendre au label Terre de Jeux 2024, signe que les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 sont les Jeux de tout le mouvement sportif. Paris 2024, le CNOSF et le CPSF sont mobilisés afin que les fédérations puissent être des parties prenantes de la réussite des Jeux, tant en matière de développement des pratiques sportives fédérées que de célébration ».
 

J'AI EU DES FRISSONS (L ÉQUIPE 17 MARS 2021)

J'AI EU DES FRISSONS (L ÉQUIPE 17 MARS 2021)
Parole d'expert Nigel OWENS, arbitre de Rugby
 

LES ARBITRES FRANÇAIS DE LUTTE

Depuis de nombreuses années, la Fédération Française de Lutte peut compter sur des arbitres internationaux de haut niveau. Un groupe sans cesse soutenu par la FFL&DA, dont nous vous présentons ici cinq membres.
 
Arbitrer. Un métier, mais une passion avant tout pour des hommes et des femmes qui ont souvent commencé en tant que lutteurs. « Comme beaucoup d’arbitres, j’ai en effet d’abord commencé en tant que lutteur. J’ai fait une carrière nationale puis j’ai commencé en tant qu’arbitre en 1999 », explique Eric Vanwaescappel. « En 2004, je suis passé de Lille à Nice pour des raisons professionnelles. J’ai continué ma carrière d’arbitre sur ce nouveau territoire, en arbitrant notamment onze ans au niveau national. En 2016, j’ai répondu à l’appel à candidatures afin de passer l’arbitrage international. Je l’ai passé et j’ai été retenu. J’ai ensuite enchaîné les compétitions internationales avant de devenir arbitre international de catégorie 1 en 2020. Désormais, je suis dans un parcours Paris 2024. Dans les années à venir, l’objectif va être de continuer à progresser et d’arbitrer lors de plusieurs compétitions internationales. Pour moi, arbitrer à un tel niveau, ce n’est que du bonus. Je n’aurais jamais cru arriver à ce niveau-là lorsque j’ai commencé ma carrière d’arbitre. » Tout au long de son parcours, Eric Vanwaescappel a d’ailleurs pu compter sur un soutien précieux. « J’ai un emploi à temps plein à côté, être arbitre de lutte ce n’est que du bénévolat et du volontarisme. La Fédération Française de Lutte m’a accompagné au fil des années et continue de le faire en vue de ce parcours vers Paris 2024. En 2019, j’ai pu bénéficier d’une Convention d’insertion professionnelle, tel un sportif de haut niveau. Cela permet d’avoir des congés supplémentaires pour se rendre sur les compétitions internationales. C’est ce type d’élément qui nous permet de prendre plus de temps pour l’arbitrage et donc de progresser vers le haut niveau. »
 
« Une continuité de ma passion pour la lutte »
 
Le haut niveau, c’est également l’objectif de Sophie Cauvin. « J’ai commencé la lutte à l’âge de 3 ans. Pendant les compétitions, il y a des moments où ça peut être très long. Au fil des années, j’ai aidé pour de nombreuses tâches puis on est venu me voir pour me demander si je voulais passer mon examen pour devenir arbitre. J’ai tout de suite dit oui. En tant qu’arbitre, ce qui me plaît est d’être toujours active au niveau du tapis. C’est aussi une continuité de ma passion pour la lutte. J’ai donc commencé par le niveau régional, avant de progressivement monter les échelons. Je me suis toujours donné des objectifs à atteindre », confie celle qui est désormais arbitre internationale. « Quand on est sportif, on rêve d’aller aux Jeux olympiques. C’est la même chose pour un arbitre. Paris 2024 est un l’objectif numéro un pour moi. En termes de préparation, c’est comme les sportifs de haut niveau. Mentalement et physiquement, on se prépare pour un tel rendez-vous, pour gérer au mieux la pression et pouvoir ainsi être la meilleure sur le tapis. Quand je suis dans une compétition, je regarde tous les matches. Je regarde des vidéos avant, je me regarde moi, j’analyse mes performances avec mes collègues pour savoir ce qu’ils ont pensé de telle ou telle décision que j’ai prise. Même les entraîneurs nationaux peuvent me donner leur avis. Cela me permet de m’améliorer chaque jour. » Une amélioration qui doit aussi beaucoup au soutien apporté par la FFL&DA. « La Commission nationale d’arbitrage nous apporte une aide précieuse, cela donne le sentiment que la Fédération mise beaucoup sur ses arbitres. C’est essentiel à nos yeux de bénéficier d’un tel soutien. »
 
« Paris 2024 est un grand objectif »
 
Parmi ce groupe d’arbitres internationaux ayant Paris 2024 dans un coin de la tête figure également David Rey. « J’étais sportif de haut niveau en lutte. J’ai fait quatre ans à Font-Romeu en Pôle Espoir, puis deux ans à l’INSEP au Pôle France. Je me suis blessé aux ligaments croisés en 2000 et je n’ai jamais retrouvé mon niveau par la suite. J’ai donc pris la décision de basculer pleinement sur l’arbitrage », confie l’arbitre international de niveau 1S. « Ce qui m’a attiré, c’est d’être au milieu du tapis, comme c’était le cas en tant qu’athlète. Cela m’a permis de continuer à apprécier la lutte en continuant à en être acteur. Comme lorsque j’étais lutteur, je suis compétitif avec l’envie d’atteindre le plus haut niveau possible. Pour cela, je regarde les combats des lutteurs, mais aussi les miens. L’autocritique est un élément très important afin de pouvoir continuer à progresser et à évoluer. » C’est justement cette manière de faire qui permet aujourd’hui à David Rey de prétendre à officier à l’occasion des plus grandes compétitions. « Paris 2024 est un grand objectif. Je vais bientôt arbitrer les TQO Europe et les TQO Monde, ainsi que les championnats d’Europe et du monde. Ce sont des échéances qui vont être charnières dans ma carrière d’arbitre et dans mon chemin vers ces Jeux de Paris 2024. »
 
« Une participation aux JO ça reste un souvenir gravé à vie »
 
Avant Paris 2024, Tokyo 2021 sera bien évidemment une échéance majeure. Un rendez-vous que Serge Damiens pourrait vivre en tant qu’arbitre, lui qui est présélectionné pour les prochains Jeux olympiques. « Je fais partie des plus anciens au niveau de l’arbitrage international. J’ai débuté en tant que lutteur dans les années 1970 au niveau régional. J’ai obtenu quelques résultats, mais j’avoue bien volontiers que je n’avais pas ce qu’il fallait pour atteindre le très haut niveau. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur, mais ma passion de la lutte m’a finalement mené vers l’arbitrage durant les années 1980. Comme tous les arbitres internationaux, j’ai commencé au niveau régional, avant de progressivement prendre du galon. » Une évolution qui a permis à Serge Damiens d’officier à l’occasion des Jeux olympiques de Rio en 2016. « À titre personnel, cela a été vraiment l’aboutissement de ma carrière. Dans la carrière d’un athlète ou d’un arbitre, une participation aux JO ça reste un souvenir gravé à vie. » Vivre une deuxième édition des JO est donc un objectif. « Pour nous, comme pour les athlètes, on est en manque cruel de compétitions. Le tapis me manque cruellement. Il sera donc nécessaire de rapidement retrouver les automatismes lors des prochains événements. Je pense aux différents TQO qui vont être décisifs en vue des désignations pour les JO de Tokyo. Pour moi, Tokyo sera peut-être une sélection finale. Les règles au niveau international sont claires : à 60 ans, il faut s’arrêter. Pour moi, Paris 2024, ce sera donc dans la tribune (rires). » Concernant l’après-carrière, « je pourrais pourquoi pas être un soutien pour les arbitres plus jeunes », révèle Serge Damiens. « Au fil de ma carrière, le soutien apporté par la Fédération Française de Lutte a été total. La fédération a toujours été à l’écoute, lorsque j’avais besoin d’aller sur une compétition internationale supplémentaire, ma demande n’a jamais été refusée. Tout a été mis en place pour la progression des arbitres vers le plus haut niveau. »
 
« Leur permettre de gravir les échelons »
 
Aujourd’hui, ce soutien apporté par la Fédération Française de Lutte aux arbitres est incarné par Régine Le Gleut, depuis peu vice-présidente de la Fédération, en charge de la Commission nationale d’arbitrage. Mais avant d’occuper ce poste, Régine Le Gleut a été arbitre de haut niveau, présente à l’occasion de cinq éditions des Jeux olympiques, de Sydney 2000 jusqu’à Rio 2016. « C’est l’envie de me dépasser qui m’a mené vers l’arbitrage. J’étais une personne très timide et je me disais qu’en tant qu’athlète, j’avais là une opportunité de faire autre chose. J’étais déjà athlète et entraîneur, je me suis donc lancée ce défi de faire une carrière d’arbitre. Là suite est venue au fur et à mesure. Au départ, j’avais été un peu bloquée parce que je suis une femme. Dans ma région, à l’époque, on n’acceptait pas les femmes comme arbitres. Avec de la persévérance, j’ai pu passer au niveau national. » La suite : une ascension fulgurante qui lui permet d’arbitrer lors des plus grandes compétitions internationales. « L’essor de la lutte féminine a beaucoup aidé. Après plusieurs années, j’ai pu passer un Examen international d’arbitre. Je l’ai eu et j’ai pu continuer mon chemin. Au cours de ce parcours, la Fédération Française de Lutte m’a toujours accompagné », confie la vice-présidente de la FFL&DA, désormais pleinement focalisée sur son nouveau rôle à la tête de la Commission nationale d’arbitrage. « Pour moi, la communication est la clé. Je voudrais que des collègues arbitres puissent vivre ce que j’ai vécu au plus haut niveau et puissent avoir une superbe carrière. C’est à moi de faire de mon mieux, dans ce rôle, pour leur permettre de gravir les échelons. » Histoire de perpétuer cette longue tradition d’arbitres français de haut niveau.
 
Olivier Navarranne
 

LE CHEIKH CHECKE LES UNS... (SOURCE LIBÉRATION 17/02/2021

 

LA BOUCHE ET LE SIFFLET (EXTRAIT LEQUIPE 13 FEV 2021)

Je vous invite à lire cet excellent article CLIQUER
 

INTERVIEW MICKAEL LESAGE

INTERVIEW MICKAEL LESAGE
Arbitre de football et Conseiller Technique Régional, Mickaël Lesage nous parle de sa vision de l’arbitrage et de son développement en Normandie.
 
Pouvez-vous svp vous présenter ? Pourquoi être devenu arbitre ? Et quel est votre meilleur souvenir ?
 
J’ai été joueur de football à l’ESFC Falaise de 6 à 20 ans environ avant de poursuivre cette activité en district dans un club voisin qui était bénévolement dirigé par ma famille (oncle Président, papa entraineur, maman secrétaire…), l’AS La Hoguette. Le début de l’aventure dans l’arbitrage a été à 17 ans, après avoir pris le drapeau régulièrement le dimanche après-midi, j’ai passé mon examen d’arbitre officiel tout en continuant à jouer (possible jusqu’à 23 ans). J’arbitrai donc le samedi après-midi ou le dimanche matin et je jouais le dimanche après-midi.
 
Qu’appréciez-vous dans votre fonction d’officiel ? Et quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer ?
 
L’arbitrage c’est avant tout de la gestion humaine, du management. Comprendre, observer, communiquer, faire accepter ses décisions, c’est tout l’enjeu de l’arbitrage. Les relations humaines entre les différents acteurs sont essentielles dans notre activité.
Aujourd’hui, et cela semble de plus en plus difficile, l’acceptation de l’autorité est un enjeu majeur. Le respect de la Loi, le respect des personnes qui tentent de faire respecter les lois (pour nous du jeu, du football) est de plus en plus compliqué. Le sport et le football occupent une part importante dans notre société et malheureusement ils sont aussi un peu représentatifs des comportements déviants que l’on peut observer chaque jour davantage.
 
Vous occupez une place importante dans l’arbitrage normand en tant que Conseiller Technique Régional. Quel constat faites-vous et quels sont vos projets pour le développer ?
 
Nous y travaillons chaque jour, tous ensemble, avec tous les acteurs du football. Nous nous attachons énormément à échanger avec tous les protagonistes des clubs de football ou d’un match. Les Présidents, les entraineurs, les éducateurs, les joueurs, il est essentiel de partager nos interrogations, nos expériences, d’être à l’écoute des idées des autres.
S’il est difficile aujourd’hui de recruter des arbitres et notamment de jeunes arbitres, il est encore plus difficile aujourd’hui de les fidéliser, de les former et les faire évoluer sur plusieurs saisons… La fidélisation de nos arbitres est un axe majeur dans la hiérarchie de nos objectifs.
 
Pensez-vous qu’il est intéressant, comme le propose l’AFCAM, de mettre en place un temps de rencontres entre arbitres de différentes disciplines sportives pour se rencontrer, échanger et faire un partage d’expériences ?
 
Toutes les idées sont bonnes à prendre. Toutes les expériences peuvent être tentées à partir du moment où elles restent dans un cadre légal. Une fois encore, le partage, les échanges sont des moyens qui doivent être privilégiés pour atteindre nos objectifs.
 
Que diriez-vous aux personnes souhaitant se diriger vers l’arbitrage ?
 
L’arbitrage, notamment chez les plus jeunes, permet de se construire. La prise de décisions, le sens des responsabilités vous aident à grandir plus rapidement. A chaque match une nouvelle expérience, à chaque expérience un peu plus de maturité… Bien évidemment, certains ne retiennent que les quelques incidents qui sont parfois mis en avant maladroitement, mais nous voulons surtout souligner le très grand nombre de rencontres où tout se passe bien, où chacun aura pris du plaisir dans son domaine (joueurs, éducateurs, arbitres). La majeure partie de nos matches se déroulent dans d’excellentes conditions et c’est ce qu’il faut retenir avant tout.
 
Propos recueillis par Elise LEGER du CROS Normandie.
 

FOOT QUE DEVIENNENT LES ARBITRES DURANT CE SECOND CONFINEMENT ?

Intéressant papier sur le football qui met bien l’accent sur les cas très différents qui peuvent se présenter aux arbitres
 

Alors que la crise sanitaire actuelle engendre une période pour le moins compliquée d’un point de vue sociétal, nous avons déjà rappelé à plusieurs reprises que le monde du sport n’y échappe pas. Ainsi, de nombreux sportifs se sont exprimés sur la situation, leur organisation et leurs attentes. Mais il y a une composante qui reste discrète, comme à son habitude, c’est la corporation des arbitres. LSD a donc enquêté auprès des arbitres de football dauphinois pour connaître leur quotidien et leur état d’esprit.
 
En premier lieu, il faut souligner que les différents niveaux de l’arbitrage impliquent des situations personnelles diverses. Ainsi, les arbitres qui continuent d’officier sur les compétitions poursuivent leur préparation physique normalement, afin d’être performants lors des matchs. Seulement, ici, il faut différencier l’arbitre professionnel de l’arbitre considéré comme sportif de haut niveau. Hakim BEN EL HADJ, grâce à son statut professionnel continue à bénéficier de rassemblements à Clairefontaine, le fief du Football français. Celui qui représente le club de l’Olympique St Marcellin, officie sur les rencontres de Ligue 1, la dernière en date, FC Metz-Stade Brestois qui s’est déroulée le 29 Novembre dernier. Il se prépare donc comme à l’accoutumée, utilisant notamment la piste d’athlétisme, réouverte depuis quelques jours seulement. Arbitrer étant son métier, une dérogation lui est octroyée pendant ce confinement que ce soit pour s’entraîner ou pour se déplacer sur les lieux des rencontres.
 
A un échelon inférieur, les arbitres de Ligue 2 et de National n’ont pas un statut professionnel. Mais les compétitions sur lesquelles ils officient continuant de se dérouler, ils ont également une dérogation similaire à celle d’Hakim. Pour prendre l’exemple de Mickaël LELEU, qui siffle en National, il a l’autorisation d’utiliser les infrastructures de son club, l’ES Manival à St Ismier.
 
Si nous descendons encore dans la hiérarchie, nous retrouvons des arbitres au statut très particulier. En effet, les arbitres Fédéraux 4, ont vu leur niveau de compétition se stopper (Nationale 2), mais comme ils sont susceptibles d’être désignés en tant que 4è arbitre sur des matchs de Ligue 2, ils se doivent de maintenir une forme physique irréprochable au cas où ils seraient amenés à remplacer un arbitre lors d’un match de L2. Paradoxalement, ils n’officient actuellement pas en tant qu’arbitre central puisque la Nationale 2 est à l’arrêt, ce qui rend leur situation délicate. Les arbitres officiant en D1 Féminine et en D1 Futsal bénéficient donc d’une dérogation quant à la limitation kilométrique et aux horaires pour pouvoir s’entraîner mais peuvent parfois se heurter à des infrastructures fermées par les municipalités. Les déplacements sont également plus compliqués qu’en temps normal pour nos arbitres fédéraux qui se heurtent à un allègement de l’offre des transports. Quelques arbitres nous ont précisé qu’ils privilégient beaucoup plus la voiture en ce moment, ce qui peut éventuellement être moins bénéfique pour la récupération et engendrer plus de fatigue.
 
Une fois que nous avons fait ce tour d’horizon des niveaux fédéraux, il nous reste les niveaux régionaux et départementaux. En Isère ce qui relie tout ce monde, c’est le groupe d’entraînement dirigé par le coach Stéphane ABELA, que LSD a rencontré à plusieurs reprises. En ce moment plus aucun entraînement en groupe n’est possible. Un réel manque pour ceux qui avaient l’habitude de côtoyer à Tullins, Hakim BEN EL HADJ, Nicolas BROTONS, Edgar BARENTON et consorts, distilleurs de bons conseils à l’adresse des arbitres moins expérimentés. Une nouvelle fois, Stéphane, le coach de cette équipe d’arbitres isérois, a sympathiquement répondu à nos questions.
 
« Je les ai régulièrement au téléphone, nous mettons en place des séances individualisées, je sens que certains maintiennent un bon niveau de motivation ». Des propos qui laissent sous-entendre que d’autres perdent en motivation. Et c’est effectivement le mot qui revient le plus souvent lorsque nous interrogeons les arbitres. L’un d’entre eux nous a confié : « C’est difficile de se motiver sans avoir de perspective datée précisément ». Et Coach Stéphane de surenchérir : « L’objectif, c’est de se maintenir en forme en travaillant le foncier, cette coupure ressemble fortement à une intersaison, lorsque nous connaîtrons la date de reprise, il faudra remettre en place une préparation physique et c’est pour éviter de repartir de zéro que j’encourage chacun d’eux à ne pas lâcher ».
 
Certains nous ont confié s’être organisés en aménageant une salle de sport à domicile ou en organisant des séances de renforcement musculaire en visio, ou encore en travaillant plus en profondeur sur des aspects tels que la préparation mentale par exemple.
 
Par ailleurs, en Ligue et en District, les ambitions sont différentes, puisque nous rencontrons des arbitres en devenir qui, s’ils souhaitent un jour accéder au Niveau Fédéral, doivent agir comme leurs aînés (entraînements structurés et réguliers, hygiène de vie saine et équilibrée), mais également des arbitres sans plan de carrière, mais avec la noble ambition de prendre du plaisir. Mais même pour ces derniers, la préparation physique est importante. Stéphane nous le martèle à nouveau : « L’arbitre est un sportif à part entière, il doit s’entraîner régulièrement pour être performant et parcourt plus de kilomètres que les joueurs lors d’une rencontre ». Un arbitre de District qui évolue en D3, et qui n’a pas forcément l’ambition de monter les échelons nous explique : « si je ne me maintiens pas en forme, la reprise sera trop compliquée d’un point de vue athlétique, et si je ne suis pas bien physiquement lorsque j’arbitre, mes prestations s’en ressentent et cela je veux à tout prix l’éviter, il n’y a rien de mieux pour un arbitre que de donner les trois coups de sifflet de la fin d’une rencontre en ayant le sentiment du devoir accompli ».
 

BRAVO STEPHANIE

 

LES FEMMES S'ENGAGENT / WEB CONFERENCE

LES FEMMES S'ENGAGENT / WEB CONFERENCE
Intervenants :

- Romain CAULIEZ, étudiant Sciences Po Lille - Recherches en histoire du Sport
"Etudier la construction historique du sexisme dans le sport, pour déconstruire les préjugés et reconstruire le modèle sportif"

- Carole GOMEZ, Directrice de recherche IRIS "L’enjeu de la féminisation au sein des instances sportives internationales"

 
- Marie-Françoise POTEREAU, Présidente de FEMIX'SPORT et Vice-Présidente de la FF Cyclisme "Oser s'engager"

- Tiffany HENNE, journaliste sportif "Journalisme sportif : quelle place pour les femmes ?"

- Patrick VAJDA, Président de l'Association Française du Corps Arbitral Multisports
"27% : Inacceptable ! 15% : Invraisemblable !"

- Léa QUINIO, joueuse de football au STADE MALHERBE CAEN

Entretien partage d'expériences

- Anne-Laure PICOT, Agent de la DRDJSCS Normandie "La place des femmes dans le sport en Normandie"

Journaliste/Animatrice : Hayley EDMONDS
 
 

BELLE AVENTURE

Insolite : double première pour Aurore, l’arbitre qui répond à l’appel
 
Lors de la rencontre Morlaas
 
 – Astarac Bigorre, M. l’arbitre Frédéric Vergnaud s’est claqué à la cuisse dès la 20ème minute sur un renvoi. La touche étant assurée par deux joueurs de chaque équipe, il fallait trouver une solution de replis pour trouver rapidement un autre directeur de jeu. Le speaker de la plaine des sports a fini par lancer un appel micro, en espérant tomber sur un arbitre qualifié pour arbitrer en fédérale 2.

Silence. La suite, c’est l’arbitre de la réserve qui nous la raconte…
 
Impossible de continuer pour l’arbitre, soutenu pour rejoindre le bord de touche

Aurore Séré, 29 ans, venait d’arbitrer les réserves : “J’étais encore en tenue puisque je venais de valider la feuille de match des réserves. J’allais regarder les équipes Une, quand tout le monde s’est retourné vers moi. Je n’ai pas eu trop le temps de réfléchir. Ni de stresser. On fait un point avec le délégué pendant 10 minutes. J’ai changé de maillot et je suis rentrée sur le terrain sans me poser de questions. Je venais d’enchaîner 80 minutes. Faire une heure de plus, c’est rude. Surtout aujourd’hui (lundi), mon kiné a eu du travail (rires) !”
 
Surtout que la demoiselle, passionnée de rugby et joueuse depuis plus de 20 ans, revient d’une rupture du tendon d’Achille. Licenciée à Lons (64) elle a donc opté pour l’arbitrage. Un bon moyen de rester au contact du rugby et de faire plaisir à son papa, qui voulait que sa fille arrête  pour éviter de nouvelles blessures. Aurore a écouté le conseil, d’autant plus facilement que l’arbitrage lui plaisait : “J’ai toujours aimé arbitrer. Alors je me suis lancée, et ça me plaît toujours autant.”
 

L'HORRIBLE AGRESSION D'UNE ARBITRE DE 19 ANS CHOQUE ET PROVOQUE LA COLERE DES INTERNAUTES

par Jérémy Patrelle
 
Une arbitre amateur de 19 ans a été victime d'une terrible agression physique et verbale lors d'un match de jeunes en région parisienne dimanche 11 octobre. 
 
C'est une histoire terrible, horrible, ignoble, impensable, incroyable. Une arbitre de 19 ans a été victime d'une agression sans nom dimanche 11 octobre lors d'un match de moins de 18 ans (catégorie U18) entre la JS Pontoisienne et le FC Écouen. Le déroulé de la rencontre qui se passait en région parisienne a été décrit par le site arbitrezvous, qui se présente comme le “blog d'information N°1 des arbitres”. C'est franchement insoutenable.
 
Tout au long du match, l'arbitre a fait en sorte de maintenir l'ordre sur et en dehors du terrain. Malgré ses efforts, le match sera arrêté à quinze minutes de la fin après qu'un joueur exclu quelques secondes plus tôt eût enjambé la main courante et porté un coup de coude dans la mâchoire de l'arbitre. Cela faisait une vingtaine de minutes que la rencontre était entrée dans la zone rouge. À la 56è minute, l'arbitre avait averti un éducateur de l'équipe locale, la JS Pontoisienne, qui ne cessait de contester ses décisions. Ce qui n'a pas empêché ledit éducateur de rentrer sur le terrain 13 minutes plus tard pour contester de nouveau. Il a logiquement pris un carton rouge et été prié de se mettre de l'autre côté de la main courante. Ce qu'il a daigné faire après insistance de l'arbitre. Le match continue mais l'ambiance devient de plus en plus délétère.
 
Cinq minutes après le dernier incident, à la 74è minute, un joueur de la JS Pontoisienne est exclu pour avoir insulté copieusement un adversaire : “Je vais te ni***r ta mère, espèce de fils de p***, regarde moi je vais te b***er, regarde moi tu verras, à la fin du match on va tous vous monter en l'air bande de petits fils de p*** que vous êtes.” L'arbitre donne un carton rouge à ce joueur, qui se met alors front contre front contre elle. Et l'insulte également : “Qu'est-ce qu'il y a toi espèce de petite p***? Ferme ta ch*** ou je t'enc*** toi aussi, je sors pas. Tu vas faire quoi ? Je sors pas tu vas faire quoi ? Je reste là et je vous enc*** tous un par un, ici on est à La Pontoisienne, on vous b**** moi et mon équipe bande de fils de p***.” Les propos sont donc d'une rare violence. L'intervention de quelques coéquipiers permettent de faire sortir le joueur. Qui va pourtant continuer d'insulter l'arbitre, soutenue par quelques amis qui assistent et s'y mettent également. La partie reprend.
 
Mais la jeune femme arbitre va décider d'exclure un autre dirigeant de l'équipe locale qui s'en est pris au juge de touche, qui fait partie de l'équipe adverse (au niveau amateur, dans la majorité des cas, il y a un(e) arbitre de la Fédération Française de Football qui est assisté(e) par deux juges de lignes non officiels, généralement un dirigeant ce chaque équipe s'opposant sur le terrain). Il s'agit là d'insultes homophobes. Mais le dirigeant refuse de passer derrière la main courante, un dialogue s'engage entre lui et l'arbitre :
- “Je sors pas, je sors pas, je reste là tu vas faire quoi ?”
- “Pouvez-vous passer derrière la main courante que l'on puisse reprendre le match, s'il vous plaît ?”
- “Parle bien aussi, je suis pas ton pote, parle bien, respecte avec ta bouche, je rigole pas avec toi.”
 
C'est alors que les choses vont encore se dégradées. Le dirigeant vient se coller à l'arbitre alors que l'autre dirigeant exclu précédemment revient sur le terrain et demande aux gens de filmer l'arbitre avec leur smartphone. Le joueur qui vient de se voir attribuer un carton rouge revient lui aussi sur le terrain et frappe alors l'arbitre, avec un coup de coude dans la mâchoire. L'arbitre siffle la fin du match et file dans son vestiaire. Mais les dirigeants tentent de rentrer dedans… Quelques minutes plus tard, la jeune arbitre se rend compte que le joueur exclu n'était pas sur la feuille de match et demande aux dirigeants de La Pontoisienne de lui révéler son identité. Ils refuseront.
 
La commission de discipline de la Fédération Française de Football doit juger l'affaire. En attendant, la “Commission d'Arbitrage a décidé de désigner des arbitres seniors masculins sur l'ensemble des rencontres toutes catégories du club incriminé”, nous apprend le blog « arbitrezvous ». Décision qui va évidemment porter à controverse car on ne comprend pas vraiment ce que va changer le fait de mettre un homme et ce que cela signifie par rapport aux femmes... Il est en tout grand temps que les instances compétentes règlent l'un des problèmes majeurs du football amateur en France.
 

ARBITRES FEMMES : L'ART DE S'ADAPTER A DES INFRASTRUCTURES INAPPROPRIÉES

Les femmes arbitres, minoritaires dans les sports pratiqués par les hommes, doivent sans cesse s’adapter à l’univers dans lequel elles évoluent. S’il change à mesure que leur nombre augmente, ce monde masculin reste fidèle à ses constructions, bâties à une époque où les femmes étaient encore moins nombreuses à officier. En témoignent les infrastructures d’accueil de ces dames au sifflet, les vestiaires, les toilettes ou les douches, qui ne répondent pas toujours à leurs besoins spécifiques.

la suite...
 

INQUIÉTANT !

INQUIÉTANT !
 Extrait twitter : https://twitter.com/ArbitrezVous
 

Arbitrage Sportif : un premier grand Evénement International

 

FFF : UN CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION POUR AIDER L’ARBITRAGE FEMININ

La fédération française de football s’est lancée cette saison dans la professionnalisation des arbitres féminins. Huit d’entre elles, dont Nabila Zaouak, bénéficient d’un contrat d’un an.
 
Par Arnaud Detout
 
Encore plus de parité. Un grand pas a été franchi dans le monde du sifflet féminin cette saison puisque huit arbitres (4 centrales et 4 assistantes) officiant en D1 bénéficient du plan de professionnalisation de l'arbitrage féminin lancé par la Fédération Française de Football (FFF). « Je suis heureuse d'avoir été choisie, jubile Nabila Zaouak (34 ans), une des 4 arbitres assistantes qui fait partie de ce groupe élite. J'ai opté pour la fonction d'arbitre assistante car je voulais donner un nouvel élan à ma carrière, vivre une nouvelle expérience et évoluer au plus haut niveau de l'arbitrage féminin. Ce contrat de professionnalisation est un vrai plus pour nous. »
 
Consultante dans les ressources humaines, Nabila - qui s'entraîne environ entre une heure et demie quotidiennement - va bénéficier d'un travail individualisé, des services d'un préparateur physique supplémentaire, d'un suivi médical avec des tests annuels au centre technique national à Clairefontaine et l'encadrement d'un manager en arbitrage féminin.
Travail athlétique et technique
 
Elle reçoit une indemnité fixe mensuelle de 800 euros bruts (1 200 euros bruts pour les centrales) qui s'ajoute à ses indemnités de match d'un montant de 180 euros bruts (360 euros bruts pour les centrales). A l'instar de ses homologues masculins de la L1, Nabila et ses 7 camarades arbitres sont également dotées de gilet GPS pour suivre leur activité aussi bien à l'entraînement qu'en match.
 
Mercredi dernier, l'ancienne joueuse de Colombes (Hauts-de-Seine) devenue arbitre en 2000 a assisté au premier des 4 stages supplémentaire cette saison à Clairefontaine (l'an dernier, elle n'en avait eu que 3). Pendant 3 jours, Nabila a compilé travail athlétique et technique sur le terrain et débriefing vidéo des matchs. Stéphanie Frappart (arbitre en L1 depuis 2019) est également intervenue durant ce stage pour donner des cours en anglais sur les lois du jeu. Sur des prochains stages, il y aura même des ateliers en commun avec des arbitres masculins de L2 et National.
«On souhaite faire de l'arbitrage féminin une référence internationale»
 
« C'était super, ces stages vont nous permettre de progresser », insiste celle qui fait partie du comité exécutif du district de Seine-Saint-Denis. Samedi dernier, elle a officié sur la touche lors de la rencontre de D1 entre le Paris FC et Le Havre (1-1) au stade Robert-Bobin à Bondoufle avant de repartir ce lundi pour une nouvelle semaine où elle doit allier sa vie sportive, professionnelle et privée. « Mon employeur est un passionné de foot, toujours à l'écoute, qui accepte que je prenne un congé lorsque j'ai un match le vendredi, indique cette amoureuse de documentaire historique et politique. Si jamais je ressens un coup de fatigue cette saison, je me mettrai à temps partiel grâce à ce contrat. L'arbitrage m'a aidé dans mon métier et l'inverse est aussi vrai. »
 
« L'objectif est de permettre à nos meilleures arbitres féminines et de manière progressive de renforcer et développer leur expertise à tous les niveaux athlétiques, techniques, managérial, explique Pascal Garibian le directeur technique de l'arbitrage. On souhaite faire de l'arbitrage féminin une référence internationale au-delà de Stéphanie Frappart. L'ambition de la DTA (direction technique de l'arbitrage) est aussi de permettre l'émergence de candidatures d'actuelles ou anciennes joueuses professionnelles en manque de temps de jeu, blessées ou en fin de carrière. A terme, on veut que l'ensemble des arbitres de D1 puissent bénéficier de ce contrat. »
 

LE MONDE SPORTIF ASSOCIATIF EST-IL CONDAMNE A DISPARAITRE ?

La fermeture des gymnases dans les zones d’alerte renforcée va avoir de lourdes conséquences sur le secteur amateur. Mais des solutions existent : doublement du fonds de soutien aux petites structures, chèque-sport, recours au mécénat…
 
Les récentes mesures prises par le gouvernement et les préfets concernant la fermeture des gymnases dans les zones d’alerte renforcée suscitent incompréhension et colère.
 
Les piscines resteront ouvertes, mais pas les gymnases, ni les salles de sport. Sur quels éléments statistiques se fondent-ils pour affirmer que ces lieux favorisent la transmission du virus ? Virgile Caillet, délégué général de l’union sport et cycle indique «200 cas de Covid recensés depuis le 1er août sur près de 25 millions de passages dans la totalité des salles confinées proposant une activité sportive», soit un taux d’incidence de 0,8% quand il est de 7,4% dans la population.
 
 
Comment comprendre que le même enfant, à Bordeaux, pourra fréquenter un gymnase en tant qu’élève mais ne le pourra pas en tant que licencié de son club de sport ? A Paris, l’action des élus permet finalement à tous les mineurs de fréquenter les équipements indoors sans restriction particulière – mais toujours pas les adultes, pour le moment. La décentralisation des décisions au niveau des préfectures doit s’accompagner d’un dialogue avec les élus locaux mais aussi d’un cadre national sans lequel plus personne ne comprend les décisions prises, ni les motifs qui les motivent.

Méfiance à l’égard du monde du sport
 
Cette décision renferme une forme de défiance à l’égard du monde du sport qui n’est pas acceptable. Le gouvernement doit faire confiance aux clubs et aux bénévoles. On objectera que dans certains cas le protocole n’est pas respecté - par les structures, ou par les pratiquants. Probablement. Mais alors sanctionnons ceux qui sont en faute, au cas par cas, et faisons confiance à tous les autres qui appliquent avec sérieux les différents protocoles en vigueur. Il faut en finir, dans le sport comme ailleurs, avec le règne de la sanction collective quand la faute est le fait d’une minorité.
 
Ces mesures vont avoir de lourdes conséquences immédiates. Elles vont priver les adhérent·es d’une pratique sportive qui contribue à les maintenir en bonne santé - ce qui n’est pas négligeable pour affronter la covid ou la grippe saisonnière ou contribuer à réduire des facteurs de comorbidités comme l’obésité, le manque d’exercice…
 
Elles vont fragiliser un peu plus les associations et les clubs amateurs sortis essorés de la période du confinement et en plein séisme en cette rentrée. De nombreux emplois sont sur la sellette. Le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) a fait état d’une baisse moyenne de 25% pour la reprise de licences dans les clubs par rapport à l’an dernier, soit 4,5 millions de licenciés en moins, une perte estimée à 800 millions d’euros. C’est un cataclysme. Et les 120 millions d’euros prévus du plan de relance pour le sport sont dérisoires – surtout quand, au total, seulement 45 millions seront dédiées au soutien des associations.
 
C’est la survie du tissu associatif sportif de proximité qui en jeu. Si la pratique sportive n’est pas soutenue maintenant, elle ne sera pas restaurée demain. C’est le sport comme vecteur d’éducation, de fraternité, de lien social, de vivre-ensemble, dans les villages comme dans les quartiers qui est menacé.
Déplafonnement des taxes
 
Depuis trois ans le gouvernement, par sa politique, a laminé ce secteur, avec la baisse continue du budget du sport, la suppression du CNDS (centre national pour le développement du sport), la liquidation des emplois aidés ou l’absence de compensation des aides attribuées via la réserve parlementaire. Ce sont des acteurs exsangues qui vont devoir affronter une crise d’une ampleur inédite.
 
Alors que l’on entre dans l’examen du Projet de loi de finances, le temps est venu de changer de politique. Les propositions existent. Nous les avons mis sur la table depuis des années et répétées en juin : doublement du fonds de soutien aux petites structures pour le porter à 100 millions d’euros, mise en place d’une chèque-sport d’un montant de 100 euros pour aider les familles victimes de la crise à ne pas renoncer à inscrire leurs enfants au sport (proposition Juanico-Lozach), facilitation du recours au mécénat sportif, etc.
 
Le financement de ces mesures ne passerait pas par une augmentation de la fiscalité mais serait assuré par le déplafonnement des taxes affectées au sport et la renationalisation provisoire de la Française des jeux. Au total, mise bout à bout, ces mesures pourraient rapporter 240 millions d’euros et assurer un financement soutenable et durable.
 
Il est temps d’agir. La France, qui doit accueillir les Jeux olympiques de Paris dans moins de quatre ans, ne peut pas laisser disparaître le sport pour toutes et tous, le sport associatif de proximité, le sport amateur.

Par Régis Juanico, député Génération·s de la Loire , Corinne Narassiguin, Secrétaire à la coordination du Parti socialiste , Pierre Rondeau , économiste du sport, codirecteur de l’Observatoire du sport à la Fondation Jean-Jaurès , Richard Bouigue, codirecteur de l’Observatoire du sport à la Fondation Jean-Jaurès , Anne-Marie Heugas, vice-présidente EELV en charge des sports à l'ETP Est Ensemble Grand Paris , Jean-Jacques Lozach, sénateur PS de la Creuse et Emmanuelle Bonnet Ouladj, coprésidente de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT)
 

FÉLICITATIONS A STÉPHANIE

Stéphanie Frappart a été désignée pour arbitrer le choc de la 6e journée de Ligue 1 entre l'OL et l'OM.
 
La rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche, qui fera office d'affiche de la sixième journée de Ligue 1, sera arbitrée par Stéphanie Frappart. Ce sera le 16e match où elle officiera en tant qu'arbitre central au sein de l'élite.
 
Stéphanie Frappart avait aussi arbitré la finale de la Supercoupe d'Europe 2019 entre Liverpool et Chelsea et la finale de la Coupe du monde féminine la même année.