EDITORIAL DE NOVEMBRE 2018

Le dernier trimestre 2018 est marqué par une profonde réforme de l’organisation du sport Français.
Le dernier discours de Madame la Ministre fait un excellent point que je partage avec  vous.
 
Patrick VAJDA
Président de l’AFCAM
 
Discours de la Ministre au rassemblement des staffs olympiques à OPIO
 
Cher Denis, cher Ghani, cher Jean-Philippe, cher Claude, cher Michel Vion, cher toutes et tous, je vous remercie de m’avoir invitée à ce rassemblement des staffs olympiques à OPIO.
 
Je sais que ce type de rassemblement est essentiel pour vous, il l’est pour moi aussi. Pour entretenir l’esprit de réussite qui vous habite, cet état d’esprit indispensable pour être au rendez-vous des grandes échéances sportives ...
Aujourd’hui, je suis venue vous porter un discours d’unité.
La principale échéance sportive à venir, c’est tout d’abord Tokyo.
Je remercie Michel Vion pour son engagement en tant que chef de mission, un engagement que je salue. Je sais qu’il veille à ce que cette préparation s’effectue dans les meilleures conditions.
Plusieurs défis nous attendent.
Avec plus de disciplines, et autant d’athlètes, il va falloir nous montrer encore plus exigeants dans les sélections et l’accompagnement de nos sportifs pour qu’ils franchissent cette première marche vers l’excellence avec sérénité et ambition. La France sera également attendue sur les nouveaux sports : le karaté, le surf, l’escalade, le skateboard et le baseball-softball. Pour ces sports, il va nous falloir circonscrire précisément nos ambitions. Montrer aussi la plus value d’être choisis pour figurer au programme des Jeux de Paris.
Nos résultats paralympiques seront scrutés ; il faut pouvoir amorcer leur redressement notamment dans les sports pour lesquels la délégation a été attribuée aux fédérations unisports.
Tokyo est la prochaine échéance sportive qu’il nous faudra conjuguer du mieux possible avec l’évolution de notre modèle et dans le respect de tous.
Après Rio, nous avons fait le constat que notre système d’organisation du sport de haut niveau était performant, mais qu’il convenait d’améliorer l’accès vers la plus haute marche du podium. Un nombre record de médailles aux jeux olympiques (42 à Rio contre 34 à Londres) mais nous avons terminé à la septième place avec 10 médailles d’or contre 15 médailles d’or à Atlanta où la France avait été classée 5ème. Il nous faut désormais « transformer le bronze et l’argent en or.
Je le disais à vos présidents vendredi : notre système d’organisation du sport de haut niveau est performant, mais la haute performance, qui se fabrique sur la base de facteurs humains dans la cellule de performance entre l’athlète et son entraîneur, n’est pas suffisamment aidée.
J’ai confié cette mission à Claude Onesta qui devra veiller à ce que les athlètes, les femmes et les hommes en charge de la performance soient parfaitement suivis et accompagnés.
Je connais trop bien les difficultés et les aléas liés à la construction de la performance pour ne pas faire de pronostics ou vous assigner d’objectifs irréalistes. Mon rôle, c’est surtout de vous garantir les meilleures conditions pour réussir les challenges que vous vous êtes fixés.
Et à ce titre, je vais vous parler du budget. Celui-ci est bon pour 2019 avec 55 millions d’euros de mesures nouvelles dont 25 millions d’euros de plus pour la haute performance par rapport à 2018. Je vous demande de relayer ce message auprès des athlètes. Lorsqu’ils disent que le budget baisse, ils comparent des sommes qui ne sont pas comparables puisqu’ils comptent les lignes trop dotées, et abaissées en 2019 car elles étaient dédiées aux versements à la sécurité sociale. Je l’ai expliqué à maintes reprises. Ce qui compte, ce n’est pas combien on vous donne facialement, mais combien vous allez dépenser réellement. Et c’est donc bien 25 millions de plus par rapport à 2018 qui pourront être consacrés au haut niveau et à la haute performance.
Je souhaite aussi aborder la question du statut des CTS. Le sport français, ministère, collectivités territoriales, fédérations, doivent aujourd’hui aligner leurs ressources humaines aux besoins d’un modèle qui garantisse la qualité de la haute performance et la recherche d’un développement coordonné du sport. Sachez, et soyez rassurés, j’avancerai avec vous sur ce sujet, dans le respect de vos métiers, de votre expertise et de vos aspirations.
J’ai également obtenu le feu vert du Premier ministre pour créer l’agence unique d’appui, de financement et d’évaluation du sport.
En son sein, la mission Perf 24, qui d’ailleurs ne pourra pas s’appeler ainsi pour des raisons liées aux droits du COJO, est responsable pour :
. élaborer une stratégie de mise en œuvre des objectifs nationaux concernant le haut niveau et la haute performance sportive, en particulier dans les disciplines olympiques et paralympiques ;
. accompagner financièrement et opérationnellement les fédérations, les équipes techniques et les athlètes dans le cadre de ces objectifs stratégiques ;
. produire des connaissances à forte valeur ajoutée dans les domaines de la performance et de l’intelligence sportives.
L’agence sera également compétente en matière de performance paralympique. Je souhaite m’engager particulièrement dans ce domaine et j’ai d’ailleurs nommé Charles Rozoy à mon cabinet pour suivre exclusivement le développement du handisport et l’organisation paralympique.
Mais, je voudrais aussi m’attarder sur l’impact de l’agence sur le positionnement et les missions de l’INSEP.
L’agence va constituer l’acteur de référence de la haute performance sportive car elle va nous montrer le cap ; elle va définir et proposer à ses parties prenantes (l’Etat, les collectivités, le CNOSF, et le CPSF) :
. une « stratégie » olympique et paralympique (quelles disciplines ? quels athlètes ?),
 . un modèle d’engagement des moyens dédiés au haut niveau et à la haute performance
. des programmes d’actions pour coordonner les acteurs et en assurer la mise en œuvre.
 
Elle évaluera les besoins et l’action des fédérations sportives, des athlètes et de leurs encadrants, d’une part, via le levier du financement des fédérations et, d’autre part, en intervenant lorsque nécessaire pour apporter des réponses sur-mesure à la cellule de performance entraineur-entrainé. 
L’agence n’a pas vocation à se substituer aux structures intervenant auprès des pôles, des athlètes et des encadrants. Elle a vocation à les accompagner.
Enfin, dans cette nouvelle configuration, une importance particulière sera accordée à la recherche. Je salue ici la présence des membres des laboratoires de l’INSEP (SEP et IRMES). Ceux-ci œuvrent pour l’accompagnement scientifique des fédérations sportives et animent le réseau national des laboratoires qui s’intéressent et s’investissent pour le sport de haut niveau. Je souhaite que pour nous positionner résolument vers 2024, nous puissions en relation avec les besoins des fédérations nous doter de données scientifiques encore plus larges.
L’expertise et le rôle d’accompagnement de l’INSEP sur le champ du haut niveau sont confortés par la création de l’agence. L’INSEP demeure plus que jamais le centre d’excellence de la performance sportive, tête de réseau et animateur des établissements du réseau Grand INSEP. La création de l’agence conduira l’INSEP à se renforcer sur son rôle central d’opérateur de la performance pour proposer des accompagnements sur mesure. Ainsi :
 .l’INSEP a vocation à approfondir ses missions quant à l’accompagnement quotidien des fédérations, des pôles, des athlètes et des encadrants,
 
. ses missions nationales, dont la recherche et l’animation du réseau du grand INSEP sont bien évidemment maintenues.
 
Dans ce nouvel éco-système, l’agence donnera un avis à la direction des sports concernant la désignation des DTN, les disciplines de haut niveau, les sélections des sportifs de haut niveau, entraîneurs et arbitres…
Mais, nous savons que ces organisations ne sont rien sans les Femmes et les Hommes et la façon dont ils exercent leurs pouvoirs.
L’état d’esprit que nous devons tout avoir, c’est de nous mettre au service des athlètes et de leur réussite. Dans le respect bien sûr des attributions de chacun.
Claude Onesta sera manager général. Je tiens à ce terme de manager peut-être parce qu’il est historiquement issu du monde sportif, mais surtout parce qu’il symbolise ce que j’ambitionne : un leader à la tête d’un collectif œuvrant pour produire de l’intelligence et de l’exigence collective, et responsable d’une éthique d’action.
Lors de la réunion des présidents de fédérations, ceux-ci m’ont demandé ce qui garantirait l’équité de traitement entre les fédérations dans le cadre de la nouvelle structure. Je veux revenir sur cette question qui est essentielle. L’équité, c’est la mission de la nouvelle agence. C’est donc la mission du manager général de la haute performance. 
Je fais confiance à Claude pour appliquer une équité de traitement. Mon bureau ne sera pas l’échappatoire aux décisions prises. Je ne veux pas non plus que mon cabinet exerce une régulation au quotidien entre l’agence et vous.
Chacun son métier.
Ça ne veut pas dire que je me désintéresserai des sujets du haut niveau et de la haute performance. Je serai donc particulièrement attachée à la méthode. Celle-ci devra reposer sur la transparence, la bienveillance et l’exigence.
Cher Ghani, je serai attentive à ce que l’INSEP et les établissements du Grand INSEP occupent toute leur place dans ce nouveau dispositif, pour l’accompagnement des athlètes qu’ils accueillent. 
Nos structures sont enfin sur le point de s’aligner au profit des athlètes. Leur réussite doit être notre seule « boussole ». Je vous demande donc de tenir ce cap parce que notre réussite en dépend.
Comptez sur ma mobilisation de tous les instants à vos côtés et aux côtés des athlètes pour Mieux Faire Ensemble. 
Je vous remercie.

AG AFCAM 2018 - Vendredi 22 MARS 2019

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