ÉDITO 2 DE MARS PAR PATRICK VAJDA

L’AFCAM craint, depuis le début de la crise, une perte grave en ligne du nombre de juges et d’arbitres ; l’article de l’Yonne républicain nous montre bien que la situation est grave et qu’elle risque de s’aggraver encore. Les arbitres qui s’expriment sont des arbitres expérimentés, qu’en est-il des jeunes. Ceux là ont perdu une année pleine, voire deux années pleines, ce qui signifie que le manque d’arbitres ou juges va se faire sentir d’une manière dramatique dans les années qui viennent…. Mais cette perte risque d’être proportionnelle au nombre de pratiquants que la pandémie nous fait perdre, (faut¬-il rappeler que l’on parle de 30% de licenciés en moins !), et cela est encore plus grave non seulement pour la pratique sportive mais aussi et surtout pour l’état de santé des jeunes générations.

Patrick VAJDA
Président de l’AFCAM

La crise sanitaire va-t-elle inciter les arbitres de l'Yonne à dire "stop" ?
 
Alors que la plupart des arbitres icaunais sont à l'arrêt en cette période, plusieurs sont ceux qui officient en football, basket ou encore rugby, et ont songé à raccrocher le sifflet.

L'arrêt des compétitions n'est pas simple pour les acteurs du monde sportif. Les arbitres, eux aussi, souffrent de ce manque de compétition qui les prive de leur passion. Fonction solitaire par nature, il apparaît de plus en plus difficile pour ces officiels de se projeter. Au point de songer à arrêter leur carrière ? Réponse avec quatre témoins icaunais.

Hakim Malki (football)
"Oui, je me suis posé la question. Et je ne suis pas le seul. On en parle avec les collègues. Déjà qu’il manque d’arbitres, on se demande quand ça va repartir s’il n’y aura pas une pénurie d'officiels. Mais la passion nous retient. Personnellement ça fait 25 ans que j’arbitre, je ne vais pas m’arrêter à cause de ce virus. Je préfère arrêter ma carrière sur une bonne note."

Djamal Messaoudi (football)
"J'y ai pensé. Mais un copain qui est également arbitre m’a proposé que l’on s’entraîne ensemble. Dès qu’on a repris, ça nous a donné une motivation. Et puis je n’ai pas envie d’arrêter ma carrière d’arbitre sur ça. C’est important pour moi de retrouver du plaisir au contact des clubs."

Je me demande si, lorsque je partais partout, je ne passais pas à côté de l’essentiel. Ça me fait réfléchir sur la suite.

Julien Prignot (rugby)
"Même moi qui ai eu le plaisir d'arbitrer pendant cette période, je me pose la question. Aujourd’hui tous les dimanches, je passe du temps avec ma famille, j’axe ma vie différemment. Je me demande si, lorsque je partais partout, je ne passais pas à côté de l’essentiel. Ça me fait réfléchir sur la suite. La question pour septembre, je me la pose. Et je n’ai pas la réponse. Le problème, c'est que quand on est dedans, on ne prend pas le temps de réfléchir. Et la plupart du temps on a connu que ça. Ma vie a toujours été rythmée par le rugby. À 38 ans, je me dis, est-ce que c’est pas bon de vivre chez soi ?"

Cyril Roualet (basket)
"Non, ça ne m'a pas traversé l'esprit. Si je dois arrêter quelque chose, ce serait peut-être plus d’autres activités liées au basket et à mes fonctions au comité départemental, mais pas l’arbitrage. J’ai envie de retourner sur les terrains dès que ce sera possible."
 
 

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Directeur de publication : Patrick VAJDA, Président de l'AFCAM,
Maison du Sport Français, 1 Avenue Pierre de Coubertin, 75640 PARIS Cedex 13

Webmaster : Gilles DUMONT  / contact@arbitre-afcam.org