EDITORIAL DE JUILLET 2017 par Patrick VAJDA

Le 13 Juillet 2017 s’est éteint à Antibes à l’âge de 84 ans, l’un des plus grands arbitres de Tennis de notre planète : Jacques DORFMANN.


Il fut l’arbitre de la finale Noah/Wilander et aimait à répéter qu’il était le dernier arbitre à avoir vu un Français gagner à Roland-Garros.


Il était devenu arbitre en 1954 : "J'étais un joueur maladroit. Le ticket d'entrée à Roland-Garros était cher. Alors pour vivre les émotions de la petite balle jaune, je suis devenu arbitre". Il écrivait cela dans son second livre « libre arbitre » publié en 1989. Mais auparavant il avait publié un premier livre « fenêtres sur courts ».

 

Jacques DORFMANN fut l’arbitre de plus de 15 000 matches durant sa carrière, ce chiffre est certainement un record pour les arbitres amateurs.

Il disait de lui qu’il était l’un des plus mauvais joueurs de Tennis de Paris et ajoutait : « Tous les arbitres sont des joueurs de tennis ratés ! ».

 

Bien que maladroit dans la plupart des sports qu'il avait essayés, Jacques DORFMANN fut un passionné de tous les sports. « Je me rendais au Parc des Princes pour le football, au vélodrome, à Rolland Garros, et cela commençait un peu à grever mon budget d'étudiant », expliquait-il. C'est alors qu'un ami l'a encouragé à devenir arbitre à Roland Garros. « A l'époque, la plupart des arbitres étaient des retraités. Alors quand j'ai postulé pour devenir arbitre, c'était du pain bénit pour les organisateurs, j'ai rajeuni la moyenne d'âge d'un seul coup ! », se souvient Jacques DORFMANN.


C'est ainsi qu'il devient arbitre pour la première fois en 1954, et « sans passer aucun examen ». Un bon moyen pour ce jeune homme de 21 ans, à l'époque, « de ne pas payer ma place ».

 

Au début des années 60, le Tennis Club du Touquet, va faire appel à Jacques DORFMANN comme juge-arbitre titulaire. « Au départ j'étais dans mes petits souliers parce que je n'avais jamais été titulaire » ; et puis on me disait « tu sais avec les gens des Flandres il faut être adopté ». Le moins que l'on puisse dire c'est que Jacques DORFMANN fut adopté. Il a effectué 11 saisons dans la station de 1963 à 1973. Et il y a eu « la boulimie des tournois » : « Je me demandais sans cesse qu'est-ce que je pourrais inventer pour faire connaître le Touquet », se souvenait-il. Car, dans les années 60, la station balnéaire privilégiée pour le tennis c'était la Baule, et Jacques DORFMANN a tout fait pour convaincre les Parisiens que la situation du Touquet était tout aussi privilégiée.

 

C’est grâce au Touquet que Jacques DORFMANN a créé toute une série de tournois permettant d'accueillir des épreuves prestigieuses. Parmi elles, la coupe Annie Soisbault, et la coupe Jean Becker rebaptisée coupe Borotra pour devenir la fameuse Junior Davis Cup. Jacques DORFMANN est un peu « le papa de cette coupe ». Et grâce à ces épreuves, il y a eu beaucoup de grands joueurs qui ont foulé les courts du Touquet : Martina Navratilova, Sue Barker, Mats Wilander, Björn Borg, etc. Mais ce n'était pas la seule fierté de Jacques DORFMANN. L'ancien juge-arbitre revendiquait d'avoir « créé des épreuves tant pour les joueurs professionnels que pour les touristes au niveau moyen ». Et après 11 saisons intenses passées à « respirer Touquet toute l'année », Jacques DORFMANN quittait le club pour  consacrer entièrement à Roland Garros où il devient juge-arbitre fin 1974. « Mais j'ai fait bien d'autres coupes que Roland Garros », ajoutait Jacques DORFMANN, « tout le monde m'en parle mais j'ai arbitré des tournois sur plusieurs continents ».

 

Le tennis dans la peau


John McEnroe doit sa première participation au tournoi de Roland-Garros à Jacques DORFMANN. En 1977, le juge-arbitre décide d'inscrire le junior américain au dernier moment, suivant les recommandations enthousiastes de Patrice Dominguez et de Jean-Paul Loth, qui comptaient alors parmi les rares Français à l'avoir vu jouer.


"Les inscriptions étaient closes à ce moment-là, mais je peux maintenant l'avouer - il y a prescription: j'ai antidaté l'engagement de McEnroe". Une petite entaille au règlement qui a eu une grosse répercussion: John McEnroe a lancé sa carrière quelques jours plus tard en remportant l'épreuve juniors.


Il sera juge-arbitre à Roland Garros jusqu'en 1988, année où il arbitrera le match Leconte-Wilander. Sa fin de carrière, Jacques DORFMANN la doit, entre autres, à un désaccord sur les nouveaux modes d'organisation. « En 1987, à Bercy, un supérieur a cassé ma décision. J'ai accepté de me soumettre à la règle mais je leur ai dit que dans ce cas j'allais parler ». Jacques DORFMANN publie alors « Libre arbitre ». « Là j'avais signé mon arrêt de mort .»


Jacques DORFMANN disait être tombé dans la « marmite Tennis » il y a presque 65 ans ; qu’il repose en paix au milieu des petites balles jaunes

Patrick VAJDA, avec l’aide Elise LECLERCQ du « Phare Dunkerquois »

 

EDITORIAL d’OCTOBRE 2016 par Patrick VAJDA

Bonjour à tous,

 

Cet éditorial d’octobre sera factuel avec deux faits importants et un coup de gueule.

 

Coup de gueule : Si c’est avec plaisir que tous les ans nous accueillons les journées de l’arbitrage de La Poste, nous sommes en total désaccord avec les informations inexactes qui circulent autour de ces journées : il y a en France 225 000 arbitres et juges sportifs, et non 58 000 arbitres comme La Poste tend à le faire croire. 58 000 ne représentent que quatre sports, les quatre dont les corps arbitraux sont sponsorisés par La Poste ! Or au CNOSF il n’y a pas quatre fédérations mais environ une centaine et à l’AFCAM aussi !!

 

Premier fait : le budget 2017 de l’Etat est en cours de discussion au Parlement, dans celui des sports, et conformément à la promesse de notre Secrétaire d’Etat, il n’est pas fait mention d’un quelconque changement dans la loi de 2006 concernant le statut fiscal et social de l’arbitre et du juge. Les exemptions allant jusqu’à 14,5% du Plafond annuel de la Sécurité Social s’appliquerons en 2017 sur un montant maximum de 5 688 Euros.

 

Deuxième fait : Le Sénat examine en ce moment une proposition de loi visant « à préserver l’éthique du sport, à renforcer la régulation et la transparence du sport professionnel et à améliorer la compétitivité des clubs. Dans son article 8 ce texte permettrait aux fédérations de recruter les arbitres sous un statut de salariés tout en préservant leur indépendance fonctionnelle. L’AFCAM, consultée sur ce point, avait émis un avis favorable sous la réserve absolue de conserver la notion d’indépendance, indispensable à la fonction. Mais nous avions également demandé que le texte de la loi du 23 Octobre 2006 reste en vigueur pour ceux qui préféreraient le statut de travailleur indépendant. La proposition de loi ouvrira donc « la possibilité pour les arbitres professionnels salariés de disposer d’un contrat de travail adapté sans remettre en cause leur indépendance qui reste garantie » (rapport du Sénateur Dominique Bailly, 12/10/2016)

 

Comme vous pouvez le voir le mois d’Octobre reste comme chaque année un mois bien rempli.

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

president.afcam@orange.fr
 

EDITORIAL DE SEPTEMBRE 2016 par Patrick VAJDA

Benjamin Jeannot risque six mois de suspension

 

Expulsé par l'arbitre après l'avoir bousculé lors de Lorient-Bastia samedi (0-3), l'attaquant lorientais Benjamin Jeannot risque jusqu'à six mois de suspension.

 

Benjamin Jeannot a bousculé l'arbitre de la renconre, M. Delerue, lors de Lorient-Bastia samedi (0-3). (V. Michel/L'Equipe)

 

Le cas Benjamin Jeannot, qui a bousculé Amaury Delerue, l'arbitre de Lorient-Bastia (samedi, 0-3), s'annonce complexe. Selon le règlement disciplinaire et le barème des sanctions de la FFF, l'article 1.11 «bousculade volontaire - tentative de coup(s)» précise que «le joueur risque 6 mois de suspension ferme dont le match automatique». Dans les faits, les sanctions infligées aux joueurs ayant été dans la même situation ne sont pas uniformes. La commission de discipline se prononcera plus ou moins sévèrement en fonction du rapport établi par M. Delerue.

 

En lisant cet article il y a une semaine je pensais que la saison  commençais mal !

 

Aujourd’hui je découvre que le sélectionneur Australien (qui venait de perdre en Rugby contre la Nouvelle Zélande) s’en prend à Romain Poite, une des meilleurs arbitres au monde, et lui attribue sa défaite !

 

Et bien j’insiste la saison commence bien mal. L’exemple donné à nos jeunes pratiquants est véritablement indigne en ce début de saison.

 

 

La bousculade dont a été victime Amaury Delerue est particulièrement inadmissible car elle fait figure d’exemple… et de mauvais exemple bien sûr. Ce que des joueurs professionnels font sur une pelouse est scruté à la loupe par tous et particulièrement par ceux qui ont envie de mettre le désordre et la violence sur nos terrains et stades. A tous les niveaux de la compétition et quel que soit le sport, le respect de l’arbitre doit rester un élément fondamental de la pratique sportive, oublier cela c’est prendre le risque de mettre le feu sur les terrains de sport, alors même qu’en ce début de saison le calme devrait régner.

 

 

Et comme le disent ceux qui se moquent des arbitres « ya pas mort d’homme » ! Certes mais en commençant la saison ainsi le sport prend de sérieux risques, il serait temps de prendre les mesures et les sanctions qui s’imposent pour qu’il n’y ait jamais mort d’homme et jamais ce genre de bousculade.

 


Patrick VAJDA

Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL D'AOUT SPECIAL RIO (Billet d’ humeur du 15 Aout !) par Patrick VAJDA

Et le respect Bordel…!! (L’Equipe du 14 Aout)

 

Il s’agit d’un article publié dans l’Equipe, signé Laurent Campiston que je vous invite à lire.

 

Je vous en livre la conclusion :

 

L’argent le cœur du problème  selon Didier Mené, Président de la commission centrale des arbitres de la FFR : «Tous ceux qui critiquent les arbitres l’évoquent. C’est assez troublant. Ils disent qu’il faudrait les payer plus (les arbitres) pour leur donner les moyens d’être meilleurs. En fait, ils essaient de nous faire croire qu’ils veulent nous aider avec ce même argent qui est en train de les tuer. Mais nous, on ne veut pas mourir ! Au contraire on veut être les gardiens de ce qui reste comme éthique et valeurs dans ce sport. Et pour ça, il ne faut surtout pas que l’argent envahisse l’arbitrage. C’est un combat existentiel »

 

En cette période estivale, et en plein Jeux Olympiques, ces paroles et cet article sont certainement un peu passés inaperçus, dommage ! L’argent envahit le sport et conduit à des excès, menés, parfois (souvent ?), par les Etats et leurs gouvernants, il serait bon comme le dit Didier Mené, d’épargner l’arbitrage. Mais est-il encore temps ? Permettez-moi d’en douter. J’ai longtemps milité pour renforcer l’autorité des fédérations internationales sur l’arbitrage et le choix des arbitres lors des plus grandes épreuves planétaires.


Or aujourd’hui la nomination des arbitres, si elle reste encore un peu technique, est devenue un incroyable argument électoral pour les Présidents de FI. Mea culpa ; mais qui l’aurait cru ?

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL D'AOUT 2016 un complément

A la suite de mon éditorial spécial Rio d’Aout 2016, dans lequel je reprenais un article de l’Equipe rapportant la position de Didier Mené (FFR), nombre d’entre vous ont souhaité lire l’article en son entier. Le voici donc.


Patrick VAJDA

Président de l'AFCAM


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EDITORIAL D'AOUT 2016 PAR PATRICK VAJDA

Destiné à ceux qui vont à RIO


Mon activité professionnelle me permet de vous donner quelques conseils extrêmement basiques qu’il est prudent de respecter durant votre séjour à RIO.

Bons Jeux Olympiques à tous ! Et plus particulièrement aux 64 sélectionnés arbitres et juges Français.

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM


1/ Aucune complaisance à l’égard de votre sécurité !

 

2/ Mettez vos papiers d’identité en sécurité et ne circulez en ville qu’avec une photocopie (sauf si vous devez prendre l’avion)

 

3/ Si vous avez besoin d’argent en cash et que vous allez vous servir dans un distributeur, n’y allez pas seul, vérifiez l’environnement immédiat, et surtout ne le faites que durant les heures d’ouverture de la banque où vous vous servez.

 

4/ La fraude à la carte de crédit est un problème grave au Brésil ! Prévenez votre banque que vous êtes au Brésil et surtout ayez sur vous les numéros de téléphone indispensables en cas de perte ou de vol de votre carte, ainsi qu’une photocopie de votre carte de crédit.

 

5/ En terme de vêtements et de bijoux le « low profile » est indispensable : vêtements neutres hors des « pratiques olympiques » et surtout aucun bijou ostensiblement porté ; éviter de vous promener avec votre PC (ou son sac) ou avec des téléphones sophistiqués trop visibles.

 

6/ Utiliser le coffres de votre chambre ou celui de l’hôtel lorsque vous été hors de votre chambre pour vos objets de valeur, y compris pour votre PC et surtout votre passeport

 

7/ Circuler en groupe et éviter de marcher la nuit dans les rues

 

8/ Attention le piéton n’est pas prioritaire dans les rues du Brésil, soyez très vigilant en traversant les rues, respectez la signalisation et même lorsque vous la respectez, restez vigilant !

 

10/ Utilisez que des taxis officiels

 

11/ Lorsque vous êtes en voiture ou en taxi, circulez fenêtres fermés et portes verrouillées ; bien sûr ne rien laisser de visible sur les banquettes y compris lorsque vous êtes à l’intérieur du véhicule

 

12/ Méfiez-vous du « boa noite Cinderela », « bonne nuit cendrillon », un étranger vous offre à boire, ou bien vous laissez trainer une cannette déjà ouverte….. et vous vous endormez ! Ne pas laisser trainer de boissons ouvertes et ne rien accepter de personne que vous ne connaissez pas.

 

13/ Si vous êtes la cible d’une attaque criminelle, surtout ne résistez pas ! Ceux qui ont tenté de résister ne sont plus là pour témoigner

 

(d’après SOS International)

 

EDITORIAL DE JUILLET 2016 PAR PATRICK VAJDA

Cet éditorial écrit le 14 Juillet vers 18 h se devait d’être revu et corrigé après le lâche attentat de Nice.

 

L’AFCAM et les 225 000 arbitres et Juges sportif français sont atterrés par de tels événements malheureusement de plus en plus récurrents. C’est avec compassion et tristesse que nous pensons aux victimes et aux familles touchées par ce drame.

 

Nous sommes entourés par des ennemis de la Liberté fous de Dieu ou fous tout court, mais nous ne devons pas nous laisser abattre par tous ceux qui refusent le pouvoir de la Liberté. Car celle-ci triomphera toujours contre toute forme d’obscurantisme ou de nihilisme. Il ne peut en être autrement, et nous continuerons à nous battre pour qu’il en soit ainsi.

 

L’unité des Français et de la quasi-totalité du monde contre ces actes de barbarie montre bien notre force. Elle contraste étrangement avec certaines positions de nos politiques qui veulent capitaliser des pourcentages de voix en ces journées de deuil. Etrange et affligeant !

 

Patrick Vajda

 

 

Cet édito reprend des extraits du discours fait par le Président de l’AFCAM lors du congrès national des arbitres de Rugby organisé à Agen par le Comité Périgord Agenais de la FFR.

 

« On ne peut pas, en ce début Juillet 2016, lors du Congrès des arbitres de la FFR, ne pas commencer par de très sincères félicitations à l’intention de nos quatre représentants lors de la Coupe du Monde 2015 : « well done » comme ont dit les journalistes britanniques.

 

Un grand merci au Comité Périgord Agenais, à Didier Méné, à Joel Dumé, et à Jean-Christophe Gastou pour cette invitation à participer à vos travaux, c’est toujours un grand plaisir que d’être parmi vous et de vous écouter.

 

Respect, Passion, Argent

 

Respect et passion sont sans doute les deux mots principaux qui devraient caractériser votre activité arbitrale ; se conjuguent-ils correctement avec professionnalisation et argent ? Sujet à la mode s’il en est, mais réponse difficile.

 

Il est important me semble-t-il de ne pas se tromper de combat ! En termes de temps passé, l’arbitrage est devenu un métier. Peut-on aujourd’hui avoir deux métiers : le sien et l’arbitrage ? Alors même que l’on arbitre aux quatre coins de l’hexagone ou d’Europe trois fois par semaine, que l’on doit s’entrainer, voyager, visionner, apprendre …..

 

Mais si la réponse semble évidente, le rôle de l’AFCAM c’est aussi de protéger les siens et de penser à leur avenir.

 

Je fus extrêmement surpris lors de mon passage dans une fédération nationale il y a peu de voir la jeunesse (mais aussi les énormes qualités) des candidats à l’arbitrage professionnel : ils avaient entre 20 et 30 ans et à la question que ferez-vous après la plupart ne savaient pas répondre.

 

Je pose la question : peut-on raisonnablement croire qu’arbitrer est un métier ? Un métier d’avenir ? Répondre oui à cette question c’est croire que l’on est éternel ! C’est oublier l’Avenir, son Avenir, VOTRE AVENIR.

 

Nombreux sont ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur la professionnalisation de l’arbitrage sportif. Notre Ministre avait mis en place « une grande conférence » sur la professionnalisation sur le plan global du sport. La question de l’arbitre et du juge sportif y fut abordée avec parcimonie (car elle est fort complexe) et le Ministre réfléchit à un nouveau texte à soumettre au Parlement. Mais faire cela pour une poignée d’arbitres et juges (moins de 500 à l’horizon 2020) c’est oublier que la loi de 2006 existe et qu’elle protège 225 000 arbitres et juges. Créer un nouveau texte c’est remettre en cause la loi de 2006 devant un Parlement toujours à la recherche d’économies chez « les autres ».

 

Concernant le haut niveau, le combat de l’AFCAM et le mien c’est d’abord d’aligner le statut de l’arbitre et du juge de haut niveau sur celui de l’athlète de HN. Cela se fait, par petites touches, nous ne sommes pas sur une autoroute, mais plutôt sur une départementale sinueuse qui allonge le temps de trajet…. Néanmoins, l’extension des contrats d’insertion professionnelle (CIP) aux arbitres est un premier pas qui ouvre la porte vers une professionnalisation intelligente combinant arbitrage et expérience professionnelle.

 

Vous l’avez peut-être vu, durant l’EURO, le mot respect apparaissait régulièrement dans les stades et sur nos écrans de télévision.


Enfin !


Je souhaite, comme l’a dit il y a quelques heures le Président de la FFR, Pierre Camou, que ce mot soit le fondement même de l’arbitrage sportif : RESPECT des autres, RESPECT de la décision, RESPECT de l’Arbitre. Vous demeurez un des rares sports ou ce mot à un véritable sens. Alors continuez à lui donner du sens pour longtemps encore !

 

Respect, Passion, Argent, ces trois mots peuvent-ils réellement cohabiter ? Je livre cette question à votre libre-arbitre ! »

 

Dans son discours de clôture du Congrès des arbitres de la FFR, Didier Méné Président de la CCA, s’est interrogé à plusieurs reprises sur le sujet de la professionnalisation : conserver une activité professionnelle et donc avoir une activité professionnelle est certainement le meilleur moyen de conserver son indépendance économique, de ne pas vivre avec le perpétuel stress de sa survie après la carrière arbitrale, ou celui de l’accident physique. C’est aussi éviter de niveler par le bas le niveau intellectuel de nos arbitres. NON à une professionnalisation sans avenir ; OUI à la recherche de solutions vers un aménagement du temps de travail. Et paraphrasant le Chef de l’Etat, il concluait par ces mots : Mon véritable ennemi à moi c’est l’argent dans l’arbitrage, « mon ennemi c’est la Finance » !

 

Patrick Vajda

 Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL DE JUIN 2016 PAR PATRICK VAJDA

Désolé pour ce long silence du à un premier semestre 2016 particulièrement chargé !

 

Jugez-en !

 

# Un gros travail de récupération des données pour aboutir aujourd’hui à la connaissance du nom de tous les arbitres sélectionnés pour les Jeux Olympiques et Paralympique de RIO 2016, ils sont 60, et nous vous donnerons plus de détails prochainement sur chacun d’entre eux. L’AFCAM les recevra pour une réception amicale le 20 Juin, « J-45 ». Merci à Philippe Manassero pour ce travail de fourmi, couronné de succès

 

# La Grande Conférence sur la professionnalisation des arbitres, sujet intéressant s’il en est ! Ne nous trompons pas de combat, quand on arbitre trois fois par semaine aux quatre coins de la France ou de l’Europe, il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre que les arbitres de haut niveau ne pourrons pas longtemps continuer à avoir deux métiers : celui d’arbitre et un autre métier qui leur assure l’avenir et leur retraite ! Donc la professionnalisation est de toute évidence une certitude pour demain. Mais le rôle de l’AFCAM c’est aussi de protéger les siens et je vois mal comment un arbitre peut avoir des lendemains qui chantent alors même qu’il se retrouvera sur le marché du travail, sans formation parfois, sans expérience, vers 45 ou 50 ans. En ce qui me concerne ce n’est pas forcément le montant du salaire qui me parait important mais la garantie de l’Avenir, car il y a une vie après l’arbitrage.

 

Mais un second problème se profile : il semblerait que la Grande Conférence, à laquelle l’AFCAM ne fut point invitée à participer (mais elle fut néanmoins écoutée – et peut-être pas entendue-) a pris la décision de se diriger vers une position de salarié et non de profession indépendante (comme c’est le cas aujourd’hui) ce qui veut dire une modification de la loi de 23 Octobre 2006. Et c’est ce point que nous trouvons fort dangereux ; une modification de la loi entrainerait de facto une discussion sur notre avantage fiscal et social (avantage bien mérité)….. et je pense que ce n’est pas vraiment le moment ! Ainsi en ouvrant cette discussion on risque de mettre 220 000 juges et arbitres dans une situation inconfortable voire dangereuse pour l’avenir de l’arbitrage Français.

 

# Le statut de l’arbitre de haut niveau est encore aujourd’hui très éloigné de celui de l’athlète de haut niveau ; mais, et c’est avec plaisir que je le reconnais, nous progressons à petites touches, tel un tableau pointilliste, petits pas par petits pas nous devrions parvenir à un véritable parallélisme des formes. L’ouverture des CIP aux arbitres est un pas intéressant franchi en novembre 2015, mais il nous faut continuer cette action, un rendez-vous avec Madame la Directrice des Sports s’impose d’urgence.

 

# Je note avec tristesse la phrase suivante en provenance d’une ONG (WEDO) :« les femmes ont plus de pouvoir dans les espaces où le pouvoir est moindre », il s’agit là d’un triste constat malheureusement tout à fait valable dans l’arbitrage sportif ! D’ailleurs si on reprend les plan de féminisation de nos fédérations sportives on s’aperçoit que quasiment aucune d’entre elles ne parle des arbitres ou d’arbitrage. En un mot on réfléchit à une féminisation « tous azimuts » mais on oublie les juges et les arbitres….. Que dire ? Si ce n’est que cela est intolérable ! L’AFCAM et la FEMIX, fortement aidés par le Secretariat d’Etat aux sports, organiseront à la rentrée une conférence sur ce point en présence « de nos » sélectionnées olympiques. Par ailleurs le prochain Tronc Commun (Toulouse septembre 2016) ainsi d’ailleurs que les suivants seront et devront être paritaires et l’AFCAM prévoira des solutions afin que celles qui ont des charges familiales puissent néanmoins se libérer et donc participer à ce séminaire de formation.

 

# Philippe Manassero, Vice-Président délégué de l’AFCAM et moi-même sommes allés à Bruxelles pour rencontrer les autorités européennes. L’accueil reçu fut bien plus qu’excellent, et l’idée d’une association internationale des juges et arbitres sportifs nous est apparue comme une quasi obligation ! Car si la France est en avance sur pas mal de points, grâce en particulier à notre loi de 2006, nous nous devons de faire partager cette avance afin que les Etats et les fédérations internationales prennent mieux conscience de notre rôle d’acteur indispensable au jeu. A titre d’exemple, notre mission de service public est une avancée majeure qui n’existe que chez nous, pourquoi ne pas tenter de la généraliser au plan Européen afin que l’ensemble du corps arbitral soit mieux protégé et mieux respecté. Nous sommes en train de terminer l’écriture des statuts de cette nouvelle association et ne manquerons pas de vous tenir au courant.

 

Comme vous le voyez l’été s’annonce studieux, et Olympique pour certains de nos collègues, bien entendu nous restons à l’écoute de vos réactions


Patrick Vajda
Président de l’AFCAM
 

EDITORIAL DE FEVRIER 2016 PAR PATRICK VAJDA

Vous ne connaissez pas le Grand Cercle?

 

C’est un club d’Escrime comme il en existe plus de 700 en France tous affiliés à la Fédération Française d’Escrime…. Mais il a une particularité, celle d’être situé à San Francisco (Californie). Ainsi la FFE a, en son giron,  un club lointain, sur territoire Américain et ou quasiment tout le monde s’exprime en Français. D’ailleurs si vous allez sur le FaceBook du Grand Cercle, vous constaterez que tout ou presque y est écrit dans notre langue.

 

Mais ce n’est pas tout, ce club est très lié au Lycée Français de San Francisco, et il est dirigé de mains de Maitre par un enseignant francophone, bien sûr, architecte de haut niveau, et fou de sport et également complètement fondu d’escrime.

 

Devant me rendre aux USA pour raisons professionnelles, j’ai accepté l’invitation de cet architecte, afin de parler de l’AFCAM et de l’arbitrage devant les enfants du lycée Français de San Francisco.

 

Première surprise : ils sont entre 250 et 300 à venir m’écouter !

 

Deuxième surprise : ils sont tous jeunes (de la 6eme à la 4eme)

 

Troisième surprise : ils m’écoutent religieusement pendant 45mn

 

Quatrième surprise : au moment des questions c’est plus de 50 doigts qui se lèvent, et les questions tombent dans un Français plus que parfait.

 

Mes amis de SF ne le savaient pas mais en réalité ils ont essuyé les plâtres, avec un remarquable succès, de la campagne que nous désirons lancer, en France, dans nos écoles : parler des arbitre et des juges sportifs, de l’arbitrage en général, de la vidéo, du rôle des parents ou de la presse, de la passion qui nous anime etc…. Et bien je puis vous le dire, il faut continuer ce mouvement lancer sur territoire US, il faut l’amplifier, car les jeunes enfants sont plus que réceptifs et comprennent rapidement notre rôle, nos actions, et notre engagement. Ce genre d’expression publique est indispensable si l’on veut changer l’image de l’arbitre et du juge sportif. Il devient crucial de convaincre la Ministère de l’Education National de nous laisser entrer dans les écoles une à deux heures sur une année et de parler à ces jeunes et très jeunes pour leur montrer que nous ne sommes pas les vilains petits canards (je reste poli) tant décriés par les adultes.

 

Je sais que ce genre d’initiatives existe déjà mais il faut maintenant le généraliser pour améliorer notre image , certes, mais aussi pour améliorer notre sécurité dans le futur.

 

Un grand merci à Yves Ghiaï, cet architecte-enseignant d’escrime, et au Proviseur du Lycée Français de San Francisco, Philippe Legendre, qui m’ont accueilli d’une manière parfaite, amicale, et dans un esprit de parfaite coopération.

 

Merci encore à Yves de m’avoir fait entrer dans le Saint des Saints de la voile mondiale : Le Golden Gate Yacht Club, club support de Larry Ellison et de son bateau Oracle, dernier vainqueur de l’America’s Cup.

 

Aujourd’hui nous avons 300 enfants qui nous regardent d’un autre œil de l’autre côté de l’Atlantique, alors pour entretenir cette flamme et ses aspects bénéfiques, j’ai demandé à Yves Ghiaï de devenir l’Ambassadeur de l’AFCAM en Californie, et de représenter avec honneur et dignité nos actions et notre fonction d’arbitre ou de juge sportif si difficile à remplir. Il a accepté avec enthousiasme !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL DE JANVIER 2016 PAR PATRICK VAJDA

La France a connu une fin d’année terrible, et les Français, arbitres ou pas, ont vécu dans l’angoisse ces derniers mois.

 

Souhaitons que 2016 soit essentiellement l’année de la PAIX et de la fin de ces actes stériles et stupides qui endeuillent notre pays.

 

Souhaitons nous aussi une année calme sur les terrains de sport, même si sur ce point l’année commence déjà fort mal !

 

Le premier bureau de l’année 2016 s’est déroulé au Golf National grâce à l’initiative de la Fédération Française de Golf qui, d’une part, a souhaité recevoir notre bureau national et, d’autre part, a souhaité également signer la code de déontologie créée par l’AFCAM afin de rendre son application officielle.

 

Un grand merci à la FFG pour cette initiative qui fait d'elle la première signataire officielle de ce texte, nous souhaitons bien entendu multiplier la signature de ce texte dont les grandes lignes sont en cours d’adoption par le CIO. Nous pensons fermement que si les arbitres et juges sont les garants de la règle et qu’à ce titre ils sont des acteurs du jeu, se devant d’être irréprochables et de suivre une déontologie que nous avons résumé dans ce texte.

 

Mais l’année 2015 s’est également terminée par l’adoption par le Parlement de la loi sur les sportifs de haut niveau, qui incorpore un volet sur les arbitres et juges,  et qui ouvre à ceux-ci la possibilité d’être bénéficiaires d’une convention d’insertion professionnelle (CIP). Ainsi la route est ouverte vers une uniformisation des statuts des arbitres et des athlètes de haut niveau, sous le vocable sportif de haut niveau. Espérons que demain l’arbitre entrera dans ce statut et qu’ainsi nous trouverons plus aisément des solutions aux questions concernant la disponibilité des arbitres et juges sportifs.

 

Comme vous pouvez le voir 2016, année Olympique, est d’ores et déjà bien remplie, avec en point de mire une volonté d’entrer dans les écoles afin d’expliciter devant les plus jeunes le rôle citoyen de l’arbitre, son rôle éducatif, et son rôle dans le cadre du « vivre ensemble » dont nous avons tant besoin aujourd’hui.


Excellente année 2016 à tous

 

Patrick VAJDA

Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL DE DECEMBRE 2015 : LA CONVENTION D’INSERTION PROFESSIONNELLE S’APPLIQUE AUX ARBITRES DE HAUT NIVEAU

(loi 2015-1541 du 17 Novembre 2015 promulguée le 27 Novembre 2015)

 

Bien que l’on ne puisse toujours pas dire que les arbitres de haut niveau sont des sportifs de haut niveau (un arrêt du Conseil d’Etat l’ayant décidé) nous avançons lentement vers une unification des statuts. La loi sur la protection des sportifs de haut niveau vient d’étendre aux arbitres de HN la possibilité d’être bénéficiaires d’une CIP. Cela faisait 10 ans que l’AFCAM le souhaitait.

 

La convention d’insertion professionnelle est une annexe au contrat de travail (ce n’est donc pas le contrat de travail lui-même qui lui doit bien entendu toujours être présent et signé par les deux parties) qui a pour but de définir les modalités de travail et l’emploi du temps de l’arbitre de haut niveau bénéficiaire.

 

Rien n’interdit qu’à cette convention soit associée un contrat d’image, il fallait l’écrire même si pour les arbitres les contrats d’image sont rares.

 

S’agissant d’une annexe à un contrat de travail elle peut être ajoutée à un contrat existant, à un contrat nouveau, qu’il s’agisse d’un premier emploi ou non. Cette convention (employeur/arbitre) va donc définir les engagements de chacun :

 

-Pour l’arbitre : respecter les règles de l’entreprise et éventuellement la promouvoir.

 

-Pour l’entreprise : respecter l’aménagement du temps de travail tout en payant l’arbitre à plein temps

 

La CIP doit donc être distinguée du document additionnel liant l’entreprise et l’Etat. Pour l’Etat il s’agira de valoriser l’image de l’entreprise signataire et s’engager éventuellement sur le versement d’une subvention variable selon la taille de l’entreprise.

 

Cette convention n’est pas applicable aux Associations mais par contre elle peut s’appliquer sans réserve aux entreprises publiques, à l’administration , et bien entendu aux entreprises privées.

 

Pour l’AFCAM il s’agit d’un excellent début de solution vers la problématique de la disponibilité des arbitres de haut niveau, mais nous encourageons les arbitres de HN qui veulent en bénéficier à se montrer raisonnables sur la négociation de la durée du temps de travail. Il ne s’agit pas de demander un mi-temps payé plein temps mais d’obtenir en plus des congés légaux entre 22 et 30 Jours de congés supplémentaires par an augmentés éventuellement  de 5 à 10 jours supplémentaires pour la formation.

 

 

 

Patrick VAJDA

 

Président de l’AFCAM

 

Editorial de Décembre 2015 : UN TRES BEAU SUCCES

Le 8 juin 2015, l’Assemblée Nationale adoptait à l’unanimité la proposition de Loi déposée par Monsieur le Député Bruno LE ROUX (Cf également le rapport 2810 de Madame la Députée Brigitte BOURGUIGNON) concernant le statut du sportif de haut niveau.  Ce texte reprenait les grandes lignes du rapport que Monsieur le Professeur Jean-Pierre KARAQUILLO  avait  lui-même déposé sur le bureau du Secrétariat d’Etat aux Sports, le département ministériel de Monsieur Thierry BRAILLARD.

L’adoption de ce texte en première lecture est une très bonne et judicieuse décision pour nos compatriotes athlètes de haut niveau, les termes de son introduction « concourent au rayonnement de la nation » étant tout à fait pertinents. Néanmoins il contient une ambiguïté qu’il convient  de relever et qui vient d’être corrigée :

Lors des différentes consultations qui ont précédé la rédaction du rapport  KARAQUILLO, l’AFCAM fut consultée ; Nous avons ainsi pu  attirer l’attention de la commission sur l’usage des mots « Athlètes de haut niveau » et «Sportifs de haut niveau », ces deux définitions recouvrant en fait exactement la même population : les athlètes. Or  il était permis de penser que l’appellation de « Sportifs de haut niveau » recouvrait toutes les autres catégories d’intervenants dans le champ compétitif du haut niveau inscrits sur la liste officielle du même nom (haut niveau), tels les arbitres et juges qui figurent au nombre de 500 (en moyenne) répertoriés tous les ans sur cette liste.

 

 

 

Cela signifie que même si les arbitres et juges sont mentionnés par deux fois dans ce texte, ils sont tout simplement exclus de ce dispositif législatif et nous trouvons cette non prise en compte particulièrement pénalisante pour notre catégorie qui ne peut bénéficier des aménagements prévus dans ce texte, soumis que nous sommes, nous aussi, à d’authentiques difficultés de disponibilité.

 

 

Nous avons approuvé totalement cette Loi qui donne une réelle protection aux athlètes en acteurs et responsables de la famille sportive de notre pays, nous n’avons pas voulu retarder son adoption. Nous ne demanderons donc pas, dans l’immédiat, qu’une nouvelle définition de l’expression « Sportifs de haut niveau»  soit étudiée. Mais nous avons souhaité, lors du passage de ce texte de loi devant le Sénat, que la Chambre Haute dans sa grande sagesse permette que les C .I.P. les  Conventions d’Insertion  Professionnelles, autorisés seulement pour les athlètes, le soient  également demain pour les arbitres et juges figurant sur la même liste officielle qui est établie tous les ans le 1er Juillet par les services compétents du Secrétariat d’Etat aux Sports.   

 

Il est des mesures qui font partie de notre capacité à  permettre aux représentants sportifs de notre pays d’exprimer tout leur potentiel  grâce à des dispositions intelligentes  dès lors que, suivies d’effet, elles sont particulièrement adaptées à notre représentation sportive internationale.  C’est le cas des CIP qui ouvrent droit à une certaine forme de disponibilité et celle-ci est justement le talon d’Achille de l’arbitrage de haut niveau français. Il s’agit là d’un véritable problème non pris en compte et par là même non résolu.

Nous perdons régulièrement des arbitres et juges de très haut niveau à cause de cette situation. En effet, ils  sont obligés de cesser leur carrière à cause d’un employeur qui n’accepte pas ces absences répétées ou à cause du manque évident à gagner, eu égard à cette fréquence de déplacements indispensables au haut niveau.  Il faut bien considérer en outre, que les arbitres ou juges professionnels sont fort peu nombreux.

 

L’AFCAM n’aura pas l’impudence de rappeler que la compétition sportive se pratique à trois : un athlète ou une équipe, un concurrent et un arbitre (ou un juge) sans lequel rien ne pourrait jamais se passer. Et la performance est  tout aussi présente : ainsi l’équipe de handball française est la meilleure du monde, les arbitres français de ce sport sont aussi considérés comme les meilleurs. Ce parallélisme est un fait reconnu et il l’est particulièrement  en ce moment par les plus hautes instances sportives internationales. C’est ainsi que le Comité International Olympique vient de faire entrer dans la Commission de l’Entourage des Athlètes du CIO et ce pour la première fois un représentant de l’arbitrage et je ne résisterai pas au plaisir de vous signaler que c’est un français.

 

Face à ces arguments, le Sénat, aidé en cela par le Cabinet de Monsieur Braillard, particulièrement motivé, a introduit un amendement étendant le système des CIP aux arbitres figurant sur les listes du haut niveau. Amendement adopté à l’unanimité par le Sénat. Enfin le 23 10 2015 cette loi ainsi modifiée, est également adoptée à l’unanimité par les députés.

 

Le CIP s’applique donc  aux arbitres et nous en sommes très fiers !

 

Patrick VAJDA

Président de l’AFCAM

 

« Les sportifs de haut niveau et les arbitres et juges de haut niveau titulaires d’une convention d’insertion professionnelle (CIP) dans le secteur privé, avec un emploi du temps aménagé. Souvent, ils travaillent à mi-temps et sont mis à disposition auprès de leur fédération sportive le reste du temps tout en conservant leur rémunération à plein-temps. Ces conventions sont mises en œuvre par le ministère chargé des Sports ou les services déconcentrés (DRJSCS) sur proposition du directeur technique national de la fédération concernée. » (CF portail du Secretariat d’Etat aux sports)

 

 

EDITORIAL du 14 Novembre 2015

C’est depuis l’Italie que je suis ce qui se passe en France. La situation est abominable et la France est livrée à des fous furieux. S’attaquer à d’absolus innocents, dont on sait qu’ils sont innocents est le comble de l’abjection mais aussi de la stupidité. Fous et stupides, les mots ne sont pas assez forts pour qualifier un tel comportement !

« Nous sommes tous Français » m’écrivent mes amis du monde entier, nous sommes encore et toujours « tous CHARLIE »


Mais ne nous laissons pas abattre, nous sommes tous des sportifs et par la même des combattants, nous nous devons de combattre l’abjection et la folie. Car c’est la démocratie et la liberté qui doivent triompher, il en fut toujours ainsi et cela doit continuer.

 

L’AFCAM est de tout cœur avec les familles des innocentes victimes et nous demandons à nos lecteurs ou qu’ils se trouvent de se recueillir pour elles.

 

Nous sommes tous Charlie ! Nous sommes tous Français ! Et nous sommes libres et fiers de l’être et de le rester pour l’éternité même si les forces du mal veulent nous en empêcher !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM
 

Editorial d'octobre par Patrick VAJDA / Le président du CIO, Thomas BACH reçoit le Président de l’AFCAM

Photo CIO / Arnaud Meylan

 

« Patrick Vajda, arbitre international d’escrime qui avait officié lors de la finale du fleuret par équipes aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal remportée par le Président Bach et ses coéquipiers, était en visite au CIO.

 

Lors de sa rencontre avec le Président du CIO, les programmes d’éducation destinés à la jeunesse et au corps arbitral ont été évoqués, notamment l’intégration dans ces programmes de chapitres sur le respect des arbitres.

 

Patrick VAJDA, également président de l’Association Française du Corps Arbitral Multisports (AFCAM) et membre de la commission du CIO de l’entourage des athlètes, était accompagné de son fils Laurent. (NDLR lui-même également arbitre national d’escrime) »

 

Cette rencontre fut un moment extrêmement émouvant pour moi et surtout un énorme plaisir d’avoir rencontré un Président du CIO parfaitement conscient de la question arbitrale.

 

En escrime comme dans la quasi-totalité des sports le rôle de l’arbitre (ou du juge) est fondamental, et ce fut un grand plaisir que d’évoquer avec le Président BACH, non seulement sa victoire aux JO de Montréal 1976, mais aussi le fait que l’arbitre et le juge sont des acteurs du jeu, de la rencontre ou du match. Il en est parfaitement conscient et c’est l’une des raisons qui l’a décidé à faire entrer un représentant du corps arbitral au sein de la commission de l’Entourage de Athlètes du CIO.

 

Nous avons également beaucoup parlé de respect, de reconnaissance et d’éducation : respect de l’arbitre, de sa fonction, et de son rôle sont des éléments qu’il faut inculquer très tôt aux jeunes athlètes voire aux petits débutants, qui sont trop souvent contaminés par les colères de leur père ou de leur grand frère devant un écran de télévision.

 

Reconnaissance : en mettant au point un code de déontologie national, que le CIO vient de reprendre pour en assureur la communication vers les fédérations internationales, l’AFCAM a voulu montrer que si les athlètes doivent respecter les règles, les arbitres, eux, doivent les appliquer avec une parfaite objectivité. Cette espèce de « donnant/donnant » montre à quel point la mission arbitrale est importante et à quel point la reconnaissance du rôle et de la mission de l’arbitre sont fondamentales pour un sport intègre.

 

Thomas BACH a, en parfaite symbiose avec les idées de l’AFCAM, insisté sur le rôle éducatif de l’arbitre, trop souvent premier contact de l’enfant avec l’autorité. Or ce premier contact peut être déterminant pour l’avenir de cet enfant et pour son intégration dans le tissu social. Il a également prôné une rencontre avec l’UNESCO afin de mettre en valeur ces idées, et cela avec le concours des collaborateurs permanents de la Commission de l’Entourage des Athlètes.

 

Cette réunion, fort amicale, fut une excellente préparation à la première réunion de la nouvelle Commission  de l’Entourage des Athlètes du CIO qui aura lieu le 10 Novembre à Lausanne.

 

Patrick VAJDA

Président de l’AFCAM

 

 

Editorial de Septembre par Patrick VAJDA

Bonjour à tous,

Cet édito de septembre est consacré à une question que nombre d’entre vous m’ont posée : quel est le mécanisme de la comparution immédiate  en cas d’agression sur une arbitre ou juge sportif ?

 

Madame Clémence MEYER qui était intervenue lors de notre dernière assemblée générale a eu la gentillesse de nous mettre par écrit d’une manière remarquable le mécanisme de la comparution immédiate qu’il me semble important de bien connaitre lorsque l’on est arbitre ou responsable de l’arbitrage, j’ajouterai malheureusement !

Madame Clémence Meyer est magistrat au sein du Bureau de la politique pénale générale -Direction des Affaires Criminelles et des Grâces- du Ministère de la Justice.

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

 

Les cas dans lesquels la comparution immédiate est possible

L’article 395 du code de procédure pénale dispose que :

« Si le maximum de l'emprisonnement prévu par la loi est au moins égal à deux ans, le procureur de la République, lorsqu'il lui apparaît que les charges réunies sont suffisantes et que l'affaire est en l'état d'être jugée, peut, s'il estime que les éléments de l'espèce justifient une comparution immédiate, traduire le prévenu sur-le-champ devant le tribunal.

En cas de délit flagrant, si le maximum de l'emprisonnement prévu par la loi est au moins égal à six mois, le procureur de la République, s'il estime que les éléments de l'espèce justifient une comparution immédiate, peut traduire le prévenu sur-le-champ devant le tribunal.

Le prévenu est retenu jusqu'à sa comparution qui doit avoir lieu le jour même ; il est conduit sous escorte devant le tribunal ».

 

 

Il existe donc une condition de peine encourue. Dès lors qu’elle est au moins égale à deux ans, ou six mois en cas d’infraction flagrante, la comparution immédiate est possible.

S’agissant per exemple des violences, quelle que soit l’incapacité de travail retenue et dès lors qu’une circonstance aggravante est visée, la peine encourue est de 3 ans d’emprisonnement. La comparution immédiate est alors possible.

Seules les violences contraventionnelles (lorsque l’incapacité de travail est inférieure à huit jours et en l’absence de circonstance aggravante retenue) ne permettent pas de recourir à la comparution immédiate.

 

Il convient de préciser que les mineurs sont exclus du champ de la comparution immédiate.

 

Il convient de préciser que ce n’est pas parce que ce mode de poursuite est possible que le procureur doit y recourir, en application du principe de l’opportunité des poursuites.

Les critères présidant au choix de la comparution immédiate sont les suivants :

- Il faut d'abord que les charges réunies soient suffisantes.

- Il faut ensuite que l'affaire soit en état d'être jugée.

- Il faut enfin que le procureur estime que les éléments de l'espèce justifient une comparution immédiate (gravité des faits, antécédents et garanties de représentation du mis en cause)


Le mécanisme de la comparution immédiate

A l’issue de sa garde à vue, la personne mise en cause est présentée sous escorte au procureur de la République. 

 

Le principe est que sa comparution devant le tribunal doit avoir lieu le jour même si le tribunal peut se réunir.

 

Il est alors jugé immédiatement.

Il a néanmoins le droit de solliciter un délai pour préparer sa défense, qui est de droit.

Lorsqu’un délai est sollicité, le tribunal peut décider de laisser le prévenu libre, de le placer sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire. L’audience de renvoi doit avoir lieu dans un délai compris entre 2 semaines et 6 semaines.

 

Si la réunion du tribunal le jour même est impossible (défèrement le week end, juridictions dans lesquelles il n’y a pas d’audience de comparution immédiate tous les jours), l’article 396 du code de procédure pénale dispose que :

 

« Dans le cas prévu par l'article précédent, si la réunion du tribunal est impossible le jour même et si les éléments de l'espèce lui paraissent exiger une mesure de détention provisoire, le procureur de la République peut traduire le prévenu devant le juge des libertés et de la détention, statuant en chambre du conseil avec l'assistance d'un greffier.

Le juge, après avoir fait procéder, sauf si elles ont déjà été effectuées, aux vérifications prévues par le septième alinéa de l'article 41, statue sur les réquisitions du ministère public aux fins de détention provisoire, après avoir recueilli les observations éventuelles du prévenu ou de son avocat ; l'ordonnance rendue n'est pas susceptible d'appel.

Il peut placer le prévenu en détention provisoire jusqu'à sa comparution devant le tribunal. L'ordonnance prescrivant la détention est rendue suivant les modalités prévues par l'article 137-3, premier alinéa, et doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision par référence aux dispositions des 1° à 6° de l'article 144. Cette décision énonce les faits retenus et saisit le tribunal ; elle est notifiée verbalement au prévenu et mentionnée au procès-verbal dont copie lui est remise sur-le-champ. Le prévenu doit comparaître devant le tribunal au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. A défaut, il est mis d'office en liberté.

Si le juge estime que la détention provisoire n'est pas nécessaire, il peut soumettre le prévenu, jusqu'à sa comparution devant le tribunal, à une ou plusieurs obligations du contrôle judiciaire ou le placer sous assignation à résidence avec surveillance électronique. Le procureur de la République notifie alors à l'intéressé la date et l'heure de l'audience selon les modalités prévues au premier alinéa de l'article 394. Si le prévenu placé sous contrôle judiciaire ou sous assignation à résidence avec surveillance électronique se soustrait aux obligations qui lui sont imposées, les dispositions du deuxième alinéa de l'article 141-2 sont applicables ».

 

La personne mise en cause est présentée à un juge délégué qui statue sur les mesures de sûreté dans l’attente de l’audience.

- Si la personne est placée en détention provisoire, elle comparaît à la prochaine audience utile et au plus tard le troisième jour ouvrable.

- Si le prévenu est laissé libre ou placé sous contrôle judiciaire, il est convoqué à une audience ultérieure dans un délai compris entre 10 jours et deux mois.


La place de la victime

La victime doit impérativement être avisée de la date et de l’heure de l’audience.

L’absence d’avis à victime peut justifier un renvoi de l’affaire par le tribunal.

La victime avisée a le droit de se constituer partie civile à l’audience et de demander réparation de son préjudice, ou de solliciter un renvoi sur les intérêts civils lorsqu’elle n’est pas en état de chiffrer son préjudice définitif (par exemple lorsqu’une expertise médicale est nécessaire).

 

 

Clémence MEYER

Magistrat

Bureau de la politique pénale générale

Direction des Affaires Criminelles et des Grâces

 

Éditorial de Juillet par Patrick VAJDA

Lors du congrès annuel des arbitres de Rugby (magnifiquement organisé par le comité d’Alsace), auquel j’ai eu le privilège de participer, le Président de la Commission Centrale des Arbitres, Didier Méné a prononcé un superbe discours dont je vous livre la conclusion consacrée, avec des mots merveilleux et passionnés, au regretté Bernard Marie. Cette belle conclusion mérite réflexion !


Patrick VAJDA

 

Pour conclure,je voudrais saluer une dernière fois la mémoire de Bernard MARIE.


Il y a une semaine,les arbitres de finale,représentant 50 ans d’histoire de l’arbitrage national,se sont recueillis sur sa tombe à Neuilly pour une cérémonie très émouvante,en présence de sa veuve, de sa fille Michelle ALLIOT MARIE et de sa famille.


Comme je l’ai dit devant sa tombe,Bernard MARIE est le premier d’entre nous,il l’est et le restera pour l’éternité….Bernard MARIE était non seulement un arbitre de légende,mais aussi un homme d’une très grande valeur,qui a mené de front plusieurs carrières brillantes, abandonnant même l’arbitrage pour se consacrer à la politique avec succés,convaincu sans doute, comme son propre maitre en politique,que tous les destins individuels doivent servir un destin collectif et s’effacer devant lui. Un Exemple à suivre alors que presque tous nos arbitres contemporains prennent exactement le chemin inverse……tant professionnellement que philosophiquement !


Comme lui, je suis profondément attaché aux arbitres, à tous les arbitres de ce pays.Comme lui, je suis profondément attaché à l’histoire de l’arbitrage, qui m’a appris que seul compte vraiment notre destin collectif.


Je crois aussi comme lui aux « forces de l’esprit » !

Comment expliquer la disparition de Charles DURAND à quelques jours du congrès de Bordeaux qui fut celui de la passation de pouvoir entre René HOURQUET et moi-même :Charles disparaissait alors comme pour nous attendre sur le fameux « banc de pierres » sur lequel nous nous rejoindrons tous.


Comment expliquer la disparition de Bernard MARIE,le numero 1 des arbitres internationaux Français de l’histoire,au moment même où,50 ans après, l’arbitrage Français s’impose comme la première nation de l’arbitrage mondial.


Ces coincidences troublantes, vous en conviendrez, sont tout simplement un résumé du destin collectif de l’arbitrage de notre pays à travers plusieurs personnages qui l’ont incarné et l’incarnent depuis un demi siècle.


J’ai coutume de dire que l’on ne s’interesse à l’histoire de l’arbitrage que lorsqu’on n’arbitre plus.Car lorsqu’on arbitre,on est centré égoistement sur sa propre histoire.


Alors, dés maintenant,que chacun de vous aille vraiment puiser dans ce destin collectif, dans notre histoire commune ,souvent belle et parfois cruelle, la force de Grandir.

 

Didier MENE

Président de la CCA de la FF Rugby

 

 

Éditorial de juin : NOUS VOULONS LES JEUX OLYPIQUES ET PARALYMPIQUES (JOP) ! par Patrick VAJDA

La France n’est pas encore candidate mais nous sommes déjà en campagne, car il est important de nous mobiliser tous, tous les arbitres, tous ceux qui aiment le sport, tous les français.

 

Cette sorte de pré-campagne commence dès aujourd’hui et je vous invite à lire le PPT qui accompagne mon éditorial de Juin 2015. J’en ai extrait les dix grands axes de la candidature et ceux-ci me semblent forts et indispensables.


10 grands axes ont été établis pour faire des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 une opportunité pour la décennie et répondre aux enjeux auxquels la France doit faire face :

 

•Un projet pour fixer un cap, porter une ambition et fédérer toutes les énergies

 

•Un projet pour mobiliser la jeunesse

 

•Un projet pour favoriser le vivre ensemble, la cohésion et la fierté nationales

 

•Un projet pour changer le quotidien des personnes en situation de handicap

 

•Un projet pour développer l’engagement citoyen et offrir la même chance à chacun

 

•Un projet pour inscrire le développement durable dans le quotidien de nos entreprises et de nos citoyens

 

•Un projet pour positionner les valeurs du sport au cœur de la société, développer la pratique sportive et améliorer la santé des Français

 

•Un projet pour réussir le "Grand Paris des Jeux " et animer les territoires

 

•Un projet pour remettre l’économie française en mouvement et offrir à nos entreprises un terrain de jeu pour innover

 

•Un projet pour renforcer le rayonnement et l’attractivité de la France à l’international

 

Grace à l’AGENDA 2020 et aux réformes du Président Thomas Bach, les jeux deviennent un événement à taille financièrement humaine, et surtout, en partie grâce au CIO, en partie grâce aux partenariats privés et en partie grâce à la billetterie «  les jeux financent les jeux » .

 

 Pour toutes les raisons ci-dessus et aussi parce que les retombées financières des JOP se comptent aujourd’hui par dizaine de milliards, NOUS VOULONS LES JEUX, et je vous invite à suivre les futures annonces du CNOSF qui vous permettrons de vous impliquer plus avant dans ce sublime et merveilleux projet

 

 

Patrick Vajda

 Président de l’AFCAM


Télécharger la présentation PARIS 2024

 

Editorial d'Avril par Patrick VAJDA

 Membre de la Dream Team RMC Sport, Ali Benarbia est revenu dans l’Intégrale Foot sur les nombreux problèmes touchant l’arbitrage dans le championnat français. Avec un avis bien tranché sur l’attitude des hommes en noir : « Le respect, ça se gagne aussi. En France, quand on voit les arbitres, on dirait qu’ils ont été formés à la gendarmerie. On dirait que l’arbitre vient pour te punir. Ce n’est pas du tout le cas en Angleterre où tu l’oublies, ce qui te permet de plus penser au jeu. Tu n’as pas le temps d’aboyer ou de te plaindre car l’arbitre fait en sorte que le jeu soit en continu. Là, non. On ressent un peu la même chose que lorsque l’on nous dresse un PV. On a l’impression que l’arbitre qui sort un carton a envie de dire : ‘‘Voilà, je t’ai eu’’. Si les arbitres gagnaient le respect, le championnat de France serait plus fluide. »

 

****

 

 

Cette appréciation publique,  particulièrement  déplacée en cette période troublée, est également fausse et injuste en ce qu’elle instruit un véritable « procès en sorcellerie » à l’arbitrage Français!

 

Posons-nous la question : pourquoi y-a-t-il des gendarmes ? Tout simplement parce que parfois la répression est la seule arme qui reste au représentant de l’autorité pour faire respecter les lois, en l’espèce les lois du jeu !

 

Le rôle de l’arbitre est clair : faire respecter les lois du jeu. L’arbitre ne sera jamais un « gendarme » avec des athlètes qui respectent les règles, comme c’est heureusement le cas dans la plupart des sports. Mais une actualité récente démontre  qu’il semble bien que dans le football professionnel Français, le non-respect des règles est devenu un jeu, une sorte de sport à l’intérieur du sport. Et particulièrement les règles de bienséance et de savoir-vivre qui se perdent dans les injures et autres dérives verbales. Si l’on oublie l’arbitre anglais, ce n’est pas parce qu’il est meilleur….C’est parce que les joueurs sont meilleurs en ce qui concerne le respect de la règle, de l’adversaire et de l’arbitre et en tout cas mieux éduqués. Ne pas comprendre cela c’est déjà un manque de respect à l’égard du corps arbitral Français dans son ensemble.

 

A la suite des remarques désobligeantes de la semaine passée, comme par hasard (mais vous l’aurez compris ce n’est pas un hasard) nous avons assisté à des gestes particulièrement déplacés dans plusieurs districts (avec une grève justifiée du sifflet en Aquitaine). Alors comment voulez-vous que l’arbitre ne se comporte pas en Gendarme ? Contrairement aux propos de Monsieur Benarbia, ce comportement n’est ni inné ni désiré, il est tout simplement devenu obligatoire. Et personnellement je souhaite que les commissions de discipline se comportent durement face à ces fauteurs de troubles qui ne comprennent que la sanction (et encore je n’en suis pas certain).

 

Cette critique de l’arbitrage, depuis quelques semaines, est devenue insensée, voire irréelle, tellement elle est injuste et je remercie Eric BORGHINI, Président de la Commission Fédérale des Arbitres, et Pascal GARIBIAN, Directeur Technique de l’Arbitrage, de monter régulièrement au créneau médiatique tout en étant des acteurs ardents du rapprochement des familles du football et du combat pour le respect des arbitres et de leur intégrité. De son côté, Stéphane Lannoy, président du SAFE, a pu dire au micro de « Louis attaque » mardi dernier, ce qu’il pensait de ces comportements déviants.

 

L’erreur d’arbitrage fait partie du jeu, le respect des règles aussi ; et ce n’est pas pour cela que l’arbitre est un gendarme. A force de répéter ce genre d’attaques dans la presse et les médias c’est tout le corps arbitral français qui souffre, c’est-à-dire 220 000 personnes passionnées et pour la plupart bénévoles. Alors cessons de tirer sur l’arbitre et au lieu de regarder la paille dans l’œil de l’arbitre, regardons l’énorme poutre du comportement fautif de certains joueurs.

 

Patrick Vajda

 

Président de l’AFCAM

 

Edito de Mars : Lettre de la Chancellerie

Vous trouverez ci-dessous la lettre de la Chancellerie concernant la dépêche (en pièce jointe) consacrée à une application optimale de la loi du 23 octobre 2006.


L’UNAF (Union Nationale des Arbitres de Football) depuis plusieurs années signe des conventions avec chaque Procureur de la République (51 à ce jour) ; cette remarquable initiative l’AFCAM a voulu la pérenniser et la « nationaliser » tout en maintenant la possibilité de signer des conventions locales. C’est choses faite aujourd’hui grâce à une action tripartite, Ministère de la Justice/Ministère des Sports/ AFCAM.


Je vous remercie de faire un maximum de publicité autour de ce texte afin que l’ensemble des membres de vos corps arbitraux soit au courant de ce texte, qui précise le jeu des circonstances aggravantes en cas d’agression sur arbitre, personne chargée d’une mission de service public.


Bonne lecture


Cordialement

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM


Consulter la lettre


Télécharger la convention



 
 

Editorial de Mars 2015 par Patrick VAJDA à l’occasion de l’assemblée générale 2014.

Merci Michel,

 

On m’avait dit que recevoir la Légion d’Honneur est très émouvant, je puis en témoigner en espérant être capable de prononcer ces quelques mots jusqu’au bout tant les propos de Michel m’ont touché et rappelé beaucoup de souvenirs.

 

Vous le savez tous un grand arbitre ne le devient que grâce à sa famille et plus particulièrement à son époux ou à son épouse, alors pour honorer toutes celles et tous ceux qui attendent patiemment que leur conjoint revienne de leur WE ou de leur championnat du monde, je souhaite que mon épouse me rejoigne sur cette scène car elle mérite cette distinction très certainement plus que moi !

 

Un immense merci à vous tous, d’être présents ce soir, vous ne pouvez pas savoir à quel point votre présence me touche et aussi me galvanise !

 

Lorsque je suis né, j’ai eu la chance inouïe d’être entouré de fées dans mes 4 familles car j’ai eu aussi la chance incroyable d’avoir 4 familles :

 

Ma famille de sang : une famille modeste mais grâce à laquelle je n’ai jamais manqué de rien, une famille, j’ose le dire, d’artistes : un père Maitre couturier aidé dans son métier par ma mère, un grand frère cinéaste dont le talent est incontestable ; et tous les deux père et frère m’ont montré que je n’avais rien d’un artiste….même si comme mon père je suis fasciné par les vêtement et comme mon frère par les images, je n’avais aucun don pour l’art tant manuel qu’intellectuel. Mais mon frère a su révéler ma passion pour le sport.

 

Et puis est arrivé une autre fée, Chantal mon épouse, qui a mis au monde trois enfants je ne dirai pas adorables, car je ne voulais pas d’enfant, mais que j’aime et adore par-dessus tout. Merci à mon épouse pour m’avoir pousser au quotidien à toujours essayer de faire mieux, plus vite plus haut plus fort….Cette médaille de la République lui est particulièrement dédiée ; le sport et l’arbitrage lui ont totalement pris son mari…. Finalement malgré 44 ans de mariage nous n’avons passé qu’à peine dix ans ensemble, merci à elle de m’avoir supporté pendant ces dix ans…. Car je suis insupportable (faute avouée à moitié pardonnée)

 

Ma famille professionnelle : devenu « risk » manager d’un grand groupe financier sans connaitre ni les risques ni les assurances, je me suis dit dans les années 80 qu’il était temps d’apprendre mon métier et d’apprendre l’assurance. A une exception près que je ne citerai pas, j’ai eu des patrons fabuleux qui sont presque tous dans cette salle aujourd’hui. Mais sans pouvoir citer tout le monde, je voudrais citer deux noms : Patrick Lucas Président de Gras Savoye et Stanislas Chapron Président de Marsh : à une époque où cela n’était pas évident ils m’ont tous les deux donner carte blanche pour que ma passion devienne mon métier, et que de spécialiste national du risque industriel je devienne un spécialiste mondial du risque sportif. Sans leur aide et leur volonté, cette matière spécifique qu’est le risque sportif n’existerait pas, et bien entendu je ne serai jamais devenu une sorte de référence, bien vieille aujourd’hui, dans ce domaine.

 

Comme mon épouse mes patrons m’ont toujours poussé à être meilleurs et a toujours avoir en point de mire la devise Olympique Citius Altius Fortius : merci à vous ! Thank you also for my english speaking team : you, Warren Richard Laurent and Jon, you are the best !!

 

Ma famille de l’escrime : Là disons-le les fées furent nombreuses :

 

Un fabuleux vieux monsieur qui aurait pu être mon grand-père et qui a su donner leur chance à de jeunes arbitres et à moi en particulier ; arbitre international à 18 ans, Edgar Mercier me fait arbitrer ma première finale mondiale quelques semaines plus tard. Donner leur chance aux jeunes était son leitmotiv et grâce à lui le rajeunissement du corps arbitral mondial se fit vite et bien. Pour la première fois dans l’histoire de l’escrime et peut-être même du sport les arbitres étaient souvent plus jeunes que les athlètes ! Grace à lui j’arbitre à 29 ans ma première finale Olympique à Montréal, et quelle finale !! Celle qui permit au Président actuel du CIO, Thomas Bach, de devenir Champion Olympique. Mais si Edgar fut mon père spirituel d’autres m’ont inculqué leur passion, la passion de l’escrime et du combat : Maitre Leblond, Maitre Lullien, ont fait de moi un escrimeur mais surtout un homme, Christian d’Oriola et son épouse Kate m’ont montré le chemin d’une passion dévorante, Rolland Boitelle a fait de moi un arbitre accompli et ma confié la commission d’arbitrage de la FIE ; Jack Guittet m’a confié les finances de la FFE alors que je n’avais que 29 ans.

 

Et puis Claude Ceretti et son épouse Catherine m’ont offert leur amitié alors même que j’appartenais depuis toujours au club ennemi de la capital. Et puis mon frère de toujours, nous n’avons pas la même couleur, mais notre fraternité est plus forte que celle du sang, Jean Michel Oprendek, ancien DTN de l’escrime.

 

Un dernier mot pour le secrétaire général de la FIE, médaillé Olympique et champion du Monde d’escrime, Frederic Pietruzska, qui outre ses qualités de visionnaire indéniables, m’a donné la merveilleuse possibilité d’écrire, modestement en ce qui me concerne, une des plus belles pages de l’escrime mondiale, avec le secrétariat général des ch. Du Monde d’Escrime de Paris 2010, au Grand Palais

 

J’espère ne vexer personne car dans ma vie d’escrimeur et d’arbitre d’escrime, j’ai rencontré tellement de gens extraordinaires, qu’une liste aussi courte n’a rien à voir avec la réalité !


Ma famille de l’arbitrage et de l’arbitrage multisports : vous êtes presque tous là aujourd’hui autour de moi, et ceux qui ne sont plus là, et auxquels je pense souvent, doivent se réjouir et nous regarder de là-haut.

 

Je suis encore à la FFE mais je ne vais pas tarder à être renvoyé dans mes foyers …. Lorsque je reçois, il y a trente ans, une lettre d’un certain Michel Dailly, dans ce courrier il disait en substance « à plusieurs nous serons plus forts que seul ! ». C’est la curiosité qui me propulsât au Parc des Princes ce jour-là, car je ne voyais pas bien le rapport entre l’arbitre d’Escrime que j’étais et un arbitre de hockey ou de football.  Pourtant la parole de Michel me permis d’être, en quelque sorte, touché par la grâce !!

 

Et c’est cette grâce qui me permet d’être aujourd’hui en face de vous pour ce ruban rouge. Jamais je ne pourrai assez insister sur le côté visionnaire de Michel en matière de pluridisciplinarité arbitrale ; personne avant lui, dans aucun pays du monde, n’avait eu cette idée, pourtant fondamentale.


Tous les arbitres et les juges sont des acteurs du jeu et à ce titre forment une catégorie à part, car ce sont les seuls qui, avec les athlètes, interviennent sur le jeu ou sur le résultat. Il a fallu des décennies pour faire reconnaitre cela, et la loi de 2006, dite loi Humbert, ou loi Lamour (encore un membre de ma famille de l’escrime) fut une démarche importante dans la reconnaissance du corps arbitral français et dans la reconnaissance des spécificités de l’arbitre et du juge sportif. Sans Michel et ses visions prospectives pas de liste des arbitres de haut niveau, pas de statut de l’arbitre, pas de pluridisciplinarité arbitrale, pas de tronc commun…etc…

 

Ce n’est donc pas un hasard si Michel est mon parrain dans l’ordre de la légion d’honneur, qui d’autre, mieux que lui, pouvait me remettre cette distinction ?

 

Le Président d’honneur et fondateur de l’AFCAM, remettant ce ruban rouge au président de l’AFCAM, est un symbole fort de reconnaissance du corps arbitral de notre pays. C’est le symbole de la reconnaissance de ces 220 000 bénévoles passionnés qui œuvrent toutes les semaines pour que les règles sportives soient appliquées et respectées par les plus petits, totalement amateurs, comme par les plus grands, parfois professionnels.

 

Depuis que j’ai succédé à Michel, pas un jour, pas une heure, pas une seconde, sans que je pense à tous ceux qui font respecter les lois du jeu et que je tente d’obtenir une véritable reconnaissance bien méritée, voilà pourquoi cette légion d’honneur, que je ne peux pas leur offrir, je souhaite la leur dédier, car tous jeunes ou moins jeunes, débutants ou confirmés la mérite autant que moi.

 

Permettez-moi d’associer  également à cette distinction tous ceux qui, avec Michel, ont fait l’AFCAM et plus particulièrement mon bureau national qui est pour moi un support constant, en y ajoutant le Président d’honneur, qui travaille autant qu’avant !

 

Comme vous pouvez le voir les fées furent nombreuses autour de moi ! Mais je ne peux pas terminer ce discours sans avoir une pensée émue pour un homme qui fut auprès de Jean-François Lamour, de Jean-François Vilotte et de Madame laurent, l’un des inspirateurs de la loi de 2006, et qui fut aussi mon ami.


Nous avions 11 ans lorsque nous nous sommes rencontrés dans la cour de récréation du lycée Condorcet et nous ne nous sommes jamais quittés, liés par une sorte de fraternité naturelle et profonde. Nous avons progressé ensemble, lui dans le Judo et moi dans l’Escrime ; nous avons toujours échangé ensemble pendant plus de 50 ans. Aujourd’hui il nous regarde de là-haut et il doit être heureux pour son vieux « pote »  de cour de récré, la différence de gabarit faisait qu’il fut souvent mon garde du corps dans cette cour…. Je veux parler de François Besson dont l’absence aujourd’hui m’est très cruelle.

 

Toutes ces femmes et ces hommes m’ont transmis leur savoir, leur passion, leur énergie et leur volonté et me permettent aujourd’hui d’être en face de vous pour cette Légion d’Honneur. Merci à eux, merci à vous tous d’être auprès de moi ce soir. Merci à monsieur le Ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports et à Monsieur le Secrétaire d’Etat aux Sports d’avoir mis mon nom sur le liste du 1er Janvier 2015 ; Merci Michel pour tes propos trop élogieux à mon égard…..L’AFCAM fête ses trente ans, il nous reste encore quelque siècle de travail et donc du pain sur la planche en particulier dans les domaines de la reconnaissance et de la disponibilité. Et je continuerai, je vous le promets, à œuvrer dans ce sens !

 

Je vous remercie de votre attention.


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Edito de janvier 2015 / Nous sommes tous Charlie

Il y a eu des accrochages importants entre le Président du RC Toulon et les arbitres. J'ai souvent pris la plume pour dire combien ce Président et son entraineur faisaient du mal a leur sport en faisant du mal à l'arbitre.

 

Mais aujourd'hui Monsieur Boudjellal (ancien éditeur de BD) ainsi que tous les arbitres Français pensent la même chose : "le 7 Janvier est le 11 septembre de la Presse" et j'ajouterai une tentative d'assassinat de la Liberté !

 

J'ai reçu un nombre incroyable de messages venant d'arbitres du monde entier et me disant en substance : "nous sommes tous des Charlie".

 

Au moins cet horrible attentat aura servi à une chose: créer l'unité en France !.... Même entre arbitres et Présidents de Clubs !

 

Avec un pareil début d'année, je ne sais comment vous présenter mes vœux !

 

Si ce n'est en disant : Plus Jamais, plus Jamais celà, avec le très faible espoir d'être entendu.

 

Je vous souhaite néanmoins que 2015, qui commence fort mal, se termine mieux et que votre santé soit parfaite pour vous permettre d'assouvir votre passion.

 

Avec mon immense tristesse


Patrick Vajda

President de l'AFCAM


Vos réactions par mail :


president.afcam@orange.fr

 

Edito de Décembre par Patrick VAJDA

Le 1er Décembre 2014 s’est tenu au CNOSF la traditionnelle cérémonie des Gloires du Sport, organisée, comme chaque année par la Fédération des Internationaux du Sport Français.

 

Magnifique promotion 2014 avec huit élus : Irène Guidotti (Basket), Luc Alphand (Ski), Thierry Michaud (moto) Denis Lalanne (Journaliste) Bernard Lapasset (Rugby) Robert-Gabriel Paragot (Alpinisme), Jean Galfione (athlétisme) et Sandra de Jenken Eversmann (Tennis-Arbitre)

 

Sandra de Jenken est la seconde Gloire du Sport élue en qualité d’arbitre et elle a demandé au premier arbitre Gloire du Sport (2009) Patrick Vajda, d’être son présentateur. Vous trouverez ci-dessous le discours du Président de l’AFCAM prononcé lors de cette belle cérémonie.

 

Bonjour à tous,

 

J’avais juste envie de vous dire : Mesdames Mesdemoiselles Messieurs, Sandra de Jenken Eversmann et rien d’autre !! Car c’est quand on ne parle pas de l’Arbitre qu’il est bon, et Sandra fut excellente voire souvent parfaite.

 

Mais vous m’avez donné quelques minutes alors je vais vous parler de ceux et celles dont on ne parle jamais et qui sont pourtant, avec les athlètes, « les seuls acteurs de terrain ».

 

C’est un grand honneur pour l ’AFCAM et les 215 000 arbitres Français que de voir l’un des siens reconnu parmi les Gloires du Sport Français. Merci à la FISF de continuer, malgré les difficultés financières, à promouvoir la mémoire de notre sport. Merci au jury pour cette magnifique reconnaissance qui touche tous les arbitres et bien entendu ceux de la FFT.

 

A la demande de l’AFCAM les arbitres appartiennent à la catégorie des sportifs et arbitres, et non à celle des dirigeants, comme c’était le cas par le passé.

 

Sandra est la seconde arbitre élue Gloire du Sport, mais la première dans la catégorie sportifs et arbitres.

 

Généralement les arbitres ou officiels « gloire du sport » sont plutôt plus âgés que la moyenne des autres personnalités élues….Avec Sandra, comme vous pouvez le voir  nous avons à faire vraisemblablement à une des plus jeunes élue.

 

Car sa carrière démarra très jeune, dans les Alpes Maritimes et plus particulièrement au tennis club des Vespins à Saint Laurent du Var. En effet, jouant au tennis (elle fut 15/2), elle fait ce que font beaucoup d’arbitres débutants, elle arbitre pour aider son club, et tel Obélix, elle tombe dans la marmite de l’arbitrage certainement aidée en cela par un autre Niçois, lui-même immense arbitre, Bruno Rebeuh . Mes espions m’ont également raconté que son premier tee shirt dédicacé par Yannick Noah lors du tournoi de Nice remporté par Sampras, ne fut pas pour rien dans sa carrière… !!

 

Elle passe ses vacances à Roland Garros, trois mois d’août successifs : cela ressemble à du masochisme ! Ce qui lui permet de passer le concours du Jeune arbitre en 1992.

 

Elle est une des très rares arbitres à bénéficier du statut de Sportif de Haut Niveau afin de poursuivre des études supérieures aménagées et, armée d’un Master2 de management du sport, elle part arbitrer à 23 ans les Jeux Olympiques de Sydney, avec son badge d’or en poche (plus haut diplôme de l’arbitrage international en tennis)

 

(à noter de 1992 à 2002 elle passe tous les échelons de l’arbitrage et devient arbitre professionnel de la FIT en 2002 ; tout cela en 10 ans !!)

 

Avant de vous parler de son palmarès, je voudrais vous dire pourquoi l’AFCAM avait décidé de présenter Sandra dans le cadre de ces gloires du sport de la FISF :

 

- C’est une arbitre de très haut niveau au palmarès incomparable d’autant qu’elle fut la première femme à arbitrer le plus haut niveau mondial des hommes

 

- C’est une belle réussite sportive mais également universitaire et professionnelle, elle a su avec talent manager tout cela, et faire de sa passion d’abord un job (arbitre professionnelle)  ensuite un métier, elle fut directrice de la gestion sportive de Roland Garros et du BNP Paribas, à la FFT.

 

- C’est une véritable passionnée de sport, car après avoir joué un rôle important de conseiller auprès de deux Ministres, elle est aujourd’hui auprès de l’ARJEL  en qualité de chargée de mission « Ethique et sincérité des paris sportifs » : quel beau titre pour une arbitre internationale !

 

Mais revenons à l’arbitre internationale, sans oublier que lors d’un tournoi en Belgique, au moment du changement de balles qui doit être validé par l’arbitre de chaise, certains avaient remplacé les balles par des citrons….Mais l’histoire ne dit pas si l’arrivée de ces balles particulières sur le court fut validée par Sandra !

 

Palmarès :

 

2005 : 1ère femme à arbitrer une finale de coupe Davis (homme) et quel match : Croatie/Slovaquie ! Où elle arbitre le 3eme simple décisif entre deux joueurs « faciles » Hrbathy et Ljubicic.

 

2006 : première femme à arbitrer une ½ finale de grand chelem en simple messieurs (Wimbledon Federer/Bjorkman) puis à l’US open autre ½ finale homme (Federer/Davydenko)

 

2007 : Open d’Australie, première finale de grand chelem Homme arbitrée par une femme et la même année sur la terre battue de Roland Garos elle arbitre un magnifique duel en finale Federer Nadal

 

Elle a arbitré 13 finales de grands chelems mais la première fut peut-être la plus complexe : Mary Pierce (France) contre Conchita Martinez (Espagne) Roland Garos 2000, ;  désignation pour cette finale franco-espagnole qui permet de mettre en évidence que le tennis est l'un des rares sports avec le Hockey sur Glace où la nationalité de l'arbitre n'intervient pas dans le choix d'une finale ...valeur et compétence sont les seuls critères, ce qui permet d'apprécier encore plus le choix de Sandra pour cette finale.

 

Egalement 4 finales de Fed Cup

 

2 Jeux Olympiques (Sydney et Athènes)

 

Et la finale du master féminin de 2005 entre Mauresmo et Pierce….

 

Elue Arbitre de l’Année par la FFT en 2000 et 2007

 

En résumé pour les faits les plus marquants :

 

3 finales d’open d’Australie dont une masculine

 

6 Finales de Roland Garros dont une Masculine

 

1 Coupe Davis

 

4 Masters

 

Elle est également médaillée d’or de la Jeunesse et des sports, et aujourd’hui Gloire du Sport promotion 2014,

 

Mesdames Mesdemoiselles Messieurs SANDRA DE JENKEN EVERSMANN!

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

Editorial d’Octobre 2014 : Et si on parlait de FORMATION ?

Je suis et je resterai un défenseur intransigeant de l’arbitre !


Le match Lens/PSG de vendredi soir ne me fera pas changer d’avis.


Les mots prononcés contre Monsieur Rainville sont franchement incompréhensibles, car même l’Equipe ne voit pas de comportement outrancier tel que décrit par certains : « la seule interrogation réside dans le premier carton jaune, concernant le geste de Cavani à l’égard du public Lensois » . Personnellement je ne m’interroge pas et aller narguer les tribunes adverses est pour moi un geste inutile voire dangereux. Pour le rouge, je cite l’Equipe « furieux de la sanction initiale, l’Uruguayen touchait le bras de l’arbitre pour le lui signifier. Ce geste est naturellement banni et encore plus cette saison, depuis que les arbitres ont eu pour consigne stricte de faire respecter leur intégrité physique…..cette action est donc d’autant moins excusable…. »


Alors si l’Equipe le dit !


Pour finir je dirai qu’après avoir pris un carton jaune il est mal venu de toucher à l’arbitre d’autant que s’il on veut lui faire face il s’agit juste de faire quelques mètres de plus pour être en face de lui. Quand je vois la photo de l’action sur l’Equipe, je crois réellement que l’arbitre avait quelques raisons de se sentir agresser.

 

A la suite de ce match d’aucuns se sont posé des questions métaphysiques en insistant sur le fait que tant que la France n’aura pas d’arbitres professionnels ce genre d’erreurs se produira. Une question depuis quand le statut d’un arbitre élimine-t-il les erreurs ? La réponse c’est un des plus grands arbitres Français qui la donne, Joel Quiniou ; ildit sur l'Equipe 21 : « Faire passer les arbitres au statut d'arbitres pros comme en Allemagne et en Espagne n'évitera pas les polémiques comme il y en a chaque week end dans ces 2 pays ».

 

Peut-on dire réellement que nos arbitres de L1 et L2 ne sont pas pros ? Ce n’est pas parce qu’il ne sont pas salariés qu’ils ne sont pas professionnels ; un avocat, un médecin ou un dentiste ne sont pas salariés et pourtant ce sont des professionnels, des professionnels libéraux, car le droit Français parle de « professions libérales ». Peut-on raisonnablement dire et écrire que le salariat éviterait les erreurs ? Je livre cette question à votre sagacité.

 

A titre personnel je pense que c’est la formation qui permet de diminuer le nombre d’erreurs (mais n’oublions jamais que l’erreur est humaine !). Une formation pas uniquement axée sur la règle sportive, mais sur les comportements psychologiques, la gestion du stress, la manière de communiquer avec les athlètes…..une formation multisports qui permettrait à chacun de profiter de l’expérience des autres….. Nous l’appellerions « le tronc commun » de l’arbitrage….J’oubliais cela existe déjà et c’est l’AFCAM qui l’a inventé avec l’aide du Ministère de la Jeunesse et des sports !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM
 

Edito d'Aout 2014 par Patrick VAJDA président de l'AFCAM

Dans un article publié hier et concernant une condamnation exemplaire d’un agresseur d’arbitre (10 ans d’interdiction de jeu) j’avais regretté l’absence de publication et de publicité autour de cette décision, retirant ainsi tout effet dissuasif à la condamnation.

Grâce à Eric Borghini, patron de l’arbitrage de la FFF, et membre du bureau de l’AFCAM, j’ai pu comprendre que ce silence n’était pas une volonté de la FFF, mais une interdiction posée par la loi ou plus précisément par la CNIL ! En effet cela résulte d'une mise en demeure de la CNIL faite à la FFF (mais qui doit s'appliquer à toutes les Fédérations) de ne plus publier les noms des personnes sanctionnées sur les sites publics (c'est à dire accessibles aux non licenciés) pour en réserver l'exclusivité aux sites dédiés (internes aux Fédérations et à leurs clubs), les personnes concernées en recevant notification soit par LRAR soit par internet sur une adresse sécurisée qui leur est données en même temps que leur licence.


Ainsi donc les « droits de l’homme » sont mis à toutes les sauces ! Et pour les protéger (ce que je comprends parfaitement) on met en péril les droits de l’homme en noir. Car sans publicité autour des sanctions, on s’expose à encore plus de sanctions….. Car à quoi sert la sanction ? A punir certes, mais aussi à éviter que les délits ne se perpétuent, car on peut espérer que devant la lourdeur de la peine certains sauront maitriser leurs nerfs…..Et bien, au nom d’Informatique et Liberté, ce caractère dissuasif de la sanction disparait, et c’est seulement grâce aux fins limiers de la Presse que l’on apprend la vérité. Pour une affaire révélée, combien passent-elles sous silence ?

Dommage !
 

Editorial de Juillet 2014.. Tout un symbole : c’est à Lausanne, cité olympique, que Jan Hellman (à droite) et Patrick Vajda (à gauche) ont signé ce bel accord de partenariat

C’est un grand plaisir et également un grand honneur que d’annoncer les partenariat entre la « Non Violence Project Foundation » (NVP) et l’AFCAM. Cet accord signé entre les deux présidents (Jan Hellman pour NVP et Patrick Vajda pour l’AFCAM, photo ci jointe) se caractérisera à l’avenir par la présence permanente sur notre site de l’emblème de cette fondation, le pistolet noué.


Nous avons pensé que la lutte contre la violence faite aux arbitres se devait d’être un axe  permanent de la politique de l’AFCAM, et cet accord de partenariat avec NVP marque avec force combien nous croyons en la prévention, sans pour autant ignorer la nécessité de sanctions lourdes pour ceux qui s’attaquent à des femmes et des hommes chargés d’une mission de service public.

 

Dans notre monde sportif d’aujourd’hui, la violence est devenue un phénomène quasi ordinaire créant un environnement défavorable pour les arbitres qui ainsi sont sujets à une violence croissante sur les terrains.

 

Le partenariat entre l’AFCAM et la « Non-Violence Project Foundation » a pour but de souligner ce problème, promouvoir un comportement non-violent et encourager l’éducation et le changement positif.

 

The Non-Violence Project (NVP) est une initiative éducative à but non-lucratif, non-ethnique, apolitique et non-religieuse.

 

La mission de NVP est d’inspirer, motiver et enseigner aux jeunes que les conflits peuvent se résoudre de manière pacifique. C’est un mouvement mondial avec pour vision majeure de mettre fin à la violence.

 

“Inspirer les jeunes grâce à l’éducation” est la philosophie sur laquelle NVP s’appuie pour un vrai changement. Changer les comportements et promouvoir des relations respectueuses et non-violentes c’est ce que NVP fait quotidiennement avec ses programmes éducatifs et ses campagnes qui soulèvent les consciences collectives. Durant ces 20 dernières années, NVP a enseigné ses programmes à plus de 6 millions de jeunes, professeurs et coach sportifs.

 

La sculpture Non-Violence, le pistolet noué, est devenu le symbole de non-violence le plus connu au monde après que la sculpture originale en bronze ait été placée devant le siège des Nations-Unies à New York en 1988.

 

L’accord entre l’AFCAM et NVP comprend un soutien et une promotion mutuels entre les 2 entités sur les réseaux sociaux et avec les parties prenantes internes et externes.

 

Ensemble, nous croyons que la prise de conscience et la promotion de l’éducation sont la meilleure arme contre la violence. Nous sommes convaincus que notre travail assurera un futur meilleur dans le monde du sport et en particulier dans celui des arbitres.

 

Jan Hellman

Président fondateur

Non Violence Project Foundation

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EDITO DE JUIN... La plume à Stephane LANNOY

Le nouveau bureau du SAFE De gauche à droite :

Stéphane LANNOY (president), Laurent UGO, Patrick VAJDA
Sébastien DESIAGE, Dominique JULIEN, Christophe BIEZ, Abdelali CHAOUI.

Manque sur la photo David BENECH.
(Petit clin d'oeil: les membres du bureau du Safe portent (presque tous) le cravatte de l'AFCAM )

A quelques heures de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde 2014, il m’a semblé que cet éditorial appartenait au Président du Syndicat des arbitres de Football de l’élite (SAFE), tout juste réélu.

 

D’une part parce qu’il est lui-même un grand arbitre, je dirai un très grand arbitre, d’autre part parce qu’ainsi il exorcise les mauvais esprits qui ne l’ont pas sélectionné pour le brésil ainsi que tous ceux qui critiquent l’arbitrage Français, et qui s’en donnèrent à cœur-joie après cette non sélection.

La plume est à Stéphane Lannoy

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

 

A l’heure où le monde du Football aura les yeux rivés sur le Brésil, là où toute une nation attend avec beaucoup de frénésie le succès annoncé de sa sélection, l’arbitrage devra faire face aux exigences grandissantes dans beaucoup de domaine : des exigences de résultats chez les joueurs et leurs dirigeants, des exigences de spectacle chez les (télé)spectateurs et les médias. Etroitement liées aux mutations sociétales, ces exigences situent l’arbitre et l’arbitrage au centre d’un microcosme footballistique plutôt instable.

 

Dans un contexte rendu plus pesant match après match, un mauvais résultat, un but refusé, un pénalty non-sifflé et la vindicte populaire, simple reflet d’une société en quête de boucs émissaires, s’abat sur nous. Nous, nous sommes les arbitres qui officions chaque semaine aux quatre coins du monde.

 

Un défi crucial s’annonce maintenant à nous : être capables de suivre et non de subir les mutations de la société en général et du football en particulier, avec efficacité et lisibilité dans notre domaine de compétence. Après tout, tant mieux car les défis à relever sont toujours source de détermination.    

 

Stéphane Lannoy

Président du SAFE  

 

Edito de Mai par Patrick VAJDA ... Une première, les arbitres et juges sportifs de haut niveau, sont reconnus comme sportifs de haut niveau !

Une première, les arbitres et juges sportifs de haut niveau, sont reconnus comme sportifs de haut niveau !
  
Permettez-moi au nom du bureau national de l’AFCAM d’être très fier de la note de service ci jointe, dont je vous invite à prendre connaissance.

Dans sa première partie intitulée « le champ des sportifs concernés » paragraphe « f » il est fait mention des juges et arbitres sportifs de haut niveau. Ce point « f » vient après cinq autres points qui concernent tous les athlètes de haut niveau. En d’autres termes cela signifie que, pour la première fois, les arbitres et juges font partie intégrante de la liste des sportifs de haut niveau ce qui n’était pas vrai jusqu’au 30 Avril 2014 date de la publication de cette note de service. Espérons que cette note de service fera changer l’avis du Juge, qui jusqu’à aujourd’hui n’a jamais voulu reconnaitre la qualité de sportifs de haut niveau à nos collègues inscrit sur les listes du haut niveau du Ministère des sports.

Outre les avantages particuliers que procure cette note de service aux sportifs concernés, je vois dans ce texte et sous la signature du Directeur des sports, Monsieur Thierry Mosimann, une véritable reconnaissance du corps arbitral, si j’ajoute à cela un projet de loi (non voté à ce jour) dans lequel les arbitres peuvent devenir titulaire d’un contrat d’insertion professionnelle (CIP), il me faut reconnaitre que l’année 2014 sera à marquer d’une pierre blanche.
Je tiens, ici, à remercier chaleureusement le Directeur des Sports, et son Ministère, pour cette preuve d’écoute, de compréhension et de reconnaissance du corps arbitral.
 
Patrick Vajda
Président de l’AFCAM

 

Edito d'Avril par Patrick VAJDA ... La Fondation du Bénévolat

L’AFCAM ne roule pas sur l’or…..et nous n’avons que trois partenaires. Le Ministère de la Jeunesse et des sports qui est le premier et le plus important d’entre eux, la Fondation du Bénévolat et la Société Wax sports Limited.

La Fondation du Bénévolat nous aide d’une manière constante depuis deux saisons maintenant en nous donnant des bons SNCF qui nous permettent de financer sans bourse déliée de nombreux déplacements, en particulier lors des forums ou de nos AG.

 

En contrepartie de cette aide importante nous, ou tout au moins ceux qui le peuvent, nous devons de participer à l’activité de la Fondation en y adhérant nombreux ou plus précisément en adhérant « aux amis de la Fondation du Bénévolat » (www.amis-fondation.fr). C'est ainsi que tous les membres du Bureau de l'AFCAM sont membres individuels de la Fondation du Bénévolat et que l'AFCAM elle-même est membre en tant qu'Association.

 

Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord parce que la quasi-totalité des arbitres et juges sont des bénévoles dans la mesure ou en dehors de nos amis professionnels nous dépensons tous bien plus que le montant de nos indemnités.

Ensuite parce que la Fondation est un remarquable instrument au service des bénévoles : en quelques secondes personnes physiques ou association bénévoles peuvent être assurées en responsabilité civile et… gratuitement.

Quand on connait ce que représente les risque de responsabilité civile en terme financiers….on se précipite à la Fondation pour avoir la certitude d’une couverture correcte et répétons-le que l’on soit un individu ou une association.

Enfin parce que la Fondation a su promouvoir avec intelligence la reconnaissance envers les bénévoles. Reconnaissance ce mot qui fait tant défaut aux juges et arbitres car seul le silence caractérise nos bonnes prestations. Les palmes du bénévolat (or argent et bronze) permettent à tous ceux qui œuvrent en silence d’être récompensés.

 

Pour toutes ces raisons il me semble important que tous les bénévoles qui lisent ces lignes s’engagent avec la Fondation (contact@amis-fondation.fr), je vous en remercie par avance.

 

Patrick Vajda

Président

 

 

Editorial de Mars 2014 par Patrick VAJDA

Tout d’abord je souhaiterais remercier tous ceux qui ont assisté à notre assemblée générale du 7 mars, et qui ont bien voulu nous permettre, par un second mandat, de continuer notre action en qualité de Bureau exécutif de l’AFCAM National. Je remercie ce dernier de m’avoir élu à la Présidence afin que je puisse continuer l’action commencée il y a quatre ans.


Je suis passionné par la fonction arbitrale multisport ; passionné aussi par ce bel outil, voulu par Michel Dailly, qu’est l’AFCAM ; passionné également par les 214 000 arbitres Français ; passionné enfin par les mots « Reconnaissance et Respect »


La semaine qui vient de s’achever a été marquée par notre réception par Madame Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative. Nous avons particulièrement abordé la place de l’arbitre dans la vie sportive. Les arbitres ne sont pas des athlètes, ne sont pas des dirigeants, ne sont pas des entraineurs, ne sont pas…… Alors que sommes-nous ?


La réponse à cette question n’est pas facile, mais notre Ministre, dans son projet de loi sur le sport, nous donne un élément de réponse, en nous consacrant un chapitre (Chapitre III du Titre II du Livre II) du code du sport intitulé « arbitres et juges sportifs ». Ainsi, nous sommes bien une catégorie spécifique et cette catégorie sera créée demain. Nous ne serons plus assimilés aux uns ou aux autres ; nous serons une catégorie particulière, avec des droits et des devoirs spécifiques. A quand la création d’une commission des arbitres au sein du CNOSF ?


Outre ce chapitre particulier, la future loi prévoit une importante innovation, voulue par l’AFCAM depuis longtemps : l’extension des Contrats d’Insertion Professionnelle aux arbitres et juges sportifs. Les CIP sont un projet intéressant de réponse aux problèmes de disponibilité des arbitres de haut niveau. Il ne s’agit pas là d’une panacée définitive mais d’un excellent début de solution sur lequel l’AFCAM depuis 2005 compte beaucoup.


La création de ce chapitre dédié et des CIP, nous permet de croire que demain d’autres textes seront modifiés. Il ne s’agit pas de lois, mais des circulaires et décrets afférents. Ces textes donnent des droits (mais aussi des devoirs) aux sportifs de haut niveau et nous souhaitons que certains d’entre eux soient étendus aux arbitres et juges sportifs.


Mais cela ne pourra être vu qu’après l’adoption de la loi et sa promulgation.


Autre point important de ces dernières semaines : le Ministère  des Sports et l’AFCAM viennent de rédiger de concert une synthèse à l’attention de la Chancellerie. Cette note est le premier pas pour une information générale et approfondie des Procureurs Généraux dans le cadre de notre mission de service public et de l’application des circonstances aggravantes.


Si l’air fut pollué à Paris durant la semaine qui vient de s’achever, il semble au contraire que sur le front de l’arbitrage le ciel s’éclaircisse. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter que le soleil brille définitivement !

Mon équipe et moi-même venons d’en « d’en prendre pour quatre ans », c’est un honneur dont je tiens à vous remercier et un plaisir que j’entends partager avec chacun de vous.


Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

Editorial de Février 2014
Bons baisers de Russie (Journal des arbitres Français au JO d’hiver de 2014)

L’AFCAM ne reculant devant aucun sacrifice, nous aurons 11 reporters à Sotchi 2014. Je laisse le soin à Philippe Manassero (Vice-Président de l’AFCAM en charge du haut niveau) de vous relater quotidiennement les évènements arbitraux de ces Jeux Olympiques, et à Gilles Dumont d’être le Deus ex Machina de l’internet qui nous permettra d’être quasiment en direct avec Sotchi.

Je souhaite à nos représentants de fabuleux JO, je ne leur souhaite pas d’avoir des journées remplies car je sais qu’ils seront débordés, sauf peut-être notre « bleue » du Hockey sur glace qui n’arbitrera pas tous les jours, du moins je l’espère pour elle.

Arbitrer les JO est une fabuleuse aventure, rêvée par tous les arbitres Français, ceux qui  seront à Sotchi ont dû travailler très dur pour y être. Je leur présente toutes mes félicitations pour cette magnifique sélection.

 

Alors en route pour Sotchi !

 

Messieurs Manassero et Dumont à vous de jouer !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

EDITO DE JANVIER 2014...L’AFCAM et le Projet du CNOSF pour le Sport Français.

Ce projet écrit par le CNOSF a été adopté le 9 Janvier 2014 par une assemblée générale extraordinaire, qui s’était déjà réunie deux fois auparavant pour discuter du projet.

Ce projet a fait la quasi-unanimité du mouvement sportif, à l’exception de 4 abstentions dont celle de l’AFCAM. Pourquoi une telle abstention ?


Comme je l’avais écrit au Secrétaire  général du CNOSF « Félicitations pour ce beau texte qui, en 14 pages et parlant de sport, a réussi le tour de force de ne pas citer le mot arbitre ou arbitrage ». Mais je n’ai pas voté contre le texte car, en AG, certaines garanties me furent données.


Résultat : le mot arbitrage est cité une fois en page 12 !


Il est bien évident que, dans un texte aussi général, l’AFCAM ne s’attendait pas à un chapitre particulier sur les arbitres. Mais entre l’absence de chapitre et l’ignorance totale, il y a une marge. En d’autres termes et me référant à ce texte devenu « loi » dans le sport de compétition, l’arbitre n’existe pas, dans l’éducation par le sport, l’arbitre n’a aucun rôle etc……

Je trouve que l’année 2014 commence fort mal. Le soleil viendra-t-il de notre Ministre de tutelle ? Peut-être, car, si le texte général de Madame Fourneyron, intitulé l’Esprit de la loi, ne parle pas des arbitres, il se réfère à certains concepts propres à l’arbitrage, et surtout notre Ministre des Sports, dans le cadre de la préparation de la future loi-cadre sur le sport, a pris soin de nous faire recevoir par la quasi-totalité de son cabinet afin que nous puissions souligner nos idées importantes voire, dans certains cas fondamentales, pour l’avenir de notre arbitrage.

 

J’ai maintenant acquis la certitude qu’ au sein du mouvement sportif….nous n’existons pas, malgré une loi de 2006 qui, elle, nous fait exister et nous charge même d’une mission de service public !

 

Mais ne généralisons pas, certaines grande fédérations ont mis l’arbitrage à sa vraie place, et certains responsables de l’arbitrage sont membres du comité directeur voire du bureau fédéral et cela, dans certains cas, de droit.

Je ne vise pas ces fédérations, bien entendu ; certains membres du bureau national de l’AFCAM, savent combien je sais gré à leur fédération d’un travail de fond mené par eux et qui aboutit à une vraie reconnaissance du corps arbitral.

Non je suis en colère après cette nébuleuse que l’on appelle le mouvement sportif, et qui après nous avoir donné un strapontin (au demeurant parfaitement en harmonie avec les statuts du CNOSF dont il serait temps qu’ils changent aussi) pense être dédouané vis-à-vis des 215 000 arbitres Français.

 

Finalement je crois que l’image de l’arbitrage qui est, oserais-je le dire, « naturellement » mauvaise au yeux d’un certain public chauvin, de certains entraineurs mythomanes, ou de certains athlètes manipulés…… et bien cette image déteint sur ceux-là même qui devraient être nos plus ardents défenseurs : les élus fédéraux !

 

Mais, balayons devant notre porte : les arbitres eux-mêmes n’y sont pas pour rien : certaines grèves inutiles, certaines demandes aberrantes en terme de congés (qui aujourd’hui posent un problème insoluble au sein des arbitres de haut niveau membres de la Police Nationale) ou bien encore certains comportements du style « tais-toi, moi Je sais » ne vont pas dans le sens d’une amélioration de notre image en interne (aux fédérations).

Et puis l’image d’Etat dans l’Etat, que j’essaye de combattre, nous colle à la peau, car malheureusement ce n’est pas qu’une image, c’est le reflet d’une vraie réalité. Mais la route est longue pour abattre cette barrière stupide. Comment l’AFCAM peut-elle se battre pour être considérée comme un membre à part entière de la famille du sport, alors que dans les fédérations certains continuent à se battre pour faire chambre à part ?

 

Ma colère vient du fait que le mouvement sportif ne met rien en œuvre pour nous faire adhérer à sa politique et pour reconnaitre que nous faisons bien partie de la famille.

 

Que 2014 nous apporte Santé et Reconnaissance ! et le droit de rêver.

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM


Courrier MSJVA Projet Loi Sport


Projet sport francais et CNOSF

 

EDITORIAL DECEMBRE 2013... par Patrick VAJDA

Bien que se terminant par le chiffre 13 l’année 2013 ne nous a pas pour autant porté bonheur. Trop d’agressions, trop de blessures dont certaines très graves, et un manque de respect qui va s’accentuant !

Et puis faits encore plus graves, certaines fédérations hésitent à sanctionner comme il se doit, allant dans certains cas jusqu’à tout faire pour ne pas avoir à rendre de décision.
Or, et le football nous a montré la voie, l’utilisation de son pourvoir de sanction par une fédération a un effet dissuasif évident. Je n’en veux pour preuve que les actions passées du district du Rhône, qui après une année épouvantable, a pris des décisions fortes, faisant baisser son taux d’incivilités et d’agressions d’une manière spectaculaire !
Je ne suis pas « tout répressif »  mais quand je vois ce qui se passe je le deviens.

Mais en 2013 avons-nous eu de bonnes nouvelles ? Oui et elles sont de grande importance !
 La future loi cadre sur le sport devrait voir le jour en 2014, cette loi comportera vraisemblablement un chapitre spécifique réservé aux arbitres et juges sportifs. Quand on pense qu’au moment de la création de l’AFCAM, en 1985, aucun texte ne mentionnait le mot arbitre……. Les progrès sont indéniables, d’autant que le Cabinet de Madame la Ministre nous a associé à la réflexion nécessaire à ce chapitre particulier .

Par ailleurs certaines décisions des tribunaux montrent un certain durcissement des juges quant aux agressions sur arbitres, mais sur ce plan il nous faudra continuer nos actions afin de bien montrer aux arbitres eux-mêmes, à leurs défenseurs, et parfois aux Parquets que lorsque l’on touche à un arbitre, il y a des « circonstances aggravantes », car l’arbitre exerce une mission de service public, ne l’oublions pas.

Et puisque l’on parle de la loi de 2006, remarquons que celle-ci n’a pas été remise en cause en cette fin d’année, ce qui signifie que nous conserverons pour l’année qui s’annonce nos dérogations en matière fiscales et sociales.

Enfin onze arbitres Français iront aux Jeux Olympiques de Sochi, c’est un peu en diminution par rapport à Vancouver, et nous sommes très surpris par l’absence Française pour les Jeux Paralympiques.

Voici donc en quelques mots un court panorama de l’année 2013 durant laquelle l’AFCAM a beaucoup travaillé, avec les pouvoirs publics, avec les médias, avec le CNOSF, et aussi avec vous qui nous lisez régulièrement.
 
Je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année pleine de joie et de bonheur au milieux de ceux que vous aimez et qui vous aiment.

Pour 2014 je souhaite à nos équipes et à nos arbitres de grands Jeux Olympiques, et je nous souhaite à tous une année durant laquelle le mot respect, et plus particulièrement respect de l’arbitre, signifiera quelque chose !  Oui, je sais, je nous le souhaite tous les ans, mais l’espoir fait vivre. Si toutes les parties prenantes du sport voulaient se donner la main sur le sujet de l’arbitrage et des arbitres, ces derniers seraient surement plus heureux ! Du bonheur rien que du bonheur pour l’année prochaine !!
 
Patrick Vajda
Président de l’AFCAM
 

EDITORIAL D’AOÛT 2013 - UN GRAND COUP DE FATIGUE

 par Patrick Vajda, Président de l’AFCAM,

 

Voyez-vous en ce 29 Août 2013 j’ai un gros coup de fatigue d’abord parce que je viens de prendre un an de plus, mais surtout parce que pour la Xème fois cette année un journal insiste sur la position de niche fiscale des arbitres.


En effet le JDN (le journal du net) nous classe encore une fois dans cette rubrique qui pour les arbitres devient réellement infamante ! Qui plus est le JDN ajoute le calcul de la « perte pour l’Etat » estimée à 16M d’Euros. Après les 200 puis 100M de la Cour des Comptes, les 30M de l’inspection générale des finances voici un nouveau chiffre, toujours en baisse. Or les calculs faits avec minutie par l’AFCAM montrent que cette « perte » évolue entre 4 et 7M et rien de plus……


Je rappelle encore une fois que mes collègues « profiteurs » remplissent une mission de service public, et que leur moyenne de rémunération annuelle est de l’ordre de 220 €…..Vous avez bien lu ANNUELLE !


En d’autres termes et à l’exception de la poignée d’arbitres professionnels (moins de 1 000, sur un total de 214 000, qui paient leurs impôts comme tout un chacun) la quasi-totalité des arbitres Français y sont de leur poche. Regardons encore une fois les chiffres de notre enquête :

 

- 40 000 arbitres ne touchent rien pas même un défraiement

- 40 000 arbitres ne touchent que des remboursements de frais…..souvent très inférieurs à la réalité

- 134 000 arbitres touchent des remboursements de frais et une indemnité d’arbitrage cette dernière pouvant évoluer entre  5€ et 200€ par mission (hors arbitres professionnels)

 

Faut-il encore une fois rappeler qu’avant la loi de 2006 cette mesure d’exemption sociale et fiscale existait déjà et qu’elle était mensualisée. Le rôle de l’AFCAM fut fort simple : annualiser cette procédure, et le coup de pouce du Ministre des Sports, Jean François Lamour, consista à indexer notre exemption sur le plafond annuel de la sécurité sociale. Jusqu’en 2008 personne ne parlait de niche fiscale en parlant des arbitres…..Mais un hebdomadaire national fit une enquête afin d’en connaître le nombre et ce journal trouva intelligent de mentionner les arbitres ; depuis cette date, pas une semaine sans que l’on parle de nous en mal. Mais personne, à l’exception du Journal Nice Matin, n’est venu interroger l’AFCAM pour connaître la vérité…..Personne. Ce qui fait que de fil en aiguille on fait subrepticement apparaître les arbitres comme des profiteurs alors que 99% d’entre eux y sont de leur poche.

 

Alors vous voulez que je vous dise : « j’en ai plein le dos et j’ai un grand coup de fatigue » !

 

Article le « journal du net » :

15 niches fiscales inattendues Les sommes perçues par les arbitres sont exonérées d'impôts

Les sommes perçues par les juges sportifs dans le cadre de leur mission arbitrale sont des bénéfices non commerciaux.

Les indemnités perçues par les arbitres et les juges sportifs dans l'exercice de leur mission arbitrale appartiennent à la catégorie des bénéfices non commerciaux.


Lorsque ces derniers n'excèdent pas14,5% du plafond annuel de la Sécurité sociale – soit 5 370 euros en 2013, ils sont non seulement exonérés d'impôts mais aussi de charges sociales. L'Etat estime le coût de cette dépense fiscale à 16 millions d'euros pour 2013.

  • Coût estimé pour l'Etat en 2013 : 16 millions €

  • Nombre de bénéficiaires : NC

  • Année de création : 2006

 

EDITORIAL DE JUILLET 2013

Cet éditorial de Juillet 2013 reprend « in extenso »le discours de Patrick Vajda devant le congrès des arbitres de Rugby réuni à Annecy le 29 Juin 2013.

Ce discours fait également le point sur le rendez-vous de l’AFCAM avec Madame Valérie Fourneyron Ministre des Sports.

 

 

Bonjour à tous,

C'est toujours un immense plaisir de me retrouver parmi vous. Natif de Biarritz le Rugby est toute mon enfance. Ravi aussi de me retrouver au milieu de ma famille, celle des arbitres.


Je voudrais remercier tout particulièrement Didier Mené votre Président, Joël Dumé votre DTNA, et Jean Christophe Gastou (président de l'UNAR) et Philippe de Miranda, vos représentants au sein du bureau national de l'AFCAM, avec lesquelles nous faisons un gros travail de coopération et de fond

 

L’AFCAM représente aujourd’hui les 214 000 arbitres auprès des pouvoirs publics, du CNOSF, et la semaine prochaine auprès du Comité International Olympique!

 

Mais avant de parler de l'avenir, je souhaiterais dire quelques mots sur la violence :

. Un arbitre hollandais tué

. Un arbitre français de basket agressé par un joueur -6 semaine d'arrêt- Sanction : 4 ans de suspension ans dont deux fermes. Puis les évènements du foot encore, la veille de mon rendez-vous avec la ministre

 

Pourquoi les évènements du Plessis Trévise en football?

Outre la bêtise humaine, c'est  la rapidité de circulation de l'information qui permet à un joueur mécontent de prévenir ses copains par SMS.... Mais c'est aussi l'impunité dont bénéficient les fauteurs de troubles. Qu'est-ce-que 3 mois avec sursis?

 

Nous avons demandé à la Ministre l'application de la loi: la loi  dit que nous sommes les tenants d'une mission de service public et que ceux qui nous agressent voient leur peine pénale aggravées

 

Malheureusement   la loi n'est pas appliquée :

Par des juges qui ne connaissent la loi du 23 octobre 2006

Ou qui ne veulent pas l'appliquer!

 

Une circulaire devrait partir, à la demande de Madame Fourneyron, du cabinet de Mme Taubira, Ministre d’Etat chargée de la Justice,vers tous les juges de France....

 

 

Mais Je souhaiterais aujourd’hui vous parler plus du futur que du passé.

 

Futur qui est conduit par les réactions de notre Ministre sur un certain nombre de sujets

 

#Le maintien de la Loi de 2006 dans tous ses effets est pour tous les arbitres Français un sujet extrêmement important :

 

Lorsque nous entendons parler d’une possible addition des frais dans la rémunération, nous devenons circonspects, car dans ce cas ce ne sont plus 800 arbitres sur 214 000 qui dépassent le plafond de 5 340 euros mais énormément plus. Comment admettre qu’un remboursement de frais, le plus souvent insuffisant, puisse devenir « taxable » et ainsi annuler les intentions du Législateur au moment du vote de la Loi de 2006.

 

Le  Cabinet de la Ministre nous a assuré,  que sur ce plan il n’y avait aucun souci à se faire : « tout est sous contrôle »

 

#Lors d’une rencontre avec Monsieur le Directeur des sports, nous lui avions confié une présentation explicitant les raisons d’une harmonisation entre le statut des athlètes de haut niveau et celui des arbitres de haut niveau.

 

 Nous souhaiterions que dans le cadre de la nouvelle loi sur le sport en cours d’étude, ce point soit abordé et qu’un certain nombre de parallélismes soit mis en place.

 

Sur ce point, la définition du mot sportif, qui se limite aujourd’hui aux athlètes, devrait être revue afin d’y inclure les arbitres qui concourent, de la même manière que les athlètes, à la réalisation de l’acte sportif en compétition.

 

La Ministre a pris note de ce point et nous promet une mise en harmonie des textes…..sauf sur un point, les CIP. L’Etat ne peut pas s’engager dans une dépense supplémentaire, quelle qu’elle soit ! Or dans les CIP il y a une participation de l’Etat qui vient compenser le manque à gagner de l’entreprise. Ce dernier point est extrêmement malheureux, car il y a trois ans le texte sur les CIP applicables aux arbitres devait être voté puis….fut retiré de l’ordre du jour !

 

 

#La place de l’arbitre dans l’école : nous souhaitons, par exemple lors de la semaine du sport à l’école, qu’un arbitre puisse intervenir pour montrer et expliquer aux enfants (8/9ans) l’intérêt et les difficultés de sa mission. Nous souhaiterions ainsi contrebalancer le comportement parfois aberrant des parents ou des grands frères. Mais entrer dans les écoles n’est pas simple, et nous avons besoin de l’aide du ministère des sports pour démarrer cette action.

 

La Ministre comprend l’intérêt de cette action, mais trouve que la méthode choisie n’est pas la bonne : « vous n’entrerez pas à l’école….et tous les arbitres ne sont pas forcément de bons pédagogues en particulier pour des élèves si jeunes 8/9 ans). Seule solution envisageable ; une étroite coopération avec l’USEP

 

 

# La place des femmes dans l’arbitrage évolue, mais évolue lentement, alors qu’elles ont toutes les qualités pour être aussi bonnes, voire meilleures, que les hommes. Mais à tous les niveaux les barrières sont lourdes à franchir, tant les milieux de l’arbitrage sont masculins (sauf sports particuliers) et peu enclins à laisser passer des femmes qui pourraient barrer la route à des hommes (qui dans leurs esprits seraient meilleurs)

 

La Ministre est d’accord avec nos analyses mais les pourcentages annoncés par notre enquête annuelle la rendent extrêmement triste !

 

 

#S’il est clair que certaines fédérations ont dans leur statuts une obligation de compter un arbitre dans les rangs du Comité Directeur (Rugby/Foot/Escrime….), cette mesure devrait être généralisée, afin d’avoir la certitude qu’au moment de décisions délicates la voix de l’arbitrage soit entendue. Cette généralisation devrait s’étendre aux statuts du CNOSF où l’arbitrage et les arbitres font figurent de parents pauvres….très pauvres même.

 

Cette mesure semble plaire à la Ministre ! Je l’avais appuyée par l’exemple actuel : Eric Borghini spécialement élu au CA fédéral a pu faire un rapport immédiat sur les événements récents au bureau et à son Président en sa qualité de spécialiste, d’arbitre, et de responsable de l’arbitrage.

Un représentant de l’arbitrage nous semble être une nécessité absolue, dans les comités directeurs ainsi d’ailleurs qu’au CNOSF


  

#L’AFCAM est très officiellement invitée à participer aux travaux d’une commission du CIO, le 5 Juillet 2013.

J’y présenterai ce jour-là l’intérêt d’une organisation arbitrale nationale, voire internationale. Cet intérêt est multiple,  tant sur les aspects formation (souvent délaissés par les fédérations lorsqu’il s’agit d’aller au-delà des règles du jeu) que pour la sécurité des arbitres. Deux populations prêtent serment aux JO, et, si les athlètes ont une commission au CIO, personne ne parle des arbitres ; le CIO fut très surpris de ma première lettre, envoyée en 2012, mais s’est empressé de nous recevoir. La commission sera présidée par Serguei Bubka.

 

Monsieur Bubka étant l’un des prétendants à la « couronne suprême » de président du CIO, il est excellent de lui montrer ce que fontt la France et l’AFCAM

 

 

#Les actions de l’AFCAM se multiplient, les demandes d’interventions aussi ;

Je dirais, en pesant mes mots, que le bénévolat n’y suffit plus ! Et même si cela n’est pas dans l’air du temps, j’ose me bercer de l’idée qu’un cadre technique, un DTN de l’AFCAM pourrait booster les choses….. « J’ai fait un rêve » disait Martin Luther King…Moi aussi !

 

J’ai bien entendu exigé une……Femme. Si la Ministre a dit « bien joué » elle ne semble pas avoir été emballée par l’idée

 

Comme vous le voyez et en dehors des sursauts médiatiques nous avons beaucoup de grains a moudre Mais je tiens pardessus tout à l'application de la loi, il y va de notre sécurité. Il faut pour cela que chacun soit conscient que la mission arbitrale est une mission de service public!

Il nous a fallu 21 ans pour obtenir ce statut alors appliquons le et faisons le appliquer...

 

Je vous remercie de votre attention

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

EDITORIAL DE JUIN par Patrick VAJDA

Alors que le Lundi 17 Juin l’AFCAM rencontre Madame la Ministre des Sports, des incidents graves se produisent autour d’un match amateur « à enjeu » dans le Val de Marne. Il est certain que l’entretien de ce Lundi portera sur la violence et sur la manière de faire appliquer la loi de 2006 qui semble être quelque peu oubliée.

Après la mort d’un arbitre hollandais, l’agression de Joffrey Calvet au Basket (6 semaines d’arrêt de travail) et aujourd’hui un nez cassé en région parisienne, on ne peut malheureusement pas dire que la situation s’aggrave, elle était grave et elle le reste !

 

Afin que nul n’ignore les faits, j’ai repris ci-dessous la dépêche AFP qui montre bien, d’une part ce qui s’est passé, et d’autre part l’implication de Madame  Fourneyron.

 

Mais je voudrais souligner qu’à plusieurs reprises mon attention a été attirée par la difficulté pour les arbitres malmenés ou blessés de se faire entendre par des forces de police ou pire encore par les tribunaux. Certains allant même jusqu’à ignorer sciemment le caractère « mission de service public » de nos activités arbitrales.

Si les juges n’appliquent pas la loi…ou va-t-on ?

 

Il devient fondamental que la Chancellerie attire l’attention de tous les juges, par une circulaire, sur l’existence de la loi d’octobre 2006, et sur la manière de l’appliquer. Le coté dissuasif de la loi Lamour Humbert est un élément fondamental nécessaire à la protection des arbitres !

 

L’AFCAM se doit d’être à la pointe de ce combat !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

 

Deux arbitres agressés à la fin d'un match de foot amateur

(AFP)–

PARIS — Un joueur et deux spectateurs mécontents ont été placés en garde à vue après l'agression de deux arbitres à l'issue d'un match de football amateur, samedi après-midi au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), a-t-on appris de sources concordantes.

La ministre des Sports Valérie Fourneyron a condamné cette agression, rappelant dans la soirée que "le sport (ne devait pas) être pris en otage par la violence".

L'un des hommes en noir, l'arbitre central, a eu le nez cassé et a été transféré à l'hôpital Sainte Camille de Bry-sur-Marne, l'autre est sorti indemne de l'altercation, a indiqué la préfecture, confirmant une information de la radio France Info.

L'incident s'est produit après la victoire de Villejuif sur Champigny-sur-Marne (4-0) en finale départementale des moins de 17 ans.

Un joueur de Champigny, expulsé à cinq minutes de la fin pour avoir commis une faute, a harangué les supporteurs de son équipe pour qu'ils descendent sur le terrain. Une dizaine de spectateurs l'ont écouté et s'en sont violemment pris aux arbitres, selon la préfecture.

La rencontre avait été signalée à la police par la Ligue de football, car il s'agissait d'un tournoi "à enjeu": "Il y avait plusieurs matches sur le même site et des finales", a expliqué cette source.

Les agents sont rapidement intervenus et ont interpellé un joueur du club de Champigny et deux spectateurs, qui ont été placés en garde à vue au commissariat local.

"Il y a deux mineurs et un majeur. D'autres joueurs vont être sanctionnés sportivement", a précisé auprès de l'AFP Renaud Hocq, président de l'Amicale des arbitres du Val-de-Marne, qui représente 200 arbitres.

"L'arsenal juridique, qu'il soit pénal ou disciplinaire, permet de sanctionner les auteurs de ces violences", a rappelé Valérie Fourneyron, réaffirmant "sa résolution à oeuvrer aux côtés du mouvement sportif pour ne pas laisser le sport être pris en otage par la violence", dans un communiqué.

Un autre incident a eu lieu mercredi dans le même département lors d'une finale de foot en salle à Villiers-sur-Marne, a indiqué M. Hocq. Selon lui, des individus mécontents du score avaient pris les arbitres à parti et ces derniers avaient dû s'enfermer dans les vestiaires en attendant l'intervention de la police.

Ces agressions interviennent alors que le journal Le Parisien publiait sur son site internet une vidéo amateur montrant une bagarre entre des dizaines de jeunes, entrés sur un terrain de football à Ivry-sur-Seine le 2 juin.

"C'est une coïncidence malheureuse", a estimé la préfecture du Val-de-Marne, en assurant qu'il y a "des violences en marge des matches de football amateur, mais pas régulièrement."

Le ministère des Sports a également rappelé que cet incident faisait suite "à ceux qui se sont produits le 2 juin dernier dans le même département, où plusieurs dizaines d'individus, armés de battes de baseball et de bombes lacrymogènes, ont envahi un terrain de football lors d'une rencontre opposant l'US Ivry Football et l'AS Val-de-Fontenay, deux clubs de division d'honneur".

"Le football a changé, c'est de plus en plus violent", a estimé M. Hocq. "On a de plus en plus de soucis avec l'environnement, le public."

Pour lui, il faut poursuivre le travail de prévention en amont, mais aussi renforcer la sécurité sur les finales, avec des agents de sécurité. "Sinon, un jour, on aura une catastrophe."

Sur 1.000 rencontres de football amateur durant la saison 2011-2012, il y a eu "18,2 matches entachés d'au moins un incident", selon l'enquête annuelle de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

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Editorial de Février 2013 par Patrick VAJDA

Joffrey Calvet a été victime ce dimanche d'un agression caractérisée lors d'un match de N3 de Basket !


La gangrène de la violence s'étend et dépasse le football. Cette agression innommable a été transcrite sur le papier par son co-arbitre, Dorian Malphettes; vous trouverez ci dessous son texte

 

Un terrain de basket, du parquet, des lignes et Un homme à terre , habillé de gris et noir, allongé en position de protection, les bras lui couvrent le visage, les mains croisés, il se protège, impassible, il attend. A côté, un autre homme est à terre, excité, agacé, en tenu de basket, tout maillot dehors retenu par 5 autres joueurs. Des cris, de l’énervement, de l’angoisse et de l’incompréhension, des coups sont partis et des insultes ont résonné. Ce n’est pas de la science fiction, c’est arrivé samedi dernier sur un terrain de basket.


C’est un acte que nous n’aurions jamais imaginer dans notre sport, le basket-ball,  grande famille solidaire et responsable. Ainsi, un arbitre s’est fait agressé au cours d’une rencontre masculine de nationale 3.


Cet ami, ce fils, ce copain, ce collègue, cet éducateur, ce salarié, passionné et investi n’a pas failli à la tache qui lui incombe : diriger une rencontre entre joueurs qui lui ont remis leur confiance pour assurer l’impartialité et l’application loyale et juste des règles de notre sport.


Avec intégrité et discernement, la paire d’arbitre a jugé, décidé, choisi, appliqué, rigolé, sanctionné, autorisé, convaincu, argumenté,  discuté, assumé les actions les unes après les autres en gardant à l’esprit qu’ils étaient sur le terrain pour leur plaisir, notre plaisir, votre plaisir.

Sauf pour 1 joueur qui décida, ce jour là, de rompre le lien sacré et universel qui unit les acteurs d’une rencontre, la confiance des uns envers les autres pour que chacun puisse retirer le bonheur qu’il a de jouer en toute sportivité. Ce jour là, ce joueur a trahi l’étique de notre sport.


Chaque fonction que l’on occupe oblige à des postures et des comportements (entraîneurs, dirigeants, parents, accompagnateurs, officiels, joueurs, spectateurs). Aucune de ces fonctions n’est supérieur ou inférieure à l’autre mais toutes s’obligent à un respect total et réciproque.

Ce jour là, 1 personne à failli, à déstabiliser le système. Il est de NOTRE responsabilité, nous tous participant à ce sport, à cette rencontre de garder à l’esprit que nul ne peux être au-dessus des autres.


Que cet ami, ce fils, ce copain, ce collègue, cet éducateur, ce salarié, passionné et investi trouve dans ce moment notre soutient, notre reconnaissance et ainsi que chacun d’entre nous se rappelle le pourquoi de sa présence autour d’un terrain.

Que si la présence n’est guidée que par la volonté de nuire, elle se retrouvera seule contre tous, isolé au milieu de notre grande famille solidaire et responsable.

Cette agression doit nous rappeler que tout équilibre est fragile et que nous devons participer tous à le maintenir.

 

 

 Voici un extrait de ce qu’a écrit Joffrey :

 

Jusqu'à ma sortie de l hôpital, je pensais tenir une forme exceptionnelle mais plus les km et les heures de déposition passés et plus je me rends compte de ce qu sest passé. J'aimerai te dire que je suis toujours prêt a repartir sur les terrains. Mais je vais prendre mon temps. 


A ce jour, j'ai un traumatisme crânien, une entorse aggravé des cervicales C2-C3 avec écrasement osseux, brûlure et entaille au coude gauche. 


Ce qui donne 3 semaines d'arrêt total. 


J'ai été porter plainte immédiatement a ma sortie d'hôpital au commissariat de Tulle. 


Pour tout vous dire je suis écœuré par de tels comportements de joueurs qui pensent que le sport et la guerre sont un seul et même mot !


Je vous demande à tous de faire parvenir sur ce site des messages de solidarité et d'encouragement pour Joffreay et Dorian.


Nous devons montrer que la collectivité des arbitres est indignée, et que la loi de 2006 doit s'appliquer avec la plus grande rigueur. Ce genre d'événement ne doit plus se reproduire, alors il nous faut réagir; je compte sur vous

 

Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

 

Editorial de Janvier 2013 par Patrick VAJDA

N'avons-nous pas raison tous les ans de souhaiter aux uns et aux autres nos vœux les meilleurs pour l'année qui débute, pourtant Tolstoï disait: "Tous les hommes font la même erreur, de s'imaginer que bonheur veut dire que tous les vœux se réalisent."


Tous nos vœux ne s'exhaussent pas, mais si nous ne les formulons pas…ils n'ont aucune chance d'exister; voici pourquoi en ce tout début d'année 2013, je vous souhaite au nom du bureau de l'AFCAM mes vœux les meilleurs pour une grande, très grande année nouvelle. Cette année qui se termine par le chiffre 13 nous portera certainement bonheur et apportera dans les stades et sur les terrains le respect à la fonction arbitrale que nous appelons tous de nos…vœux. Formulons ce vœu haut et fort et tentons de démentir Tolstoï !....


L'année 2013 sera certainement l'année d'une nouvelle loi sur le sport; souhaitons fortement être entendus par notre Ministre afin qu'il soit tenu compte du corps arbitral dans ce nouveau texte, et que l'arbitre de haut niveau soit considéré à l'unisson du sportif de haut niveau. Espérons aussi qu'une place sera reservée aux arbitres dans la future Gouvernance du sport comme c'est déjà le cas dans  quelques fédérations qui ont déjà mis leurs statuts à jour.


Souhaitons également que 2013 soit l'année de notre régionalisation et que nous puissions continuer notre progression dans le maillage de notre territoire, avec l'aide des CROS, des CDOS, et des ligues régionales sportives. Il est important que nous soyons représentés sur toute la France, tout en respectant d'une manière systématique nos statuts qui ne nous autorisent aucune immixtion dans les affaires intérieures d'un sport.


C'est cette organisation régionale qui nous permettra d'organiser partout en France le séminaire "Tronc commun" qui est un succès véritable, prouvant qu'il satisfait un besoin réel. Nous devons poursuivre cette action, ce que le Ministère des sports nous engage à faire, car elle est un gage d'amélioration de la fonction arbitrale.


Enfin nous souhaitons avec le concours du Ministère de l'éducation nationale et celui des Sports, mettre au point une semaine de l'arbitrage dans toutes les écoles de France, afin de montrer, pendant une heure ou deux, aux enfants de 8/9 ans que la fonction d'arbitre est une fonction délicate, humaine et qu'elle est avant toute chose celle qui permet le déroulement du sport de compétition. Les arbitres illustrent parfaitement l'adage: la critique est aisée mais l'art est difficile.

Comme vous le voyez l'année 2013 sera bien remplie !


Je souhaite, à tous les arbitres Français, vous êtes 214 000, une année heureuse, merveilleuse, faite de respect et de tolérance pour cette fonction indispensable à la pratique sportive, et vous fixe rendez vous pour notre Assemblée Générale du 8 Février 2013.


Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

 

Editorial de Noël

Bonjour à tous,

 

A quelques heures de Noel je voulais vous faire un cadeau, mais un cadeau à 212 000 arbitres….c'est difficile !


Comme il y a 48 heures j'ai enregistré une émission de radio pour RVM (la radio des arbitres Olympiques durant Londres 2012) j'ai du faire face à deux animateurs dont l'un Gontran Beaudequin a écrit ce merveilleux texte, je vous le dédie en guise de cadeau de Noel. Je vous souhaite des fêtes inoubliables pleines de bonheur et de joie, et de fraternité.

 

Amitiés à tous on se retrouvera au début de l'année pour les vœux bien sur!

  

"J'aurais pu me pointer avec un sifflet vêtu d'un magnifique short noir et dans ma poche des cartons de toutes les couleurs, aux couleurs de mes envies

j'aurais crier , fauuuuuteeee !!!!

et vous seriez sorti , la tête basse , sur la touche de vos excès , de votre mauvaise foi, de votre "jeux dit" noir sur lequel j'aurais mis du rouge sur la touche de ma pensée, mon cœur bas en corner aujourd'hui, j'ai le costume , demain je me lave les mains !!

je suis un juge que l'on juge

de moi on ne connait rien

rien de mieux, rien de moins

j'aime pourtant le sport, a qui j'ai tout donné; ma place dans les gradins, l'attente avant l'entrée, le rire entre copains, la bière et l'amitié mes rêves de gamin; demain pourtant je serais la ,soufflant dans mon sifflet encore et encore jusqu'à m'époumoner !

Ca aussi c'est du sport !

Quand on aime on ne compte pas, formule pas vraie pour moi planter sur le bitume , la terre , ou le gazon pas de réponse, une seule question le plaisir de la règle ou les hors jeux du plaisir "

 

Gontran
 

EDITORIAL de Décembre 2012 par Patrick VAJDA, Président de l'AFCAM

Bonjour,

 

Je voulais vous souhaiter à tous d'excellentes fêtes de Noël, et ce matin j'apprends, comme vous, le décès d'un des nôtres; je dis un des nôtres car, dans ce cas dramatique, nous sommes tous des arbitres Hollandais!


Peut-on imaginer qu'en ce 21ème siècle un homme soit assassiné pour avoir bénévolement prêté son concours en qualité de juge de touche à la tenue d'un match de football ?


Cet homme Richard Nieuwenhuizen, âgé de 41 ans, a été frappé à la tête et piétiné par les joueurs qu'il venait d'arbitrer. Ces joueurs ont entre 15 et 16 ans…


Je suis écœuré et malade de voir de telles choses se produire dans notre vieille Europe, et je me demande jusqu'où nous allons aller.


Le sport a généré des mouvements de foule, des catastrophes; rappelons nous les terribles images du Heysel par exemple. Ce sont des catastrophes inacceptables; mais un assassinat en bonne et due forme d'un arbitre dans l'exercice de ses fonctions, je crains que ce soit une première !


Ce genre de choses n'est pas une banalité que l'on traite par un entrefilet dans les journaux. Je sais qu'en Hollande cet assassinat a créé de vives réactions, mais ce sont tous les sportifs du monde qui devraient réagir en refusant une telle barbarie.


Nous sommes 212 000 arbitres en France et quelques millions de part le Monde, il est hors de question que notre mission se transforme en "mission impossible" et que nous devenions la cible de ce genre d'acte vindicatif et définitif.


Je souhaite que toutes les autorités du sport prennent la mesure d'un tel acte afin que plus jamais il ne se reproduise aux Pays Bas ou ailleurs.

 

Richard est mort, et cela est invraisemblablement dramatique.


A toute sa famille et à sa Fédération, l'AFCAM présente ses condoléances émues. Depuis hier, une grande tristesse s'est abattue sur le monde de l'arbitrage; nous devons réagir pour que cela ne se reproduise plus jamais, JAMAIS.

 

Editorial Août 2012 Par Patrick Vajda, Président de l'AFCAM

Lettre Ouverte aux arbitres français participant aux Olympiques et Paralympiques de Londres 2012

Bonjour à tous,
 
La cérémonie de clôture vient de s'achever. Les Jeux Olympiques de 2012 sont terminés et comme le disent nos amis de l'International Paralympic Committee ils furent un excellent échauffement pour les futurs Jeux paralympiques de Londres.
 
Un grand merci à notre webmaster, Gilles Dumont, qui tous les jours sur le site de l'AFCAM mais aussi sur Face Book nous donnait de vos nouvelles. Un énorme merci à notre Tintin reporter aux JO, Philippe Manassero, qui tous les jours réussissait à vous retrouver, à vous faire parler, ou à vos photographier. Un clin d'œil à RVM, cette radio locale qui a suivi les JO au travers de vous!
 
Je ne saurais oublier le CNOSF qui a tout fait pour que vous soyez cette année de réels membres de la délégation Française, et qui a permis à notre Président d'honneur, Michel Dailly, de participer à ses premiers Jeux Olympiques.
 
Mais bien sur un grand bravo à vous tous qui avaient représenté l'arbitrage Français de la meilleure façon qui soit, en allant pour beaucoup d'entre vous jusqu'à la dernière phase de la compétition.
 
Il y avait à Londres 55 arbitres Français (y compris nos collègues des Paralympiques), vous étiez donc la plus grosse délégation Française, et pendant ces 16 jours j'ai beaucoup pensé à vous en essayant de vous transmettre le meilleur fluide possible pour que vous soyez parfaits et encore meilleurs. J'ai aussi pensé au 56 eme d'entre vous, Edouard Eskenazi (qui fut le premier nommé par sa fédération internationale) qui n'a pas pu se rendre à Londres, ses premiers jeux, mais qui de la haut a du vous regarder avec joie et plaisir.
 
Cet événement est véritablement le plus fantastique de la carrière d'un athlète, il l'est également pour les arbitres. Alors je ne peux vous souhaiter qu'une seule chose: revivre cet événement dans 4 ans!
 
Je ne terminerai pas ce message sans une petite critique que je fais tous les 2 ans: Lord Sebastian Coe et vous Monsieur le Président du CIO vous avez remercié les athlètes et les volontaires, et vous avez eu raison, mais une fois de plus vous avez oublié les arbitres qui pourtant prêtent serment lors de la cérémonie d'ouverture....Même si j'y suis habitué je ne m'y ferai jamais.
 
 
Patrick Vajda
Président de l'AFCAM
 

Editorial Juillet 2012 Par Patrick Vajda, Président de l'AFCAM

Ici Londres, les arbitres parlent aux arbitres,

 

C'est ainsi que nous appellerons notre rubrique qui nous maintiendra en contact avec tous nos collègues arbitres durant les Jeux Olympiques de Londres 2012 (du 27 Juillet au 12 Aout 2012). Ce titre du à la sagacité de Philippe Manassero, est, si j'ose dire, "parlant": nous voulons en effet maintenir le contact durant toute la durée des Jeux, au jour le jour, avec nos 52 représentants. Nous espérons ainsi maintenir une émulation qui vous donnera envie d'être encore meilleurs, et surtout maintenir un contact avec nos 210 000 collègues. Car les Jeux Olympiques ce sont aussi les arbitres, en effet sans eux point de Jeux. Eh oui je me répète encore mais ce qui va sans dire va encore mieux en le disant !


Je souhaite à tous nos arbitres Olympiques et Paralympiques de grands Jeux, mais je ne peux pas leur souhaiter d'arbitrer au plus haut niveau de leurs épreuves respectives car je souhaite très fort que nos athlètes soient eux au plus haut niveau!

J'espère que l'on pourra tous se retrouver le 28 Juillet au soir au Club France ou j'aurai l'immense plaisir de vous accueillir. Je ne parle là que des arbitres Olympiques mais si des paralympiques sont présents, ils seront bien entendu les bienvenus.

 

Avant le début des JO j'aurai l'immense plaisir de rencontrer Madame Fourneyron, Ministre des Sports, afin d'attirer son attention sur un certain nombre de questions qui sont toujours à l'ordre du jour :


- Le maintien de la loi Humbert, comme tous les ans, à l'époque du budget, le sujet revient  sur la place publique, puisque d'aucuns ont bien voulu considérer les indemnités d'arbitrage comme des niches fiscales……ce qui me met dans une colère noire.


- Alignement du statut des arbitres de haut niveau sur celui des athlètes de haut niveau. Souvent la loi parle de sportif de haut niveau et certaines de nos grandes juridictions pensent que l'arbitre ne peut pas être un sportif de haut niveau! Alors il seront bon qu'un texte de loi précise que dans le mot sportif HN, on lit Athlètes HN et Arbitres HN


- Création d'une journée de l'arbitrage dans les écoles, montrant que l'arbitrage peut aussi être un outil d'accès à la citoyenneté; et montrant aux enfants que l'arbitre n'est pas ce personnage tant décrié par leurs parents


- Continuer dans le sens du tronc commun en permettant au plus grand nombre de profiter de cette formation multi disciplines qui donne aux participants des informations importantes pour leur vie arbitrale


- Obtenir que dans les statuts types des fédérations soit inscrit la présence d'un arbitre "intuitu personae" au sein des comités directeurs fédéraux.

 

Le séminaire Tronc Commun de Nice (7 et 8 Juillet) fut un beau succès. Il fut organisé dans le cadre du tournoi de Basket international Laure Ecard, par le CROS Cote d'Azur et Philippe Manassero. Et nous avons eu la joie d'y accueillir Chantal Julien et Gilles Veissiére, des grands parmi les grands arbitres dans leur sport respectif.

 

Je vous souhaite à tous d'excellentes vacances, je n'en prendrai pas car entre les JO et le maintien de la loi Humbert, je ferai la navette entre Paris et Londres (LOL…)

 

EDITORIAL d'Avril 2012 par Patrick VAJDA, Président de l'AFCAM

interview de Patrick VAJDA lors de l'AG 2012

Greg : Vous êtes le président de l'AFCAM depuis deux années maintenant, quels sont les faits marquants à mi-mandat ?


Patrick Vajda : Après un travail difficile de consolidation et de reconnaissance fait par Michel Dailly, nous représentons aujourd'hui la totalité du corps arbitral français, sans ce travail de fond nous n'existerions pas, et grâce à ce travail de fond nous pouvons nous consacré aujourd'hui à d'autres taches moins ingrates mais tout aussi difficiles :


. Le tronc commun dont nous parlerons plus tard

. L’amélioration de l'image des arbitres avec une collaboration avec l'école

. La bagarre quasi perpétuelle pour le maintien de la loi Lamour Humbert, succès pour 2012

. Une participation accrue aux travaux "des institutionnels" (Ministère et CNOSF): Nous participons aux travaux de la commission déontologique du CNOSF, et aux commissions du Ministère des sports: Femme et sport, Lutte contre les discriminations, supporterisme, assises du sport,…. Ainsi l'AFCAM, ou plutôt les arbitres sont de plus en plus visibles…Peut être un jour la presse s'intéressera-t-elle à nous et pas uniquement pour nous dénigrer, a titre d'exemple un grand hebdo a interviewé l'AFCAM à l'occasion de la journée de la Femme, et de la position des femmes dans l'arbitrage


G : Avez-vous apporté quelques innovations ?


Pva : En tous les cas nous essayons le tronc commun est un bon exemple.


Afin de nous faire mieux connaître de ce ceux qui nous permettent d'exister, tous les bureaux de l'AFCAM se tiennent au cœur des fédérations sportives nationales, ou nous sommes fantastiquement accueillis,

Je souhaite remercier


L'Escrime, qui nous a reçu plusieurs fois et qui fut l'initiateur


Boxe, Lutte, Voile, Athlétisme, Rugby, Tronc Commun à la Natation, Hockey sur Glace, Football, Cyclisme (à venir)


Notre dialogue avec le CNOSF, c'est considérablement amélioré grâce à la convention signée l'année dernière et que nous renouvellerons tout a l'heure et grâce aussi à un secrétaire général, Jean Pierre Mougin, toujours disponible avec ses équipes. Nous voudrions encore améliorer cette osmose, qui à nos yeux n'est pas encore suffisante. Des raisons de fond excluent la création d'une commission des arbitres au sein du CNO, nous le comprenons mais nous souhaiterions être plus associés au sport français dont nous sommes un élément important.


Nous avons besoin du CNOSF pour nous aider à promouvoir le tronc commun au sein des CROS et des CDOS, peut être au travers de l'IFOMOS.


Tous les présidents de CROS et de CDOS furent invités aujourd'hui et le seront à l'avenir pour toute nos AG. Notre intégration dans le milieu régional doit s'accélérer et avec l'aide des CROS et de CDOS nous devrions pouvoir très vite être présent partout en France


Le CNOSF qui nous a aidés également avec force dans le maintien de la loi Humbert Lamour pour 2012


G : Ne croyez-vous pas que le problème principal des arbitres reste la disponibilité ?


Pva : Certainement mais en période de crise et en période de crise de l'emploi il faut être très prudent avec des demandes exorbitantes du droit commun, ne mettons pas les arbitres en situation de perdre un emploi parce qu'ils ont des droits particuliers.


Pendant près de deux ans nous avions travaillé avec Michel Dailly sur un projet de loi concernant l'éthique et dans lequel figurait l'extension du texte sur les CIP (convention d'insertion professionnelle) aux arbitres, ce teste était prêt, l'étude d'impact réalisée, mais personne ne fut capable de dire quand ce texte ressortirait. Eh bien il est ressorti…..mais sans les arbitres et le texte sur les CIP est toujours réservé aux athlètes, sans extension aux arbitres. En restant très calme je dirai c'est dommage !


Je suis vraiment anéanti lorsque je vois des textes sur les sportifs de haut niveau qui ne mentionnent que les athlètes et qui oublient les arbitres….pourtant c'est si simple !


G : La loi de 2006 n'a pas été modifiée elle est donc toujours en vigueur, qu'elle est son avenir ?


Pva : Nous allons entrer dans les détails un peu plus tard puisque c'est un point à l'ordre du jour, mais d'ores et déjà je voudrais remercier Jean François Lamour et le CNOSF qui ont fait un travail puissant pour éviter toute modification de la loi. Ainsi d'ailleurs que le Ministère du budget qui m'a reçu et a compris rapidement notre situation et notre position. Mais restons vigilants, depuis qu'un ministre nous a traité de Niche Fiscale, nous sommes sur cette liste et certainement tous les ans la Cour des Comptes reviendra à la charge…..Nous verrons tout à l'heure la totale injustice qui fait que nous sommes considérés comme des profiteurs de niches fiscales.


G : J'ai entendu dire que les arbitres policiers auraient beaucoup de mal à rester au plus haut niveau ?


Pva : C'est effectivement un souci que nous n'arrivons pas à régler, malgré d'excellents rapports avec le commissaire Principal en charge du secteur. Mais les restrictions budgétaires au niveau de l'Etat font que les arbitres policiers ne peuvent plus bénéficier de jour de vacances supplémentaires leur permettant d'arbitrer. La DGPN a pris en la matière des décisions dommageables qui font que seuls les arbitre de haut niveau figurant sans interruption sur les liste du Ministère de sports depuis plusieurs années, ont droit au maintien de leur droit, pour les autres les jeunes arbitres policiers ou ceux qui viennent d'arriver sur la liste du haut niveau, il n'y aura plus aucun avantage….


G : Mais vous avez réagi face à cette situation nouvelle ?


Pva : Oui bien sûr et nous avons rencontré les autorités compétentes, y compris le Ministère des sports, mais nous attendons depuis Juillet la réponse officielle de la DGPN, dont nous savons néanmoins qu'elle sera négative. Il ne reste plus qu'à attendre les élections et à relancer le sujet auprès du Ministre de l'intérieur.


G : Les Jeux Olympiques et Paralympiques approchent: que pensez-vous des Français sélectionnés ?


Pva : Ces sélections ne sont pas encore terminées mais nous nous acheminons vers un nombre record d'arbitres français sélectionnés, et vraiment nous en sommes particulièrement heureux. Nous collectons jour après jours ces sélections afin d'informer le CNOSF. Ainsi tous les sélectionnés auront accès au Club France, un club France magnifique, et auront le paquetage de l'Equipe de France Olympique. Et Philippe Manassero nous parlera tout à l'heure du dispositif particulier que l'AFCAM mettra en place durant ces jeux de Londres. Mais d'ores et déjà tous mes vœux de succès pour toutes et tous.


G : J'ai cru comprendre durant la préparation de cette AG que vous aviez des soucis quant à certaines dépenses pour les arbitres qui vont être récompensés tout à l'heure ?


Pva : Vous êtes très bien renseigné…..Les trophées AFCAM/CNOSF/Ministère des Sports sont la seule récompense nationale et multisports existant en France. Les arbitres récompensés sont choisis par leur fédération et leur CNA. Disons que nous souhaitons fortement que ces arbitres soient présents pour recevoir leur trophées, mais certains arbitrent dès le vendredi soir, ou d'autres sont coincés par des raisons financières…Nous souhaiterions fortement que toutes les fédérations acceptent de prendre en charge les frais de transport de leurs arbitres récompensés, je ne pense pas que cela soit trop demandé, d'autant que cela ne touche que deux personnes par an…….


G : Vous avez un vœu pour 2012 ?


Pva : Oh non, j'en ai beaucoup plus qu'un ! Que nos arbitres soient brillants à Londres, tout en sachant que moins ils arbitreront et plus cela signifiera que nos athlètes sont toujours en lice