TUNISIE : non ! vous ne rêvez pas !!! (source Orange.fr)

Qu'est-il passé par l'esprit de Moncef Khemakhem, le président du club de football tunisien de Sfax, le 1er mars dernier ? Alors que son club s'apprête à jouer un match, le président a agressé sexuellement un des arbitres, rapporte 20 Minutes.

 

Moncef Khemakhem a léchouillé l'oreille de l'arbitre, avant de lui insérer un doigt dans l'anus. Et semble même se vanter de ses actes. Dans une émission de télévision, juste après le match, le présentateur lui demande ce qu'il a fait, et le président répond alors en riant : "Je lui ai mis deux fois le doigt dans le c*l, pour lui remonter le moral et l'encourager parce qu'il était un peu déstabilisé".

 

Devant les enquêteurs de la Fédération tunisienne de football, il a reconnu avoir effectué des "gestes obscènes à l'encontre d'un arbitre assistant", dans le but de "faire pression sur l'arbitrage". La Fédération a décidé de suspendre à vie Moncef Khemakhem de toute activité dans le football, et de lui infliger une amende de 30 000 dinars (12 000 euros), pour "comportement dangereux et antisportif", "attentat à la pudeur" et "atteinte aux bonnes mœurs".

 

Le communiqué de la Fédération ne précise pas si le président entend faire appel, ni si l'arbitre a décidé de porter plainte.

 

ESPAGNE FOOTBALL Quand les parents de jeunes joueurs donnent le mauvais exemple (source lestrepublicain.fr)

Les arbitres espagnols s’exaspèrent de la violence des parents qui se déchaînent lors de matchs de football joués par leurs enfants, un phénomène dont l’Espagne prend conscience avec la diffusion de vidéos amateurs.

 

Si aujourd'hui, c'est l'Espagne qui prend le problème des parents trop oppressants de jeunes joueurs de foot à bras le corps, la France aussi a son lot de parents se prenant pour José Mourinho ou n'hésitant pas à en venir aux mains comme si leur vie en dépendait. Photo d'illustration Le Progrès Photo HD

 

«Messieurs! Il y a des enfants!», crie une femme, tandis qu’une dizaine de pères échangent des coups de poing lors d’un match de jeunes de 12 à 13 ans, le 19 mars à Majorque, dans les îles Baléares.

 

La bagarre générale, filmée avec un téléphone portable au bord du terrain, a été vue plus de 100 000 fois sur YouTube et a suscité dans les jours suivants une vague d’indignation. La sanction pour les clubs impliqués pourrait être une amende allant jusqu’à 1 500 euros, selon la fédération régionale.

 

Lundi, la vidéo d’une altercation entre des jeunes joueurs et un spectateur sur un terrain d’Andorre-la-Vieille faisait encore les titres du journal de la télévision publique. Mais ce mal est loin d'être l'apanage de l'Espagne, tant la bêtise humaine de certains fidèles des mains courantes est sans limite et n'a pas de frontière.

 

Et dans ce joyeux cirque où un père peut se mettre et mettre à son fils une pression folle pour la réussite, encore plus à l'heure des footballeurs multimillionnaires, la France ne fait pas exception et a aussi sa kyrielle de paternels se prenant, au mieux pour José Mourinho ou Pep Guardiola, au pire pour un hooligan de pacotille.

"Ils veulent réaliser leurs rêves qu’ils n’ont pas réussi à accomplir"

 

«L’exemple qu’on donne est terrible», affirme Angel Andrés Jiménez, ancien arbitre engagé contre la violence dans le sport. «Il faut rééduquer les jeunes et c’est beaucoup de travail. Parce que ce qu’ils ont vu, ils ont vu leurs parents le faire. Des gens qui pour eux sont des référents».

 

«Beaucoup de parents ont une vision du sport où tout est permis, explique David Garcia, psychologue du sport co-auteur d’un manuel sorti récemment à destination des parents. Le problème principal est le manque d’empathie des parents envers leur enfant. Ils ne pensent pas à ce qui est bon pour lui, ils veulent réaliser leurs rêves qu’ils n’ont pas réussi à accomplir.»

 

«Dans les catégories de jeunes, le public est terrible», confirme Sergio, arbitre de football souhaitant conserver l’anonymat, membre d’un collectif d’arbitres recensant les violences sur les terrains. «Les enfants entendent leurs parents insulter et menacer l’arbitre et les adversaires.»

Des chiffres loin de révéler l'ampleur de la gangrène

 

Si le problème n’est pas spécifique à l’Espagne, David Garcia s’indigne qu’on y agisse «seulement pour les grands incidents qui passent à la télé».

 

De l'autre côté des Pyrénées, pour la saison 2015-2016, le Conseil supérieur des sports (CSD) dénombrait 218 matchs de football amateur émaillés d’incidents, dont 58 dans les catégories de jeunes. Mais des arbitres considèrent que ces chiffres ne montrent pas l’ampleur du problème.

 

«La violence commence avec les insultes, le dénigrement, les menaces. Ce qui arrive dans l’immense majorité des rencontres», assure Angel Andrés Jiménez. «Pour qu’un arbitre espagnol appelle les forces de l’ordre, il faut qu’il craigne de se faire frapper», ajoute Sergio.

 

Mais contrairement au football professionnel, où des violations du règlement sont sanctionnées chaque mois, les initiatives dans le football amateur sont désordonnées. Chacun y va de sa solution. Fin février, la région de Murcie (sud-est) a lancé une campagne demandant aux parents de se saluer avant les rencontres.

 

«Ce sont des tout petits clubs avec peu de public. Ils ne vont pas agir contre leurs supporters qui leur donnent de l’argent», explique Sergio, assurant avoir subi des pressions de ses supérieurs lorsqu’il se montrait trop intransigeant.

 

Bartolomé Riera propose d’installer des caméras dans tous les stades et David Garcia affirme que l’important serait de sensibiliser les entraîneurs. Mais ce dernier reste pessimiste quant aux clubs: «ils vont essayer de régler ça avec les moyens dont ils disposent déjà et vont réessayer des choses qui n’ont pas fonctionné.»

 

RUGBY - SIX NATIONS XV de France: Maestri à l'amende pour avoir critiqué l'arbitrage (source lestrepublicain.fr)

Le deuxième ligne et vice-capitaine français Yoann Maestri a été condamné à une amende de 15000 euros pour avoir critiqué l’arbitrage à l’issue du dernier match du Tournoi des six nations.


Yoan Maestri a reconnu un acte de "mauvaise conduite" après ses propos déplacés envers Wayne Barnes, l'arbitre de France-pays de Galles.

 

15 000 euros d'amende et 15 000 autres avec sursis. Voilà la condamnation infligée à Yoan Maestri pour avoir critiqué Wayne Barnes, l'arbitre de France-pays de Galles, après le dernier match des Bleus dans le Tournoi des six nations, le 18 mars dernier.

 

Le sursis est valable jusqu'à la fin de la saison 2017-2018 pour le deuxième ligne et vice-capitaine du XV de France, qui devra donc tenir sa langue pendant plus d'une saison.

Il s'est excusé

 

Entendu ce mercredi par la commission de discipline du Tournoi le même jour à Londres, le Toulousain (29 ans, 56 sélections) «a reconnu avoir commis un acte de mauvaise conduite et s’est publiquement excusé pour avoir formulé ces commentaires» à l’issue de la victoire sur les Gallois (20-18) samedi 18 février.

Un match sans fin contre Galles

 

Maestri avait déclaré ressentir «un peu de dégoût d’avoir été arbitré de cette façon jusqu’à la fin» en référence à l’arbitrage de l’Anglais Wayne Barnes qui n’a pas accordé d’essai de pénalité aux Bleus pourtant largement dominateurs sur une succession de mêlées fermées à cinq mètres de l’en-but gallois au cours des vingt minutes jouées au-delà du temps réglementaire.

 

«On aurait dit qu’on était arbitré comme une très petite équipe», avait également déclaré le deuxième ligne, promu capitaine à ce moment-là du match après la sortie de Guilhem Guirado, et donc chargé à ce titre de communiquer avec Wayne Barnes.

 

Maestri avait également évoqué «une connivence» linguistique entre l’arbitre et les Gallois, qui s’adressaient selon lui «toutes les 30 secondes» à l’officiel.

 

«Les arbitres anglo-saxons (...) nous prennent pour des gros tricheurs», avait-il ajouté. «Je crois qu’ils feraient mieux de se pencher sur ce flegme anglo-saxon qui manque un peu de franchise par moments.»

 

Pierluigi Collina inquiet pour l'arbitrage dans le football amateur

Source L'Equipe

 

Patron des arbitres à la Fifa, Pierluigi Collina a tenu à mettre en lumière le sort des arbitres dans le football amateur. «C'est un problème mondial que nous devons considérer et nous devons prendre des mesures rapidement», a exigé l'ancien arbitre qui pointe les violences dont sont victimes certains arbitres.


«Nous avons un nombre élevé d'arbitres qui travaillent chaque week-end dans le football amateur. Malheureusement, à ce niveau, au lieu d'avoir du respect pour ces héros inconnus... ils sont agressés verbalement, parfois physiquement, c'est une vraie menace», a regretté Collina. Je sais que cela ne sera pas facile, mais il faut faire quelque chose. Le football de haut niveau doit faire passer le bon message au football amateur».

 

FIFA - GHANA : L'arbitre ghanéen Joseph LAMPTEY suspendu à vie par la FIFA...(source bfm)

L'arbitre ghanéen Joseph Lamptey a été suspendu à vie par la FIFA. Il a été reconnu coupable d’avoir influencé de manière illégale le résultat d’un match entre l’Afrique du Sud et le Sénégal.

 

Le 12 novembre 2016, l’Afrique du Sud reçoit le Sénégal pour le compte des qualifications à la Coupe du Monde 2018. Une rencontre que les locaux ont remportée 2-1, grâce à un penalty litigieux accordé par Joseph Lamptey.

 

Ce lundi, la FIFA a communiqué sa décision de le suspendre à vie "de toute activité liée au football (administrative, sportive ou autre) aux niveaux national et international". L'arbitre ghanéen a été reconnu coupable par l'instance suprême du football d'avoir influencé de manière illégale le résultat de ce match.

 

La FIFA a annoncé que "de plus amples informations concernant le match Afrique du Sud-Sénégal en question seront fournies dès que la décision deviendra définitive et contraignante". Pour l’instant le résultat du match reste donc inchangé. Avant d'expliquer que "la FIFA mène une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la manipulation de matches et s’engage à protéger l’intégrité du football par tous les moyens possibles"

 

L’arbitrage se conjugue au féminin (source Spormag)

Même si elles restent peu nombreuses, les femmes prennent progressivement leur place dans le monde de l’arbitrage professionnel. C’est le cas de Manuela Nicolosi, arbitre de National, qui rêve de participer aux Championnats du monde féminins en France en 2019.

 

« J’allais voir des matches quand j’étais petite, c’est ce qui m’a donné le goût du football », se souvient Manuela Nicolosi. Pour les arbitres, comme pour les joueurs, le sport est avant tout une affaire de passion. Mais, pour les femmes, percer dans le monde de l’arbitrage professionnel reste compliqué. « C’est un peu plus facile pour nous maintenant qu’il y a quelques années, mais il est vrai que nous restons peu nombreuses. Beaucoup de femmes abandonnent en cours de route, car il faut savoir que nous ne pouvons pas vivre de l’arbitrage. Celles qui continuent, c’est vraiment par passion ». Depuis 2015, Manuela Nicolosi est fédéral assistant de niveau 3. Elle évolue donc sur le bord des terrains lors de rencontres de National (l’équivalent de la troisième division, NDLR) et de Coupe de France. « Je m’entraîne quatre fois par semaine avant le match du vendredi. Depuis trois ans, j’ai pris un préparateur physique afin de peaufiner ma préparation. Prendre une telle décision était essentiel car, à ce niveau de compétition, les exigences physiques sont les mêmes pour une femme que pour un homme. Cela m’a également permis de bien préparer les différentes compétitions internationales auxquelles j’ai participé ». La jeune arbitre de 35 ans a notamment officié lors des championnats du Monde 2015 au Canada et des Jeux olympiques 2016 à Rio.

 

« Ce sont évidemment deux événements qui marquent, dont je me souviendrai probablement toute ma vie. C’est aussi ce type de compétition qui me permet de progresser en tant qu’arbitre ».

 

Les Journées de l’arbitrage suscitent des vocations

 

Entre ses entraînements et ses matches à arbitrer, Manuela Nicolosi n’oublie pas de promouvoir l’arbitrage au féminin. C’est dans ce cadre qu’elle a participé aux Journées Nationales de l’Arbitrage, dont la quinzième édition se tenait du 25 au 31 octobre dernier. En bord de terrain, la jeune femme a guidé par oreillette les sportifs qui s’essayaient à l’arbitrage, parmi lesquels Thierry Omeyer, Djibril Cissé, Yoann Huget ou encore François TrinhDuc. « C’est vraiment un super-événement, proposé par la Fédération Française de Football et La Poste, partenaire des arbitres, qui permet de mettre en avant notre fonction », assure Manuela Nicolosi. « Pour les jeunes filles, ce type d’événement permet de susciter des vocations en assurant une meilleure médiatisation. C’est essentiel, car aujourd’hui, les arbitres femmes ne passent pas à la télévision. Pour en retrouver un certain nombre, il faut descendre jusqu’aux championnats régionaux, voire départementaux. Si les Journées de l’arbitrage permettent à des filles de se lancer, c’est positif ». Quant à sa carrière, elle pourrait prendre une nouvelle ampleur en 2019, à l’occasion des championnats du monde féminins en France. « Forcément, j’ai envie d’y participer ! Une Coupe du monde en France, c’est quelque chose d’exceptionnel. Et puis, notre pays doit être représenté, par son équipe, mais aussi par ses arbitres (rires) ! ».

 

Les joueurs de la LNH désignent le meilleur arbitre (Lu sur TVA Sports)

NDLR : De telles propos méritent d’être soulignés


Les partisans et experts ont souvent la chance de nommer le meilleur joueur de la Ligue nationale de hockey.

 

Toutefois, les arbitres ont obtenu sensiblement le même privilège, jeudi, et les joueurs ont choisi à leur tour qui était, selon eux, le meilleur officiel du circuit grâce à une chronique d’ESPN.

 

Même si quelques joueurs, notamment Patric Hornqvist (Penguins), John Tavares (Islanders), Ryan Suter (Wild) et Connor Carrick (Maple Leafs), ont mentionné le bon travail des arbitres, ils n’ont pas voulu se mouiller en donnant des noms précis.

 

Cependant, l’officiel Wes McCauley a été nommé à plusieurs reprises pour son honnêteté et sa personnalité. Ce dernier est reconnu pour son intensité lors des matchs.

 

«S’il m’assigne une pénalité, je ne peux pas lui crier après», a admis Taylor Hall des Devils du New Jersey.

 

«Quand il travaille, il est concentré et on peut voir qu’il adore le hockey.»

 

L’acolyte de McCauley  Danny O'Halloran a également été mentionné à quelques reprises. Selon Michael Cammalleri (Devils) et Eric Staal (Wild), il est honnête et prend de bonnes décisions.

 

Kelly Sutherland et Kyle Rehman ont également reçus des éloges des joueurs. 

 

Le défenseur des Islanders de New York Johnny Boychuck a souligné le travail des juges de ligne.

 

«Nous avons plus de temps de jaser avec les juges de ligne. Ils sont drôles. Ils sont tous bons, sans exception.»

 

Pays basque : un arbitre porte plainte après avoir reçu un coup de tête (source sudouest.fr)

L'altercation a eu lieu dimanche, à la fin du match entre les Basques de Ciboure et les Landais de Saint-Pierre-du-Mont

ARCHIVES J-L. B.


L’altercation a eu lieu dimanche à la fin du match de rugby entre Ciboure (64) et Saint-Pierre-du-Mont (40). L’entraîneur de l’équipe basque regrette son geste.


En s’inclinant face aux Landais de Saint-Pierre-du-Mont ce dimanche à la maison (15 à 38), le Ciboure Rugby Club a perdu tout espoir de maintien en première série. Mais il y a plus grave. Alors que fin du match venait d’être sifflée, après une deuxième mi-temps houleuse (deux cartons rouges, deux cartons jaunes et un carton blanc pour les Cibouriens), une altercation a éclaté sur le chemin des vestiaires entre l’arbitre et l’entraîneur de Ciboure.


Trois jours d’arrêt


Des noms d’oiseau ont volé. L’entraîneur a alors asséné un coup de tête dans la joue de l’arbitre. Ce dernier est tombé par terre et s’est immédiatement relevé. Il a été raccompagné par les dirigeants cibouriens, puis a fait une escale dans le club-house, avant de repartir avec le délégué du match.


Du côté de Ciboure, on ne nie pas les faits. On tient juste à les remettre dans un contexte de "grande tension". Et à les relativiser: "Il y a eu une bousculade après le coup de sifflet final, c’est vrai. Mais l’arbitre n’a pas été blessé", explique le président du CRC, en évoquant un geste déplacé de la victime quelques secondes avant le coup de tête. Ce que nie fermement l’arbitre.


Plainte déposée


Ce dernier a décidé de porter plainte en rentrant chez lui dans les Landes, à la gendarmerie. Une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours a été notifiée par le médecin.


Le comité Côte basque Landes a été alerté de cet incident : "De tels gestes ne devraient pas exister. La commission de discipline se réunira dans 10 à 15 jours pour étudier ce dossier", se contente le président Michel Dupuy.


L’entraîneur de Ciboure risque la radiation. Joint au téléphone ce mardi matin, ce dernier "regrette vivement son coup de sang". Il a envoyé un mail d’excuse à l’arbitre dès dimanche en fin d’après-midi.

 

 

Foot : quatre arbitres décident de boycotter Aurec-sur-Loire et Espaly (Lu sur la Commere43.fr)

Alors que le syndicat des arbitres "s'inquiète fortement de la montée de toutes formes de violence envers le corps arbitral", quatre arbitres de Haute-Loire ont pris une position plus tranchée et refusent d'arbitrer Aurec et Espaly, deux clubs concernés par des affaires de violence sur des arbitres au cours des derniers mois.

 

Les arbitres sont d'accord sur le fond mais pas forcément sur la forme. L'UNAF43 (Union nationale des arbitres de football) a transmis un communiqué de presse jeudi soir pour en appeler à davantage de fermeté de la part des instances dirigeantes.

 

Quatre arbitres de Haute-Loire, trois officient au niveau régional, un au niveau départemental, ont pris les devants et sont allés plus loin. Fin janvier, ils ont envoyé le même courrier à la Ligue d'Auvergne de football pour lui signifier leur refus d'arbitrer deux clubs jusqu'à la fin de saison : le FC Espaly et le FC Aurec. Ils ont jusitifé leur choix en fustigeant les sanctions prises notamment à l'encontre d'Espaly dont un arbitre avait été frappé par un supporter. Le club a écopé de deux matches de suspension et d'une amende... de 50 euros. "Si on ne se rend pas à une convocation de la Ligue, on peut écoper d'une amende de 75 euros. 50 euros, c'est la prime de match d'un joueur de DH", compare l'un des quatre arbitres concernés. "Je pense que le club a sa part de responsabilité quand des faits de violence arrivent. Des moyens existent pour faire évoluer les mentalités, l'argent en fait partie", poursuit-il, regrettant clairement la décision de la commission de discipline.

 

Ce boycott reste très minoritaire parmi les hommes en noir de Haute-Loire. Il vise à prendre aussi conscience des risques encourus régulièrement par les arbitres dans différents clubs. "D'autres agressions risquent d'arriver. Et je n'ai pas le sentiment que ça évolue dans le bon sens. Il manque un cercle vertueux."

 

L'UNAF 43 ne s'est pas positionnée sur cette décision individuelle. "Notre but n'est pas de boycotter mais de nous faire entendre. Dans certains stades, le climat est délétère. Le peu de sanctions ne nous rassure pas. Il faut se donner la peine de mener des actions", commente Stéphane Surrel, président de l'UNAF 43.

 

Une arbitre de rugby rentre dans l'Histoire du sport ce dimanche (Lu dans lalibre.be)

Elle va devenir la première femme à arbitrer un match (d'hommes) à haut niveau.

 

Les joueurs de Loughborough et de Plymouth en National League One (3e division anglaise) seront peut-être surpris cet après-midi lorsqu'ils se verront qui sera leur arbitre du jour. Il s'agira d'une jeune femme de 26 ans, Sara Cox. Cela n'est pas simplement cocasse, c'est surtout historique puisque Sara Cox deviendra cet après-midi la première femme à arbitrer un match de rugby à ce niveau-là. Interrogée par Radio 1 Newsbeat, il s'est déclarée "excitée" de recevoir cette "opportunité". Ravie, la jeune femme garde aussi la tête froide, comme tout bon arbitre doit l'avoir. "Je ne me vois pas arbitrer différemment que mes collègues masculins à ce niveau-ci."

 

"Monsieur ! Euh..."


Les plus surpris sur le terrain, ce seront sans doute les joueurs, comme cela arrive souvent quand Sara officie. "Très souvent, ils m'appellent 'monsieur' pour me parler. C'est beaucoup plus facile pour eux car c'est un réflexe" explique la jeune femme. "Parfois, ils passent plus de temps à chercher la bonne formule pour s'adresser à moi que pour poser la question qu'ils avaient envie de poser. Sara Cox n'y apporte que très peu d'attention. "Tant qu'ils me respectent, cela n'a pas d'importance."

 

Joueuse jusqu'à ses seize ans


Comme beaucoup d'arbitres, que ce soit de rugby ou d'autres sports, Sara Cox est d'abord une passionnée de son sport et une pratiquante de sa discipline. Elle a d'ailleurs joué au rugby jusqu'à ses seize ans avant de devoir arrêter à cause d'une blessure. "J'ai joué jusqu'en moins de 20 ans pour l'équipe nationale, mais c'est devenu trop difficile par après. Alors je me suis dit, c'est fini pour le jeu, que pourrais-je faire d'autre ? Le coaching ne m'intéressait pas vraiment alors je me suis intéressée à l'arbitrage... et me voici."

 

Présente à Rio


Si la rencontre du jour de Sara Cox rentre dans l'histoire, ce n'est peut-être pas le plus beau moment de la carrière de Sara Cox en tant qu'arbitre. Et pour cause, la jeune femme était aussi présente à Rio, pour les Jeux Olympiques (aux JO, le rugby se pratique en équipes de 7 contre 15 dans la formule classique).  "C'est un événement marquant de ma carrière. Prendre part à un événement aussi prestigieux, cela va rester dans mes albums de souvenirs."

 

Du sexisme, du machisme ? Bien sûr, Sara Cox reçoit quelques remarques de ce genre venues des tribunes de temps à autre. Mais cela reste très marginal par rapport aux très nombreuses réactions positives qui émaillent habituellement ses performances. "J'ai reçu plusieurs fois des remarques déplacées, et j'en reçois encore, mais cela n'est pas différent de ce que l'on peut se prendre quand on marche dans la rue... Mais ces choses-là ne m'atteignent pas."

 

Une force de caractère, une passion pour son sport, voilà les éléments importants pour se lancer dans l'arbitrage. Et peu importe que le candidat soit masculin ou féminin. Précisons qu'il manque des arbitres dans tous les sports et à tous les niveaux.

 

Une arbitre de rugby rentre dans l'Histoire du sport ce dimanche (lu lalibre.be)

Elle va devenir la première femme à arbitrer un match (d'hommes) à haut niveau.


Les joueurs de Loughborough et de Plymouth en National League One (3e division anglaise) seront peut-être surpris cet après-midi lorsqu'ils se verront qui sera leur arbitre du jour. Il s'agira d'une jeune femme de 26 ans, Sara Cox. Cela n'est pas simplement cocasse, c'est surtout historique puisque Sara Cox deviendra cet après-midi la première femme à arbitrer un match de rugby à ce niveau-là. Interrogée par Radio 1 Newsbeat, il s'est déclarée "excitée" de recevoir cette "opportunité". Ravie, la jeune femme garde aussi la tête froide, comme tout bon arbitre doit l'avoir. "Je ne me vois pas arbitrer différemment que mes collègues masculins à ce niveau-ci."

 

"Monsieur ! Euh..."

 

Les plus surpris sur le terrain, ce seront sans doute les joueurs, comme cela arrive souvent quand Sara officie. "Très souvent, ils m'appellent 'monsieur' pour me parler. C'est beaucoup plus facile pour eux car c'est un réflexe" explique la jeune femme. "Parfois, ils passent plus de temps à chercher la bonne formule pour s'adresser à moi que pour poser la question qu'ils avaient envie de poser. Sara Cox n'y apporte que très peu d'attention. "Tant qu'ils me respectent, cela n'a pas d'importance."

 

Joueuse jusqu'à ses seize ans

 

Comme beaucoup d'arbitres, que ce soit de rugby ou d'autres sports, Sara Cox est d'abord une passionnée de son sport et une pratiquante de sa discipline. Elle a d'ailleurs joué au rugby jusqu'à ses seize ans avant de devoir arrêter à cause d'une blessure. "J'ai joué jusqu'en moins de 20 ans pour l'équipe nationale, mais c'est devenu trop difficile par après. Alors je me suis dit, c'est fini pour le jeu, que pourrais-je faire d'autre ? Le coaching ne m'intéressait pas vraiment alors je me suis intéressée à l'arbitrage... et me voici."

 

Présente à Rio

 

Si la rencontre du jour de Sara Cox rentre dans l'histoire, ce n'est peut-être pas le plus beau moment de la carrière de Sara Cox en tant qu'arbitre. Et pour cause, la jeune femme était aussi présente à Rio, pour les Jeux Olympiques (aux JO, le rugby se pratique en équipes de 7 contre 15 dans la formule classique).  "C'est un événement marquant de ma carrière. Prendre part à un événement aussi prestigieux, cela va rester dans mes albums de souvenirs."

 

Du sexisme, du machisme ? Bien sûr, Sara Cox reçoit quelques remarques de ce genre venues des tribunes de temps à autre. Mais cela reste très marginal par rapport aux très nombreuses réactions positives qui émaillent habituellement ses performances. "J'ai reçu plusieurs fois des remarques déplacées, et j'en reçois encore, mais cela n'est pas différent de ce que l'on peut se prendre quand on marche dans la rue... Mais ces choses-là ne m'atteignent pas."

 

Une force de caractère, une passion pour son sport, voilà les éléments importants pour se lancer dans l'arbitrage. Et peu importe que le candidat soit masculin ou féminin. Précisons qu'il manque des arbitres dans tous les sports et à tous les niveaux.
 

L'utilisation de la vidéo évitera-t-elle les erreurs d'arbitrage dans le foot ? par Maître Pautrot LEGISPORT

Quand je vois les erreurs commises par la Goal Line je me dis que les techniques modernes ne remplaceront jamais l'arbitre ou le juge.


Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

 

L'arbitrage dans le sport est un sujet d'importance et d'actualité, ce ne sont pas les dirigeants du football qui le démentiront.

 

L'arbitrage dans le sport est un sujet d'importance et d'actualité, ce ne sont pas les dirigeants du football qui le démentiront. L'occasion de réfléchir sur les correctifs qui pourraient être apportés à l'arbitrage humain, en raison des erreurs.

 

Lors du match de Ligue 1 opposant le 7 Février 2017 le Paris Saint – Germain au LOSC (Lille), c'est toujours d'actualité. "Scandaleux","incroyable", "frustration": "la colère des lillois après le hors-jeu de Lucas", lisons-nous sur le site internet Sport24-Lefigaro.fr qui donne la parole à l'entraîneur lillois Patrick Collot en ces termes: "... il y a eu ce fait de jeu qui nous pénalise énormément. J'ai revu les images, la personne (Lucas) qui marque est hors-jeu du début à la fin de l'action.". Voilà qui est clair et qui illustre bien les lacunes et bévues de l'arbitrage.

 

Pour y voir clair, tentons de définir le terme d' "arbitre". L'arrêté du 18 Février 1988 relatif à la terminologie du sport qui a été publié au Journal Officiel du 6 Mars 1988, l'arbitre est ainsi défini: "personne chargée au cours d'une rencontre sportive de faire respecter les règles du sport considéré". Dans le cadre de ses travaux, LEGISPORT a œuvré sur la mission de l'arbitre et a réuni de grands noms de l'arbitrage, comme Michel Vautrot (football) ou encore René Buonavista (boxe) lors de son colloque international "Bienvenue à l'arbitre! L'arbitrage dans la pratique des sports". "L'activité sportive est un monde de droit au centre duquel domine la Règle, chaque fédération, chaque sport a ses règlements généraux, ses règles techniques, ses lois de jeu et son Code sportif. L'arbitre est l'agent de police de l'ordre sportif, maître à bord, il voit tout lui-même et juge en son âme et conscience", ont martelé ces grands noms de l'arbitrage.

 

La vidéo pour améliorer l'arbitrage ?

 

Face aux erreurs, les initiatives se sont multipliées ces dernières années afin de favoriser la vidéo, en particulier dans le football. C'est un des enjeux majeurs du football de demain. "Les décisions des arbitres sont décortiquées en direct, à la télé, mais leur combat est perdu d'avance si on ne les munit pas de l'arme dont se servent ceux qui les tancent: la vidéo. La vidéo pour aider les arbitres à voir plus clair...,", estime Bruno Derrien dans son ouvrage"SOS arbitre SOS vidéo" aux Ed. du Rocher qui analyse les plus grandes erreurs.

 

LEGISPORT a saisi officiellement la Fédération Internationale de Football Association et l'International Football Association Board en septembre 2015 pour demander officiellement la généralisation de la vidéo au niveau mondial pour les situations de jeu suivantes:

 

    la ligne de but,

    l'expulsion,

    la faute de la main,

    le penalty,

    la brutalité,

    et le hors-jeu.

 

Les controverses ne manquent pas et des critiques sont formulées sur l'apport de la technologie, loin de faire l'unanimité.

 

Lors du Congrès international des sciences du football, du 1er au 4 Mars Mars 2016 à Valenciennes, organisé par Bachir Zoudji et l'International Society of Sport Science in the arab world, en partenariat avec le laboratoire Design visuel et urbain de l'Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, Michel Vautrot a précisé que "la vidéo présente plus de points négatifs que positifs et que les erreurs humaines (arbitres et joueurs) nourrissaient la légende du football", en rappelant "les pièges de la vidéo qui,dans certains cas, ne peuvent qu'ajouter à la confusion".

 

Quoi qu'il en soit, l'utilisation de la vidéo a fait son chemin. L'International Football Association Board a, le 7 janvier 2016, recommandé l'utilisation de la vidéo pour les pénalties, les cartons rouges, les erreurs d'identification des joueurs. Le 5 mars 2016, l'aide de la vidéo pour l'arbitrage est autorisée en match à titre expérimental sous certaines pour au moins deux ans, a annoncé le Board.

 

Outre le match Paris – Lille, des erreurs ont été recensées par les médias à l'occasion de matches importants, comme Brésil – Pérou lors de la Copa América ou le match qualificatif des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 Afrique du Sud - Sénégal. Concernant le premier match Brésil - Pérou, "le Brésil de Dunga a été éliminé de la Copa America dès le premier tour après sa défaite lors du dernier match de poule contre le Pérou. Cette défaite 1-0 est toutefois entachée d'une énorme erreur d'arbitrage puisque le but péruvien inscrit par Raul Ruidiaz a été marqué de la main", lit-on dans l'article "Le Brésil éliminé de la Copa America suite à une grossière faute d'arbitrage" publié sur francetv.fr le 13 Juin 2016. Pour le match Afrique du Sud – Sénégal, la grogne est grande dans les médias africains, notamment sénégalais, pointant les manquements de l'arbitre. Dans l'article "les Lions s'inclinent en Afrique du Sud", Dakarmatin.com est clair: "L'arbitre, le seul à avoir vu un pénalty.... sur les images de la télévision, on voit très clairement que la valle qui était loin des mains du défenseur Kalidou Koulibaly, a touché le bas de sa cuisse. Et l'attitude des joueurs sud-africains qui n'ont jamais réclamé de pénalty avant le coup de sifflet de l'arbitre en dit long".

 

Décidément, les erreurs d'arbitrage n'ont pas fini d'alimenter les discussions d'après-match.

 

Nîmes a posé une réserve contre l'arbitre (lu sports.fr)

NDLR  « Arbitre : Bouc Emissaire, une fois de plus »

 

Par Adrien Casanova

 

Une fin de match cruelle. Réduits à dix dès la 18e minute de jeu, suite à l'expulsion de Zié Diabaté, le Nîmes Olympique n'a pourtant pas baissé les bras. Les Gardois ont d'ailleurs semblé révoltés par ce fait de jeu et ont ouvert la marque peu de temps après par l'intermédiaire de Larry Azouni (26e). Si la mission était déjà compliquée pour les Crocodiles, elle s'est avérée encore plus difficile avec la seconde exclusion d'Anthony Briancon, survenue à dix minutes du terme.

 

A neuf contre onze, les hommes de Bernard Blaquart ont finalement cédé sur le dernier assaut des Tourangeaux (90+6e). Une fin de match cruelle donc qui ne semble pas avoir été accepté par les dirigeants nîmois. Ces derniers ont d'ailleurs posé une réserve sur "l'intégrité de l'arbitre", Mehdi Mokhtari, expliquent nos confrères de France Bleu Gard Lozère.

 

Une balle dans le pied (lu Le Monde)

 

Trophées du sport : un jeune arbitre de handball récompensé dans le Vaucluse (par Martin Cotta, France Bleu Vaucluse)

Maxime Gandon est un des lauréats des Trophées du Sport Vauclusien - photo @Maximegandon

 

Maxime Gandon, 19 ans, est arbitre de handball dans le Vaucluse et dans des compétitions nationales. Ce jeudi, le jeune homme est récompensé par les trophées du sport vauclusien. L'occasion de raconter son expérience d'arbitre pas toujours évidente dans le département.

 

Dix-huit Vauclusiens sont les lauréats des Trophées du sport du département. La cérémonie se déroule dans la salle des fêtes de la ville de Sorgues.

 

Des sportifs, des sportives mais aussi des arbitres, dirigeants et bénévoles, sont mis à l'honneur chaque année par le Conseil départemental. Jérémie Azou, champion olympique de deux de couple poids léger aux JO de Rio est notamment récompensé.

 

Dans la catégorie des "juges - arbitres", le département récompense cette année Maxime Gandon, arbitre de handball dans le Vaucluse. Le jeune homme arbitre à haut niveau dans des compétitions nationales.

 

Maxime a donné son premier coup de sifflet à 14 ans pour des matchs de jeunes dans son club de Bollène. Un rôle qui a plu tout de suite à ce grand gaillard. Maxime a aujourd'hui 19 ans. Licencié à Sorgues, il continue d'arbitrer dans le Vaucluse.

 

Et le week-end, ce n'est pas toujours facile pour le jeune homme de se faire respecter car le handballeur vauclusien a son caractère. "Il conteste beaucoup (rires). Ça c'est typique du sud de la France, parce que j'ai arbitré à Créteil ou des équipes de la Réunion et avec elles il n'y a pas un mot. Ici ça discute et ça branche un peu", explique Maxime.

 

En cinq ans d'arbitrage, Maxime s'est fait insulter une seule fois. D'ailleurs, le comité départemental de handball n'a pas de chiffres précis des violences qui peuvent avoir lieu au cours d'une saison.

 

Depuis le mois de septembre, en Vaucluse, un service civique pour les handballeurs a été mis en place. Chaque week-end avant le début d'une rencontre, un membre de la fédération distribue des flyers dans les gymnases et fais lire aux capitaines des deux équipes une charte de bon comportement.

 

Quand un juge se substitue à l'arbitre sportif (source LIBERATION)

Le parquet suédois a annoncé avoir lancé des poursuites contre un joueur de hockey sur glace, près de deux ans après une agression en plein match. Analyse d'un cas rare

 

En 2015, Jakob Lilja, joueur de hockey sur glace à Rögle en Suède, écopait de dix matchs de suspension pour avoir frappé avec sa crosse la nuque de son adversaire, le joueur de Malmö Jens Olsson. Sorti sur civière, ce dernier n’avait pas souffert de séquelles. Près de deux ans plus tard, une magistrate du parquet suédois, Michelle Stein, a pourtant indiqué à l’agence de presse TT que la violence de l’agression justifiait que la justice s’y intéresse. Une décision peu courante. La justice se rangeant habituellement derrière la décision de l’arbitre en cas de faute sportive, la responsabilité pénale du sportif est rarement engagée.

 

L’agression de Jens Olsson sur Jakob Lilja

 

En France, que dit la loi ?

 

Si dans la vie courante le fait de blesser autrui, volontairement ou involontairement, est susceptible d'entraîner des conséquences juridiques pour le responsable des blessures, ce n'est pas automatiquement le cas dans le cadre d’une activité sportive. Le sport autorise en effet des actes qui seraient interdits dans la vie quotidienne. Que ce soit le rugbyman qui plaque son adversaire, le boxeur qui frappe son opposant ou le hockeyeur qui bouscule son vis-à-vis, ni la responsabilité civile, ni la responsabilité pénale ne peuvent être engagées tant que cela a été fait dans le cadre des règles du jeu. «Il s’agit là de pratiques admises par les mœurs, tolérées par les pouvoirs publics, et permises par les règlements écrits et édictés par les Fédérations sportives», peut-on lire dans une thèse de 1961 sur «la notion d’acceptation des risques sportifs et le droit de la responsabilité civile». Par exemple, le football est régi par les 17 lois du jeu. En ce sens, la mise en œuvre de la responsabilité du sportif suppose que soit préalablement constatée la violation d’une telle règle de jeu. Dans le cas où la victime est un tiers par rapport à l’activité concernée, la responsabilité civile pourra être engagée. Mais si elle est partie prenante du jeu, on juge alors qu’elle s’est exposée volontairement aux risques.

 

Il faut alors faire la distinction entre la faute acceptée par le sportif et la faute acceptable par le sportif. C’est la théorie de l’acceptation des risques : «Compte tenu de l’activité et de la nature de sa pratique, il y a un niveau de risque que le sportif est censé à minima accepter, nous explique Christophe Bertrand, avocat spécialisé en droit du sport. En fonction de la gravité du geste, de la méconnaissance des éléments techniques propres à chaque discipline et de l’intention éventuelle de celui qui a blessé, la faute peut dépasser ou ne pas dépasser les risques acceptables de la pratique concernée.» Cette distinction entre la faute acceptée et la faute acceptable a ainsi amené certains sportifs à poursuivre en justice leurs «agresseurs».

 

Dans le cadre de l’affaire de Jakob Lilja, la magistrate suédoise Michelle Stein a ainsi déclaré : «Quand on est sportif de haut niveau on peut accepter une certaine violence, mais il y a une limite […] C’est un coup, ce qu’on appelle un cross-checking, adressé dans le dos, qui n’a pas de lien avec le jeu.»

 

Un genou brisé

 

Le 9 novembre 2014 en Suisse lors d’un match qui l’oppose au FC Zurich, Sandro Wieser, footballeur au FC Aarau, taclait violemment le genou de Gilles Yapi. Le joueur ivoirien subit alors un déchirement des ligaments croisés du genou et des ligaments internes, ainsi qu’une fissure au ménisque interne et externe. Son cartilage est entamé jusqu’à l’os. Wieser est d’abord sanctionné de six matchs de suspension ; puis l’affaire est portée devant la justice à la suite de la double plainte de Gilles Yapi et de son club. En mai 2015, Sandro Wieser est ainsi condamné à 180 jours-amendes avec sursis (en Suisse, la sanction financière journalière est calculée en fonction du salaire), assortis d’une autre amende de 10 000 francs suisses, payable de suite.

 

Un plaquage aux conséquences terribles

 

En France, le 10 octobre 2010, Pierre Tarance, rugbyman au RC Vannes, était violemment plaqué par le Fidjien Alowesi Nailiko, joueur de Limoges. Soulevé, le Français retombait sur la tête, se fracturant les cervicales. Depuis ce jour, Pierre Tarance est tétraplégique. Rapidement, il a demandé que la responsabilité pénale de son adversaire soit engagée au-delà de la faute sportive, justifiant : «Je ne suis pas tombé la tête la première par l’opération du Saint-Esprit […] C’est un dixième de seconde qui a tout changé dans ma vie. Aujourd’hui, je suis dans mon fauteuil, je ne bouge plus.» Chose curieuse dans cette affaire, si Alowesi Nailiko a finalement été condamné à 1 500 euros d’amende avec sursis pour son geste, il n’a jamais été sanctionné sportivement. Et ce, alors même que cinq des six arbitres mandatés par la Fédération française de rugby pour analyser les images vidéo du match avaient conclu à un plaquage dangereux.

 

Les cas de poursuite au pénal restent malgré tout rares dans le cadre d’une faute sportive. Dans l’affaire Yapi-Wieser, le ministère public le rappelait justement : «Seules les fautes les plus graves doivent avoir des conséquences judiciaires.» En Suède, d’après la magistrate Michelle Stein : «Il y a suffisamment de preuves pour une condamnation», puisque l’agression a été filmée. Les coups et blessures volontaires y sont punis de deux ans de prison et dans la procédure pénale, le lancement formel des poursuites signifie que le mis en cause va être jugé. La date du procès reste à déterminer.

 

Prison pour l’agresseur de Matthieu MOLAVI après un combat de plus de 3 ans mené par l’UNAF (source Facebook)

C’est en septembre 2013 que Matthieu MOLAVI, qui s’était déplacé à Seyssins dans l’Isère pour arbitrer un match de Championnat Régional, avait malheureusement été victime d’une lâche agression. Dans un match rendu difficile par les visiteurs jusqu’à l’exclusion d’un éducateur et de deux joueurs, l’un d’eux avait tenu des propos insultants, des menaces, avant d’attraper par le col notre collègue de 22 ans et lui asséner un coup de poing au visage.

 

Etranglé pendant plusieurs secondes et sous le choc, Matthieu a eu le courage d’arrêter le match et a rapidement été pris en charge par les bénévoles de l’UNAF Rhône.

 

Réconforté, il s’est rendu à l’hôpital où le Médecin de garde constatait « une ecchymose avec perte de substance cutanée sur 5 millimètres de large et sur un trajet hémicirculaire sur les parties antérieures et latérales de la racine du cou » pour conclure à une ITT de 3 jours (Incapacité Totale de Travail). Bien entendu, il est ensuite allé déposer plainte dans la continuité pour « Menaces et coups sur une personne dépositaire d’une mission d’utilité publique ».

 

Souvenez-vous, la photographie des marques de strangulation avait très vite émue le web :

 

Strangulations M. MOLAVI

 

En parallèle de la procédure sportive qui avait conclu à la suspension de l’agresseur durant 10 ans, la plainte de Matthieu avait hélas été classée sans suite par le parquet de Grenoble le 06/10/14.

 

Depuis cette date, et soucieux de défendre les intérêts de Matthieu comme de l’ensemble du corps arbitral, les antennes juridiques de l’UNAF Rhône et Nationale décident de ne pas se résigner et ambitionnent de se lancer dans une procédure plus complexe (et certes plus couteuse en temps, en énergie et financièrement).

 

C’est alors un véritable bras de fer qu’engagent Guillaume LIONNET (délégué juridique UNAF 69) et notre avocate partenaire (Me. Sabah DEBBAH).

 

Il faudra près d’un an pour recevoir en novembre 2015, avec l’aide de l’avocat isérois (Me BALESTAS, partenaire de l’UNAF 38), l’entier dossier pénal permettant de prendre connaissance de l’intégralité des pièces versées au dossier. Les nombreux témoignages concordants nous poussent alors à faire citer l’agresseur par devant le Tribunal Correctionnel par la voie de citation directe.

 

Le projet de citation directe est alors établi au printemps 2016, une date pour l’audience de consignation est fixée par le tribunal au 15/09/16 et nous mandatons les huissiers pour faire signifier la convocation de l’ensemble des parties (agresseur et CPAM).

 

Au cours de cette première audience, le tribunal fixe le montant de la consignation… une sorte d’acompte que doit régler le requérant pour couvrir les frais de procédure si son recourt est jugé abusif… et c’est bien entendu l’UNAF qui a effectué cette avance permettant d’aboutir à l’examen du fond du dossier au cours d’une seconde audience.

 

La dite audience s’est déroulée hier après-midi devant le Tribunal Correctionnel de Grenoble. La ligne de défense employée par le Conseil de l’agresseur cherchant à minimiser les faits n’a pas manqué de déstabiliser et d’affecter Matthieu qui craignait le pire quant à la décision qui devait être rendue dans la soirée… Mais c’était sans compter sur l’engagement total pour notre cau

se et le professionnalisme de nos avocates partenaires (Me DECRENISSE et DEBBAH du cabinet lyonnais JURIS LAW) !

 

matthieu-molaviA l’issue de l’audience, le tribunal a effectivement condamné l’agresseur à 3 mois d’emprisonnement avec sursis, reçu les constitutions de partie civile jusqu’à imposer au fautif le versement de 2 500€ au titre de dommages et intérêts et sur le fondement de l’article 475-1 du CPP (Code de Procédure Pénal pour couvrir notamment les frais d’avocats).

 

Si cette décision est bien-sûr susceptible d’appel et même s’il restera à l’UNAF de s’employer pour le recouvrement des sommes, et sans oublier qu’avant tout notre collègue avait été atteint dans sa chair, c’est indéniablement une nouvelle qui met du baume au cœur des bénévoles ayant œuvré avec leurs tripes et leurs convictions sur ce dossier, comme sur tous les autres d’ailleurs… que les arbitres encore sceptiques du bien-fondé d’une adhésion à l’UNAF soient prévenus… !

 

Les « stats » ne lui donnent pas raison ! (source sports.fr)

Barça: Luis Enrique s'interroge sur les arbitres

 

Luis Enrique, entraîneur du FC Barcelone, s'interroge sur le traitement arbitral que reçoit son équipe.

 

"Il y a des preuves claires que mes hommes subissent davantage de fautes et que, curieusement, ils sont également davantage sanctionnés, a-t-il affirmé vendredi en conférence de presse. Ça fonctionne comme ça: tout d'abord, il y a des campagnes afin de discréditer mes hommes en prétendant qu'ils plongent, qu'ils provoquent et tout ; ensuite, il y a des campagnes, par les mêmes médias, qui dénoncent le fait que mes hommes sont traités injustement, qu'ils commettent trois fautes et prennent trois cartons."

 

En championnat, les statistiques montrent que, par rencontre, le club blaugrana est à 15,3 fautes subies (2e rang), 11,25 fautes commises (19e rang) et 2,1 avertissements (15e rang).

 

Arbitres de foot : espèce menacée ? (source Hautanjou.com)

En Mayenne :

 

Ce n’est qu’un sport, pourtant le foot semble être bien plus. Dans bien des cas, des parties dérapent, comme le prouvent les chiffres de l’observatoire de la délinquance. Comment se comportent arbitres et joueurs en Mayenne ?

 

Ce n’est un secret pour personne : le foot déchaîne les passions au point d’être hostile par moments. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de publier des chiffres éloquents. Pour la saison 2 015-2 016, ce sont près de 10 977 matchs amateurs qui ont connu des faits de violence, soit un et demi sur dix. Pas surpris, les arbitres mayennais bloquent tout de même. « Ça fait peur, note Claude Martineau qui officie en ligue des Pays-de-la-Loire, territoire Maine, ce n’est que du sport. Et un sport collectif... » ; « C’est énorme, commente Fabrice Guillochin président du comité directeur des arbitres (CDA), les agressions verbales sont prises en compte ? » Même pas. Et pourtant, il y a presque matière à se réjouir puisque ce bilan est en baisse d’un peu plus de 13 % par rapport à la saison 2 014-2 015 où il a plafonné à 12 476.......

 

Deux arbitres s'entraîneront "à la fonction d'assistant vidéo" (source francetvinfo)

NDLR : avec la vidéo il est « à craindre » que les entraineurs n’aient plus de sujet de conversation, plus de critique virulente, ils ne pourront s’en prendre qu’aux joueurs…et aux spectateurs…et aux médias….qui eux-mêmes n’auront plus de sujet d’article vociférant ….quel dommage !!! (LOL)

 

Deux arbitres s'entraîneront "à la fonction d'assistant vidéo" en marge de Paris SG-Monaco, choc de la 22e journée de Ligue 1, sans intervenir directement lors du match, a expliqué le patron de l'arbitrage français, Pascal Garibian, dans un entretien avec l'AFP. Objectif : être prêts pour la Coupe de la Ligue et la Coupe de France 2017/2018.

 

Dans le cadre des expérimentations menées en France sur l'arbitrage vidéo, les arbitres français "s'entraînent à l'arbitrage vidéo dans une phase qui est actuellement celle de l'entraînement offline, sans intervention dans le jeu", a exposé Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage (DTA) à la Fédération de football (FFF).

 

Concrètement, les deux arbitres à l'entraînement seront dans les conditions du réel, pourront consulter les images qu'ils souhaitent en cas d'éventuelle situation litigieuse, mais ne seront pas en communication avec l'équipe arbitrale qui officiera sur la pelouse du Parc des Princes.

 

Objectif, Coupe de la Ligue et la Coupe de France 2017/2018

 

"Nos garçons suivent les matches, s'entraînent à prendre des décisions" dans le cadre du protocole établi par l'Ifab, l'organe gardien des lois du jeu. Ce dernier a établi que l'assistant vidéo peut avoir son mot à dire à l'arbitre central dans quatre cas: but marqué, carton rouge, penalty, doute sur l'identité d'un joueur à avertir.

 

"L'objectif est que nos arbitres soient prêts à utiliser l'arbitrage vidéo à partir des quarts de finale de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France 2017/2018, si tous les feux sont au vert bien sûr, parce que l'Ifab suit l'expérimentation de toutes les fédérations", a-t-il précisé.

 

Arsenal : Wenger s'excuse auprès des arbitres (source media365)

Malgré la victoire contre Burnley à la dernière seconde grâce à un penalty d'Alexis Sanchez, Arsene Wenger s'est vu montrer le chemin des vestiaires par l'arbitre de la rencontre. La faute à une altercation avec le 4eme arbitre lors du penalty accordé à Burnley.

 

Heureusement qu'Alexis Sanchez est venu donner la victoire aux Gunners (2-1 contre Burnley) dans les derniers instants de la partie, autrement Arsène Wenger aurait sûrement été beaucoup plus remonté. L'entraîneur d'Arsenal n'a pas hésité à montrer sa colère au moment du penalty sifflé par Mr Moss à la 93eme minute qui allait remettre les deux équipes à égalité grâce à Gray. Une réaction envers le quatrième arbitre qui a poussé l'arbitre central à désigner les vestiaires au Strasbourgeois même si ce dernier a eu du mal à s'exécuter. Néanmoins, l'ancien coach de Monaco a fait son mea culpa en conférence de presse après avoir revu les images du penalty existant sur Barnes.

 

« Je n'ai vu aucun penalty de là où j'étais, mais j'aurais dû me taire et rentrer au vestiaire. J'étais frusté, je m'excuse. Il n'y a rien eu de physique avec (Anthony Taylor, le quatrième arbitre), je pensais juste que je pouvais rester dans le tunnel. Nous avons fini par gagner, même si c'était très difficile pour nous. Nous avons fini à dix et ils (les joueurs de Burnley) ont bien joué. Nous prenons finalement les trois points que nous voulions. »

 

L'ancien arbitre italien Pierluigi Collina a été nommé président de la commission des arbitres de la FIFA (source Ouest France)

Selon le site internet de la FIFA, l’ancien arbitre italien Pierluigi Collina a été nommé président de la commission des arbitres de la FIFA. Il remplacera à ce poste l’Espagnol Angel Maria Villar Llona, actuellement en place.

 

L’ancien arbitre italien Pierluigi Collina a été nommé vendredi président de la commission des arbitres de la Fifa, a annoncé dans un communiqué la Fédération italienne de football (FIGC).

 

Collina, actuellement responsable des arbitres à l’UEFA, prendra la place de l’Espagnol Angel Maria Villar Llona, selon la FIGC.

 

Selon le site internet de la Fifa, la commission des arbitres « applique et interprète les Lois du Jeu. Elle peut proposer les modifications nécessaires au Comité exécutif. Elle désigne les arbitres et arbitres assistants pour les compétitions organisées par la Fifa. »

 

Agé de 56 ans, Collina a longtemps été considéré comme l’un des meilleurs arbitres du monde, si ce n’est le meilleur. Il a quitté les terrains en 2005. Il a notamment arbitré la finale de la Coupe du monde 2002.

 

Ces femmes arbitres qui se sont faites une place parmi les hommes (lu sports.fr)

Etre femme arbitre lors de rencontres masculines, rien de plus compliqué...Pourtant certaines se sont imposées avec la manière!

 

Si l’égalité entre homme et femme n’est pas encore effective dans de nombreux secteurs, le sport est l’un des plus symptomatiques de la différence de traitement qui existe entre les deux sexes! Mais imaginez donc que la personne qui fait respecter les règles sur le terrain, à savoir l’arbitre, soit une femme…et dans une rencontre masculine. A priori un véritable calvaire. Néanmoins, certaines femmes au caractère bien trempé et au charisme indéniable ont réussi à s’imposer dans un monde machiste au possible. E-TV Sport revient donc sur ces femmes arbitres qui se sont faites une place parmi les hommes!

 

Violet Palmer, la première femme arbitre en NBA

 

En 1997, avec Dee Kanter, Violet Palmer devient la première femme arbitre de l’histoire de la NBA, après une longue et difficile route d’apprentissage. En effet, Palmer était en plus d’origine afro-américaine, ce qui ne lui a pas facilité le parcours dans un secteur déjà réputé comme misogyne. A son arrivée, beaucoup de joueurs comme Charles Barkley ou Dennis Scott, avaient publiquement questionné les capacités d’une femme à arbitrer un sport d’hommes, pendant que les fans n’hésitaient pas à faire des remarques sur sa couleur de peau.

 

Ainsi, pendant près de 20 ans, elle officiera sur les parquets NBA et finira par faire l’unanimité. Charles Barkley se sera même excusé. En septembre 2016, elle prend sa retraite. Les Los Angeles Lakers lui ont rendu hommage lors de leur dernier match à domicile du fait qu’elle soit originaire de Compton, une ville du comté de LA.

 

Nelly Viennot, l’arbitre « made in » Ligue 1

 

La carrière d’arbitre de Nelly Viennot commence en 1987. Elle arbitre alors son premier match international de football féminin en 1995. Dès 1996, elle est la première femme dans l’histoire du football français à officier sur la ligne de touche d’un match de première division. Elle est également sélectionnée pour les jeux olympiques d’été de 1996 à Atlanta, où elle est la seule arbitre de France au tournoi olympique de football.

 

À partir de 2002, elle arbitre régulièrement des matchs de football masculin de Ligue 1 en tant qu’arbitre assistant, et fait des apparitions en Ligue des champions de l’UEFA. Viennot attire l’attention des médias internationaux quand elle est choisie parmi 82 candidats pour participer aux épreuves de sélection des arbitres pour la Coupe du monde de football de 2006, une première pour une femme. Elle est finalement éliminée à un test de sprint le 21 avril 2006, et ne fait pas partie des 60 arbitres nommés. Elle aurait été la première femme arbitre à une Coupe du monde masculine.

 

Eva Asderaki-Moore, l’arbitre de tennis la plus célèbre

 

S’il y a bien une femme arbitre qui est identifiée par tous les fans de la balle jaune, c’est bien Eva Asderaki-Moore. En effet, avec sa queue de cheval toujours parfaitement soignée ainsi que son charisme et son professionnalisme indiscutable, elle a arbitré la finale masculine de l’US Open 2015, ce qui était une première pour une femme. Ce n’était pas la première fois qu’une femme officiait durant une finale masculine d’un tournoi majeur. En effet, la Française Sandra de Jenken avait ouvert en 2007 la voie en arbitrant les finales de l’Open d’Australie et de Roland Garros. Néanmoins, Eva Asderaki-Moore reste l’arbitre femme la plus célèbre de la planète tennis. La preuve avec sa participation au « Kia Open Drive », normalement réservée aux joueurs et joueuses!

 

 

 

Mercato: la Chine s’attaque aussi aux arbitres (Lu sur BFM.com)

L'arbitre anglais Mark Clattenburg intéresse la Chine selon le Daily Mirror. - AFP


Après avoir déjà recruté Oscar pour plusieurs dizaines de millions d’euros et montré son intérêt pour de nombreux joueurs d’Europe, la Super League chinoise s’activerait désormais pour un arbitre britannique selon la presse anglaise.

 

De jour en jour, les noms défilent. Oscar d’abord, Tevez ensuite, Pepe, Di Maria... et maintenant Mark Clattenburg. Il semblerait que la Super League chinoise cible un arbitre très reconnu afin d'être à la hauteur de toutes ces stars selon le Daily Mirror ce mercredi.

Finaliste de la Ligue des champions et de l’Euro en 2016

 

Après avoir assuré le sifflet lors de la finale de la Ligue des champions en mai dernier entre l’Atlético Madrid et le Real, Clattenburg a en effet enchaîné avec celle de l’Euro en juillet entre la France et le Portugal. De quoi attirer l'œil du championnat chinois, pour qui l'homme en noir de 41 ans est devenu un objectif du mercato selon le média britannique.

 

Bravo Messieurs ! Kevin Durant et LeBron James défendent les arbitres (Lu L’Equipe)

Kevin Durant et LeBron James ont pris la défense des arbitres et fait part de leur hostilité au rapport quotidien de la NBA qui épluche les éventuelles erreurs d'arbitrage le lendemain des matches les plus disputés.

 

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Kevin Durant et LeBron James, adversaires sur le parquet, ont pris ensemble la défense des arbitres. Au lendemain du choc de Noël entre Cleveland et Golden State (109-108), revanche de la finale 2016, la NBA a estimé lundi que les arbitres de la rencontre avaient commis deux erreurs de jugement en fin de match.

 

Ils n'ont pas infligé une faute technique à LeBron James pour être resté accroché trop longtemps au panier après avoir réussi un dunk. Puis, sur la dernière possession de balle, à trois secondes de la sirène, Richard Jefferson aurait pu être sanctionné pour une faute sur Kevin Durant.

 

Durant a d'abord admis qu'il pensait avoir été victime d'une faute, avant de prendre la défense des arbitres le lendemain. «Ce ne sont pas les arbitres qui nous ont fait perdre ce match, on aurait dû mieux jouer», a insisté le meilleur joueur de la saison 2013-14.

 

«Ces rapports discréditent ce que les arbitres font pendant 48 minutes»

 

Durant a critiqué avec virulence la NBA qui publie chaque lendemain de match le rapport «L2M» qui épluche les deux dernières minutes des rencontres du Championnat. «C'est vraiment n'importe quoi, on ne devrait pas salir la réputation des arbitres comme cela. Il faudrait arrêter, les arbitres ne méritent pas ça. Ils font du mieux qu'ils peuvent, c'est facile de décortiquer au ralenti les phases de jeu le lendemain», a relevé Durant.

 

Les rapports «L2M» (pour «last two minutes», littéralement «deux dernières minutes»), mis en place par la NBA  en mai 2015 pour les matches décidés par cinq points ou moins, ont également été critiqués par LeBron James mercredi. «Ils discréditent ce que les arbitres font pendant 48 minutes», a regretté le triple champion NBA et quadruple MVP.

 

L'Association des arbitres de NBA a salué la prise de position des deux stars : «Les rapports L2M ciblent injustement les arbitres, une réforme est nécessaire», a-t-elle indiqué sur  Twitter.

 

Football : Clattenburg meilleur arbitre de l'année (lu Orange.fr)

L'Anglais Martin Clattenburg a été élu meilleur arbitre de l'année 2016 par la Fédération internationale de l'histoire du football et des statistiques (IFFHS).

 

En dirigeant la finale de la Ligue des Champions, puis celle de l'Euro, il aurait été surprenant de ne pas voir Martin Clattenburg repartir avec le titre de meilleur arbitre de l'année 2016.


L'Anglais devance largement l'Italien Nicola Rizzoli, vainqueur en 2014 et 2015, et le Hongrois Viktor Kassai, lauréat en 2011.


Clément Turpin, seul Français présent dans ce classement, se classe 17e sur 21.


A noter que le vote est effectué par un collège de journalistes et d'experts de 56 pays différents.

 

UN INCROYABLE TALENT ! Et une superbe personnalité en L1 (lu sur l’Equipe)

Karim Abed, un talent à couper le sifflet

 

Il y a trois ans, Karim Abed officiait en DH. Depuis six mois, c'est en Ligue 1 qu'il arbitre. Si son parcours force l'admiration de sa corporation, c'est parce que le Brignolais a su surmonter bien des difficultés.

 

Par Raphaël Raymond

 

BRIGNOLES (Var) et NICE - On peut se prénommer Karim et avoir la cote à la fédération. La preuve avec Karim Abed. À tout juste vingt-huit ans - il les a fêtés le 18 décembre -, le jeune arbitre a déjà intégré l'élite de sa corporation. Si l'on en croit ceux qui l'encadrent, il réunit toutes les qualités pour s'y imposer durablement. Sa chance, car il en faut toujours au moins un zeste pour faire carrière, « la promotion accélérée », une mesure de bon sens (enfin) apparue dans la réforme de l'arbitrage de 2012, qui n'oblige plus les meilleurs talents à franchir une à une les marches jusqu'au sommet mais deux par deux quand ils en ont les capacités. En 2013, Abed officiait encore en Division d'Honneur. Nommé arbitre de la fédération un an plus tard, il ne reste que six mois en CFA-CFA 2 avant d'enchaîner par un semestre en National et d'être promu en Ligue 2, en 2015. Et en Ligue 1, donc, en juin.

 

Cette progression rapide aurait pu faire des jaloux et créer des crispations. Ce n'est pas le cas. Au sein du groupe des arbitres d'élite, le climat est nettement moins pourri qu'il n'a pu l'être dans un passé récent. La moitié de l'effectif, les plus jeunes essentiellement, bénéficie d'un contrat qui fait d'eux des arbitres professionnels à plein temps. Une semaine sur deux, à Clairefontaine, le précoce Abed montre à dix de ses vingt collègues, et notamment quelques modèles, les Turpin, Buquet, Bastien, son humilité, sa soif d'apprendre.

 

Et puis il y a son histoire personnelle, qu'il n'aime pas trop étaler mais que tout le monde connaît dans le microcosme. Elle force le respect et raconte une ascension sociale comme la professionnalisation en produit désormais. Karim Abed vit toujours là où il est né. À Brignoles, une commune du Var qui n'a rien de commun avec Saint-Tropez. Une commune dont le taux de pauvreté dépassait les 20 % il y a trois ans, lors du dernier recensement de l'INSEE. Une commune extirpée de son anonymat habituel par les médias quand le candidat du Front national remporta la cantonale partielle d'octobre 2013. Une commune où l'arbitre aux origines kabyles se sent bien, parce qu'il y a grandi, parce qu'il y est apprécié et pas seulement depuis que les Brignolais l'arrêtent dans la rue après l'avoir aperçu la veille à la télé.

 

Pompier volontaire à 17 ans

 

La difficulté, Karim Abed connaît. En 2006, son père, chef d'équipe dans une entreprise de maçonnerie, meurt d'un cancer. En tant que fils aîné, il se retrouve bombardé chef de famille, alors qu'il n'est pas encore majeur. Sa mère se lève aux aurores pour préparer et porter les repas aux personnes âgées démunies de la commune, il l'aide à encadrer ses quatre frères. Abed se verrait bien passer un concours dans la police « parce qu'il y a de l'action, qu'on est là pour les gens ». Mais c'est un autre voeu qu'il exauce quand il devient pompier volontaire. À dix-sept ans, il effectue ses premières rondes de nuit à la caserne de Brignoles, l'une des plus importantes du Haut Var, où les départs de feu succèdent aux départs de feu, l'été. Grâce à son diplôme de secouriste, il évite le pire, en janvier 2012, lors du match de Division d'Honneur Fos-sur-Mer - UGA Ardziv. Sur la pelouse, personne ne comprend pourquoi Abed s'est agenouillé devant un joueur blessé. En fait, ce dernier était en train d'avaler sa langue.

 

Abed a alors vingt-trois ans, la cote auprès de sa commission régionale qui voit en lui un talent en devenir. Son dévouement paie. C'est parce qu'il a toujours aimé s'occuper des autres qu'il s'est invité en haut de l'affiche. Il n'imaginait pas faire de son sifflet son outil de travail et de l'arbitrage son métier quand il a débuté à la touche, une dizaine d'années plus tôt. « Je jouais le samedi, j'arbitrais le dimanche, se souvient-il. J'étais plutôt bon comme milieu défensif mais assez hargneux. Du coup, je prenais des cartons assez souvent. Je me suis proposé à la touche bénévolement pour aider mon club de Brignoles. Et puis un jour, Jean-Jacques Benhamou, un contrôleur venu superviser l'arbitre officiel, m'a demandé si je voulais essayer. Je lui dois beaucoup. Il m'a inculqué les bases. Je me suis pris au jeu et j'ai mis de côté le foot pour arbitrer le samedi et le dimanche. »

 

L'expérience a bien failli tourner court. Dès son premier match. Une rencontre de benjamins entre La Valette et Carqueiranne la Crau. Sur la touche, les parents protestent, vindicatifs et incapables de maîtriser leurs nerfs. Abed n'a que quinze ans et demi et se demande dans quelle galère il a mis les pieds : « C'est ma première désignation et je commets ma première boulette, en sifflant une faute imaginaire. J'ai compris tout de suite, vu la réaction des joueurs, des entraîneurs et des spectateurs. Après le match, je veux tout arrêter et j'en parle à l'accompagnateur de mon district. Je me dis : si c'est ça, l'arbitrage, toutes ces contestation de gamins de douze ans, de leur parents... Jean-Jacques (Benhamou) m'a dit de réfléchir, que tous les arbitres passaient par là. Au bout de trois jours, c'était reparti. »

 

«Je suis resté à la Caisse d'Épargne de Brignoles»

 

Et son ascension jusqu'au sommet du foot français ne s'est jamais arrêtée, l'obligeant à faire des choix. Titulaire d'un BTS négociation relation clientèle, il ne s'est pas imaginé commercial bien longtemps. Entre la concession automobile qui lui offrait son premier job mais l'obligeait à travailler le samedi, et l'arbitrage, il a privilégié sa carrière sportive et a bifurqué vers un poste d'aide-éducateur dans un centre d'accueil pour des enfants en difficulté. « Des gamins placés par la justice, sans repères, donc difficile à gérer. Le fait d'être juste les rassure. Cette expérience m'a aidé dans la gestion des conflits sur le terrain », juge le jeune arbitre.

 

Avec sa montée en L 2, il y a un an et demi, et les obligations qui vont avec, Abed a décidé de se consacrer uniquement à l'arbitrage. Financièrement, sa vie a changé aussi. Il perçoit environ 10 000 euros par mois. Il s'est « fait plaisir » en s'offrant « un T 3 à Brignoles, pas un T 4 à Saint-Tropez ». On lui dit qu'il est devenu l'homme le plus riche de la commune. Il sourit : « Je ne pensais pas si bien gagner ma vie. C'est tout nouveau pour moi. Je suis resté à la Caisse d'Épargne de Brignoles. Cela ne fait qu'un an et demi que j'ai ce niveau, ce revenu. Je dois garder la tête sur les épaules. »

 

Ces revenus lui permettent de petits extras sympas qui embellissent le quotidien des siens. Un resto en famille, une séance de massage chez l'esthéticienne pour sa maman. « J'ai envie de la remercier pour tout ce qu'elle a fait pour mes frères et pour moi, dit-il en peinant à masquer son émotion. Quand j'étais jeune arbitre de district, qu'il fallait aller à l'autre bout du département pour un match à 9 heures, c'est elle qui m'accompagnait alors qu'elle se levait très tôt déjà, toute la semaine. »

 

« Le talent ne doit pas attendre »

 

Éric Borghini, le président de la Commission fédérale d'arbitrage, apprécie les débuts du jeune Karim Abed en L1 et loue la promotion accélérée jusqu'à l'élite.

 

« Comment Karim Abed est-il passé, en l'espace de trois ans, de la Division d'Honneur à la Ligue 1 ?

Les observateurs de la Commission fédérale d'arbitrage (CFA) sont amenés au cours de la saison à repérer dans toutes les divisions, de la CFA 2 à la Ligue 2, les éléments les plus prometteurs et les signaler dans un rapport spécial à la Direction technique de l'arbitrage. À ce moment-là, un membre de la DTA et un de la CFA vont voir ensemble cet arbitre repéré et évaluent s'il doit monter rapidement. Ensuite, la CFA statue. Quatre arbitres de L 2 ont été vus récemment. Un sera promu en L1 en janvier : Jérôme Brisard. Karim a bénéficié, lui aussi, de ce que l'on appelle la promotion accélérée. C'était une nécessité.

 

Une nécessité de faire du jeunisme pour procéder à du renouvellement au sein du groupe des arbitres d'élite dont le niveau était jugé insuffisant ?

Nous ne faisons pas de jeunisme. Nous sommes soucieux de la qualité de notre arbitrage et estimons, dans ce cadre, que la qualité ne doit pas attendre. Un entraîneur de Ligue 1, s'il a un talent de dix-neuf ans, il le fait jouer. Le football donne à nos éléments les plus valeureux la possibilité d'exprimer leur talent. Sur les 25 000 arbitres français, Karim fait partie des onze sous contrat avec la Fédération. Karim, dont la vie n'a pas toujours été simple,connaît une forme de promotion sociale grâce au football. Elle correspond à la mission de service public du football, à son rôle social.

 

Quel type d'arbitre est-il ?


Les qualités physiques, athlétiques, mentales, le sérieux, il les a, comme tous ses collègues. Ce n'est là-dessus que l'on fera la différence mais sur les qualités d'homme. Chaque arbitre de Ligue 1 a les siennes. Karim est un garçon extrêmement attachant. Je sais qu'il est à l'écoute des conseils qu'on peut lui donner. Il est modeste et humble. Après, sur le terrain, c'est un peu Janus, le dieu à deux visages. Il peut avoir un sourire qui va charmer un entraîneur, un joueur, un public, mais il peut aussi avoir un visage qui fait peur, quand il doit s'imposer. Ça, ce n'est pas dans le manuel de l'arbitre (qui regroupe les lois du jeu).

 

Peut-il devenir un taulier de l'arbitrage français ?


En étant déjà au très haut niveau, il a encore une marge de progression très importante. Karim bénéficie d'un contrat élite. Dans deux ans, la DTA fera le point et décidera de le nommer à nouveau pour un, deux ou trois ans. »

 

Ligue 1: "trop c’est trop", les arbitres veulent des sanctions (source bfmtv)

NDLR : C’est tellement plus facile de critiquer les arbitres que de s’en prendre à son équipe !


Après les critiques émises par le vice-président de Monaco, Vadim Vasilyev à l’égard d’arbitres jugés trop favorables à l’OL, Olivier Lamarre, président du Syndicat des arbitres de football d’élite (SAFE), demande des sanctions.

 

La pilule ne passe pas. Après la sortie du vice-président de Monaco, Vadim Vasilyev, jugeant dimanche que les hommes en noir favorisaient trop souvent l’OL, le corps arbitral a réagi ce mardi.

 

Par voie de communiqué, Olivier Lamarre, président du Syndicat des arbitres de football d’élite (SAFE) a exprimé son mécontentement et demandé aux instances du football d'intervenir.

"Que les instances du foot changent de braquet"

 

"Il n’y a pas une activité plus contrôlée que celle des arbitres des championnats professionnels (…) malgré cela, les critiques continuent, oubliant également que les statistiques parlent pourtant en faveur des arbitres : sur près de 400 décisions ou non-décisions prises en 90 minutes de match par l'arbitre, plus de 95 % d'entre elles ne souffrent d'aucune interprétation : qui dit mieux ? Et si dans les 5 % restant, une erreur est majeure et influence le résultat, la sanction est immédiate (…) Les présidents savent bien qu'en cas de besoin, ils peuvent intervenir auprès de la CFA pour qu'elle entende l'arbitre concerné mais ils préfèrent critiquer publiquement au travers des médias... en sachant que les sanctions, pour eux, ne viendront pas ou resteront symboliques ! Alors, oui, trop c'est trop et il est plus que temps que les instances du football changent de braquet pour sanctionner tous ces comportements qui vont finir par détruire notre sport."

 

Etats généraux du Sport de Haut Niveau / Lettre d'information du 19 décembre 2016

Consulter la lettre d'information en ligne : http://sports.gouv.fr/Carte/Etatsgeneraux191216.html
 

Lu sur le site du club de football de Bastia

NDLR : Une plainte au pénal contre les arbitres d’un match de football de L1, on aura tout vu ! Et pourquoi pas demain le rétablissement de la peine de mort

 

Le 15 novembre dernier, suite à la suspension infligée à son gardien Jean-Louis Leca pour un expulsion imaginaire à Lyon, notre club avait averti que la coupe était pleine et qu’à l’avenir le Sporting se réserverait la possibilité de poursuivre en justice pour « faux » les arbitres qui, dans leurs rapports complémentaires, persisteraient contre toutes les évidences, à consacrer des injustices quelconques et préjudiciables pour le SCB et ses composantes.

 

Il n’a hélas pas fallu attendre plus de trois rencontres pour que de nouveau un de nos joueurs, Florian Marange, écope d’un carton rouge inexistant contre Bordeaux, les différents ralentis illustrant en effet clairement l’absence totale de contact entre notre défenseur et l’attaquant bordelais Jérémy Menez, auteur d’une simulation manifeste.

 

Soucieux de voir réparée cette énième injustice et donc ne pas avoir à passer à l’acte, notre club a fait parvenir le 1er décembre un courrier à l’arbitre de la rencontre, M. Sébastien Desiage, une demande officielle de retrait de ce carton rouge qui suspendait de facto Florian Marange pour le déplacement samedi dernier à Monaco.

 

Or, malgré les éléments vidéo à sa disposition qui lui permettaient à tête reposée de pouvoir corriger son erreur, M. Desiage a considéré au contraire qu’une « faute grossière » avait été commise, insistant sur un « excès d’engagement » qui «aurait pu nuire à l’intégrité physique de son adversaire ».

 

Dès ce moment, la suite était connue d’avance : refusant comme de coutume, sur la foi du rapport complémentaire,  de « réarbitrer la rencontre », la commission de discipline de la LFP a sanctionné hier soir Florian Marange de deux matches de suspension, dont un avec sursis.

 

C’est pourquoi, estimant que cet énième déni inadmissible constitue la goutte d’eau qui fait déborder un vase depuis des années plus que plein,  le SC Bastia a donc déposé ce jour devant le Procureur de la République de Bastia une plainte pour « faux ».

 

À 19 ans, l'arbitre de tennis côtoie l'élite mondiale

Joseph Collard vient d'obtenir un diplôme de la fédération française. Salarié du club local vendée, il officie dans les grands tournois internationaux.

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De pire en pire, mais c’est en Argentine ! Ce qui ne nous rassure pas !! (Source : maville.com)

Après un match de quatrième division argentine, une arbitre a été agressée par un joueur du club de Merlo. Elle a pu se réfugier dans un local du stade pour se protéger.

 

Maria Eugenia Rocco, arbitre internationale, a porté plainte contre son agresseur, Emmanuel Francés, auprès des autorités civiles et de la Fédération argentine de football (AFA).

 

D'après le récit de la jeune femme, qui officiait ce jour-là comme arbitre de touche, plusieurs joueurs du Deportivo Merlo se sont plaints après le match des décisions de l'arbitre principal Jorge Broggi et l'ont entouré. Elle s'est approchée pour s'interposer et a reçu « un coup violent sur la nuque ».

 

Mercredi, le Deportivo Merlo, club de la province de Buenos Aires, a assuré que des « mesures sévères » seront prises contre le joueur, si sa responsabilité est établie.

 

Maria Eugenia Rocco dirige des rencontres de l'AFA depuis 2005, elle est devenue arbitre internationale en 2008. Elle a arbitré des rencontres des JO en 2008 et 2012, et des Mondiaux de catégories de jeunes.

 

Clément Turpin et Alexandre Ruiz, qui exercent dans le football et le rugby. (source le parisien.com)

L'échange par visioconférence a duré quinze minutes. Au premier étage de la tour Eiffel, en marge du lancement des 15es Journées nationales de l'arbitrage, deux des meilleurs représentants français, Clément Turpin (34 ans) pour le football et Alexandre Ruiz (29 ans) pour le rugby, ont évoqué les spécificités de leur métier.

 

En quoi est-ce important de mettre les arbitres en valeur chaque année ?

 

CLÉMENT TURPIN. C'est primordial d'avoir un coup de projecteur comme ça pour mettre en valeur notre activité. Les occasions d'évoquer positivement l'arbitrage sont relativement rares. C'est pour ça que je tiens à saluer la fidélité de la Poste qui, depuis quinze ans, nous soutient.

 

ALEXANDRE RUIZ. Je partage vraiment l'avis de Clément. C'est très important d'avoir un soutien aussi fort dans notre métier car ce n'est pas tous les jours facile.

 

87 % des Français pensent qu'il est de plus en plus compliqué d'arbitrer, avez-vous ce sentiment ?

 

C.T. Je retiens surtout les 87 % de gens qui estiment aussi que l'arbitrage est important pour le sport. Mais, effectivement, c'est une activité loin d'être facile. On est souvent sur le fil du rasoir parce qu'une décision se prend en une fraction de seconde. C'est ça qui la rend délicate. Mais aussi excitante.

 

A.R. Chaque week-end, on se rend compte que les gens nous soutiennent énormément parce qu'ils ont conscience que notre fonction est très compliquée. Encore plus peut-être au rugby ces temps-ci : la pression est tellement forte que nos décisions sont de plus en plus importantes.

 

Comment cette pression se traduit-elle ?

 

A.R. Je pense vraiment que les enjeux économiques font que le droit à l'erreur existe beaucoup moins.

 

C.T. C'est quelque chose qu'on connaît et dont on a l'habitude. Mais on y est préparé, formé. On fait avec. C'est un paramètre à prendre en compte et on se prépare à la hauteur de ces enjeux.

 

Comment le rugby devra-t-il gérer cette situation ?

 

C.T. Je n'ai pas de conseil. Mais je crois qu'ils sont sur la bonne voie. Ils sont de plus en plus structurés.

 

A.R. La chance qu'on a aujourd'hui, c'est qu'on arrive encore à échanger avec les joueurs dans de bonnes conditions. Après, dans le foot, ils ont un temps d'avance en termes de planification de la semaine, d'organisation. Mais nos instances ont fait beaucoup d'efforts. Moi, je bosse avec un préparateur mental qui me permet d'arriver dans de bonnes conditions sur les matchs.

 

La vidéo est-elle une des clés pour faciliter votre travail ?

 

A.R. Il n'y a pas vraiment de vérité. Elle nous sert beaucoup mais peut nous desservir aussi. Parfois, selon son placement, la caméra ne donne pas réellement la vérité.

 

C.T. Aujourd'hui, c'est très compliqué pour moi de répondre à cette question. La Fifa a donné son autorisation pour l'expérimentation et la Fédération française s'est portée volontaire pour l'essayer. On va démarrer une phase de tests. On verra.

 

Y a-t-il des aspects que vous enviez dans le sport de l'autre ?

 

C.T. Ils ont cette capacité à accepter peut-être plus facilement les décisions. Mais les échanges avec les joueurs sont très présents dans le foot. Croyez-moi, même sur PSG - Marseille, il y en a eu énormément. La plupart du temps, ça se fait dans un bon climat, sous le coup de l'émotion, certes, mais tant mieux, c'est ça le sport aussi !

 

A.R. On est encore en avance sur ça. Mais avec les enjeux économiques, j'aimerais savoir comment réagiront les joueurs dans vingt ans. Je regarde beaucoup de matchs de foot, et je me dis qu'une bonne solution pour eux serait peut-être d'avoir, comme nous, des micros ouverts.

 

Teddy Riner est favorable à une radiation à vie des sportifs qui agresseraient un arbitre. (L'Equipe)

Merci à Teddy Riner, par sa seule présence, de rappeler que le sport Français ne se compose pas de 4 sports (certes majeurs et collectifs) mais qu’il existe une petite centaine d’autres disciplines, qui toutes nécessitent un ou plusieurs arbitres ou juges (à l’exception de l’Ultimate). Ainsi nous sommes 225 000 passionnés, pour la plupart bénévoles à officier tout au long de l’année. (Patrick Vajda/AFCAM)


Teddy Riner : «Sans arbitres il n'y a pas de sport»


Parrain des journées de l'arbitrage, le judoka Teddy Riner a défendu la cause des arbitres, martelant que sans leur présence, le sport n'avait aucune raison d'être.

 

Teddy Riner est favorable à une radiation à vie des sportifs qui agresseraient un arbitre. (L'Equipe)

 

Invité de RTL vendredi matin, Teddy Riner a tenu à remplir son rôle de parrain des Journées de l'arbitrage en assurant que sans les arbitres, il n'y aurait plus de sport : «Lorsqu'il y a une erreur on le siffle (l'arbitre), mais non, a commenté Riner. Il faut se dire une chose, c'est que l'erreur est humaine. Imaginons qu'il n'y ait pas d'arbitres. [...] Sans arbitres, il n'y a pas de sport. Quelqu'un qui agresse un arbitre, il doit être radié de tous les terrains, et de toutes les salles de sport. A vie, sans exceptions.»

 

AUX USA AUSSI Les autres métiers des arbitres de NFL (source touchdownactu.com)

Sean Payton, coach des New Orleans Saints, aimerait avoir des arbitres à plein temps en NFL. Car si cela peut paraître surprenant, les hommes rayés ont souvent une autre vie loin des terrains.

 

Leur métier d’arbitre est un contrat sur la demi-année que dure la saison régulière. Le salaire moyen était de 173,000$ en 2013, montant qui devrait grimper jusqu’à 201,000$ en 2019 selon le site Time.

 

Avocats, entrepreneurs, professeurs…fermiers !

 

Alors que font les arbitres NFL lorsqu’ils ne sont pas zébrés sur un terrain de football ? Le site internet du magazine lifestyle américain DuJour recensait en 2012, suite à la grève des arbitres, les métiers des arbitres.

 

Gene Seratore, qui officie depuis 2003, est copropriétaire d’une société de maintenance en Pennsylvanie. Il est également arbitre en NCAA football comme basket.

 

Tony Corrente est professeur de sciences sociales dans un lycée en Californie. Walt Coleman, le vétéran des arbitres cette année avec ses 28 années d’expérience, est producteur laitier dans l’Arkansas. Sa ferme produit plus de quatre millions de litres de lait par semaine !

 

Une faible marge de progression

 

L’idée de Payton de voir des gens dédiés toute l’année, de manière officielle, à la pratique de l’arbitrage n’est pas si saugrenue. Car les arbitres prennent déjà énormément de temps entre la saison, d’éventuels playoffs, la présaison et les camps d’entraînements estivaux pour préparer leurs apparitions en match.

 

La NFL ne s’est pas privé de répondre aux propositions de Sean Payton. Selon Dean Blandino, un des vice-présidents de la ligue, la NFL envisage d’engager des arbitres à plein temps.

 

Mais il a également rappelé que, selon des études faites en interne de la ligue, des observateurs ont estimé que les décisions prises par les arbitres étaient bonnes dans 95.9% des cas lors de la saison 2014. Quand bien même la NFL déciderait d’engager des arbitres à plein temps, la marge de progression serait bien faible, dans la mesure où un sport arbitre avec raison à 100% n’est qu’utopie.

 

La question de la formation des arbitres est un serpent de mer en NFL. Que la question se pose de manière plus appuyée par certains coaches serait presque ironique après un week-end marqué par un record de 23 pénalités sifflées en un match contre une équipe, en l’occurrence Oakland. Mais Jay Gruden, Pete Carroll ou même Ron Rivera ont trouvé à redire sur l’arbitrage cette semaine. Sans leur donner forcément raison, une telle levée de boucliers doit forcer la NFL à se poser les bonnes questions.

 

Gay, le jeune arbitre de football espagnol abandonne (source Le Monde)

Insulté et menacé depuis qu’il a révélé son homosexualité il y a un an et demi, Jesus Tomillero a décidé de ne plus arbitrer en équipes juniors et de créer une association.


 « C’est normal que les joueurs ne sortent pas du “placard”. Regarde ce qui t’arrive, imagine ce qui se passerait pour nous… » Cette phrase, Andrés Iniesta, le capitaine du FC Barcelone, l’aurait dite au jeune arbitre de 21 ans Jesus Tomillero, victime de harcèlement pour son orientation sexuelle et invité par le club catalan à assister à un match au Camp Nou, le 29 octobre. C’est en tout cas ce qu’affirme le jeune homme.

 

Il ne fait pas bon être gay dans le monde du football en Espagne, comme dans d’autres sports. Jesus Tomillero en a subi les conséquences : insulté, chahuté et menacé depuis qu’il a révélé publiquement son homosexualité, il y a un an et demi, il a décidé en mai d’abandonner sa passion, arbitrer les matchs des équipes juniors dans sa ville de La Linea de la Concepción, dans le sud de l’Andalousie, pour ne pas avoir à supporter les avalanches d’insultes de la part de quelques parents de joueurs, et la passivité, si ce n’est les rires complices, du reste des gradins.

 

Après avoir reçu le soutien sur les réseaux sociaux de milliers d’anonymes et des principaux représentants politiques du pays, mais d’aucun footballeur professionnel à l’exception du gardien de but Iker Casillas, il a voulu revenir sur les terrains, en septembre. Mais les insultes ont repris de plus belle. Jesus Tomillero y a répondu par de nouvelles plaintes à la Fédération andalouse de football, qui se soldent, au mieux, par des amendes de 30 euros.

« Je te conseille de prendre ta retraite ou tu mourras »

 

Quant au collège professionnel des arbitres, son soutien reste superficiel. Finalement, Tomillero a dû être escorté durant plusieurs jours par des policiers pour éviter une agression, suite à des menaces de mort postées sur les réseaux sociaux – « J’espère que tu mourras du sida, pédé » ou encore « Je te conseille de prendre ta retraite ou tu mourras », accompagné de photographies d’un homme tué par balles dans la tête.

 

Jesus Tomillero est le premier arbitre espagnol à avoir reconnu publiquement son homosexualité en Espagne. Et plutôt que de se soumettre aux pressions, incessantes, et aux insultes, constantes, il a décidé d’inciter les sportifs à briser un tabou. Après avoir rencontré des représentants du Parlement européen pour leur demander d’adopter des mesures contre l’homophobie dans le sport, il a créé une association, Roja Directa Andalousie LGTB.

 

A part le patineur olympique Javier Raya ou le joueur de water-polo Victor Gutierrez, on ne recense guère de sportifs de haut niveau espagnols qui soient sortis du « placard », bien que le pays soit l’un des premiers d’Europe à avoir approuvé le mariage entre personnes du même sexe, en 2006. Aucun joueur de football professionnel n’a franchi le pas.

« Pour les joueurs, il est plus confortable de se taire »

 

Des journalistes qui ont cherché à traiter le sujet évoquent la pression des clubs. Les associations de gays et lesbiennes parlent, elles, de la crainte de perdre des sponsors. Pourtant, pour eux, il est tout simplement impossible, statistiquement, qu’aucun joueur de football sur des centaines de professionnels espagnols ne soit gay.

 

Quoi qu’il en soit, les paroles d’Andrés Iniesta invitent à réfléchir sur la réalité de l’homosexualité cachée dans le football. Pour la psychologue sportive Patricia Ramirez, cette situation n’est pas surprenante : « Le milieu du football est entouré de beaucoup d’agressivité, de racisme, d’homophobie, explique-t-elle au Monde. Pour les joueurs, il est plus confortable de se taire, et de vivre leur sexualité cachée durant le temps, relativement court, de leur carrière, plutôt que de s’exposer à un niveau de tension et de souffrance élevé, qui pourrait, de plus, avoir des conséquences sur leur efficacité sportive. »

 
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