EDITORIAL DE FEVRIER 2017 PAR PATRICK VAJDA

Ce bel article sur l’etudiant.fr, rédigé par Assia Hamdi, est un très beau résumé des raisons qui font que l’on devienne arbitre ; il sera mon éditorial de Février car il milite en faveur d’une réelle passion, celle qui nous anime tous, que nous soyons départementaux ou internationaux.

 

La passion est notre moteur : passion du sport, passion des autres, passion tout court !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 

 

Sport : pourquoi ils sont devenus arbitres par Assia Hamdi 

 

Passionnés de foot, de badminton ou d’escrime... Aujourd'hui arbitres dans leur discipline, ils racontent ce que leur mission leur apporte au quotidien.


Avouez-le, vous aussi, vous avez déjà eu envie de pester un "Mais il est bidon, l'arbitre !" pendant un match de foot, de tennis ou de basket. Comme vous, ces jeunes ont aussi été dans la peau du passionné de sport. Puis, un jour, ils ont décidé, à leur tour, de faire la loi, quitte à jouer le rôle du méchant. Arbitres de foot, de badminton ou d'escrime... Romain, Jennifer et Boris racontent comment ils sont passés de l'autre côté du terrain.


Le sport, de la pratique à l'arbitrage

 

Boris, 22 ans, a commencé à arbitrer en escrime à 10 ans. Il pratiquait ce sport depuis déjà quatre ans. Dans son club comme dans d'autres, compter des arbitres permet de participer à des compétitions ou de recruter des sportifs. "J'ai été initié aux règles, aux sanctions ou à la logique des priorités", se souvient le jeune homme.

 

Depuis le fleurettiste a bien évolué : arbitre de niveau régional, il départage aujourd'hui des duels de jeunes de 11 ans à 20 ans, selon les tournois. Romain, 24 ans, a été défenseur sur les terrains de football pendant dix ans mais n'a arbitré des matches que quelques années plus tard, sur la proposition de son oncle, président de club : "J'avais envie de découvrir le football d'une autre façon."

 

"Mieux connaître notre sport"

 

Arbitre de badminton au niveau régional, Jennifer, 17 ans, a commencé à officier il y a six ans, deux ans seulement après avoir commencé le "bad". Ce qui l'a motivée ? "Je pensais qu'être arbitre m'aiderait à bien connaître les règles." C'est réussi : depuis deux ans, cette élève de terminale S forme à son tour des jeunes officiels.

 

Être arbitre d'un sport qu'ils pratiquaient déjà a permis à ces jeunes d'enrichir leur culture de la discipline. "Au centre du terrain, on se rend mieux compte du fonctionnement des équipes, se réjouit Romain, qui a redécouvert des choses qu'il pensait connaître par cœur : "Les commentateurs sportifs parlent de la règle du dernier défenseur, mais j'ai appris qu'elle n'existait pas. C'est le contexte qui va être jugé." En escrime, la mission de Boris lui permet de mieux appréhender ses propres duels lorsqu'il est en compétition : "Quand j'affronte un autre escrimeur, je sais à mon tour comment réaliser mes coups pour que l'arbitre aille dans mon sens."

 

Des qualités humaines développées

 

Avant d'arbitrer, Jennifer n'avait pas confiance en elle, l'arbitrage l'a aidée à s'affirmer. "Quand on a 12 ans et qu'on arbitre des adultes de 30 ou 40 ans, ça fait grandir notre assurance." Cette année, elle prépare à la fois son bac... et son examen d'arbitre national.

 

Contrôleur à la SNCF, Romain utilise tous les jours ce qu'il a appris en arbitrant : "Quand il y a un conflit dans un train, je dois gérer les personnes, comme pendant un match." Boris a développé une nouvelle compétence : "Il est arrivé que je sois équipé d'un micro pour arbitrer une finale d'escrime. J'ai dû apprendre à faire attention à ce que je disais et à mon intonation."

 

Un rôle à valoriser dans la vie professionnelle

 

La mission d'arbitre est une excellente expérience professionnelle à valoriser quand on cherche d'emploi. Encore lycéenne, Jennifer espère devenir un jour arbitre nationale, voire internationale : "Cela me permettrait de voyager et donc de travailler mon anglais." Boris n'hésite pas à comparer un match à un entretien professionnel : "L'arbitrage m'a appris à avoir de l'assurance. Un match, c'est un peu comme un entretien, on peut avoir des faiblesses mais si l'on se montre sûr de soi, les escrimeurs ou le recruteur douteront moins de nous." Romain, lui, va même jusqu'à le faire savoir aux recruteurs : "J'ai indiqué sur mon CV que j'étais arbitre."

 

Combien gagne un arbitre ?

 

La rémunération dépend de plusieurs facteurs, comme le niveau auquel vous exercez, ou la ligue à laquelle vous êtes rattachés. "Plus on arbitre à un niveau élevé, mieux on est payés", rappelle Romain, qui gagne entre 38 € et 60 € par week-end d'arbitrage.

Comme le précise Romain, les frais de déplacement ou d'équipement sont pris en charge. Sur les tournois de badminton, la rémunération de Jennifer oscille entre 30 € et 40 € par week-end. Boris, lui, gagne 40 euros par journée d'arbitrage, ses voyages sont lui remboursés et "un repas est toujours prévu sur le lieu de la compétition". Pour autant, il ne faut pas espérer gagner sa vie avec cette mission, avertit Romain : "Pour arbitrer, il faut d'abord être passionné(e)."

 

EDITORIAL DU 1ER JANVIER 2017 par Patrick VAJDA

Triste année que 2016, bienvenue à 2017 !

 

Au nom du bureau national de l’AFCAM, je viens vous présenter des vœux de bonheur et de santé (santé dont nous avons tous besoin….si nous voulons arbitrer ou juger !). Je vous souhaite à tous des jours calmes et des lendemains qui chantent ! Car même les arbitres et juges sportifs ont le droit au calme et à la sérénité.

 

Surprise de cette fin d’année, on parle aussi d’indemnité de transfert colossale pour les arbitres de football de haut niveau. La Chine non contente de faire des ponts d’or aux joueurs, en fait maintenant aux arbitres. Et elle a raison car comment faire progresser le sport si l’arbitrage n’est pas au point ! Beaucoup de pays ont investi dans de nombreux joueurs, et pas seulement dans le foot, mais ont fini par regretter leur investissement. Pourquoi ? Pour n’avoir pas compris que l’arbitre ou le juge fait partie intégrante de la pratique sportive, de la compétition sportive, et que l’absence de cet acteur du jeu rend inopérant ces dépenses colossales.

 

Au fond la Chine, en pensant à transférer, voire à acheter des arbitres (dans le bon sens du terme) démontre s’il en était besoin, que le haut niveau se pratique avec des arbitres et des juges de haut niveau….et qu’il est important d’en avoir ! Comme dans ce domaine la génération spontanée n’existe pas, le transfert demeure la seule solution. C’est malheureux pour les pays et les clubs formateurs, mais cela valorise la fonction ! Trop souvent oubliée, mise au rancard, critiquée, injuriée….mais toujours aussi indispensable.


Merci aux 225 000 acteurs du jeu, que vous êtes, d’officier  avec passion, conscience et intégrité. Sans vous le sport de compétition (à tous les niveaux) n’existerait pas….cela va sans dire….mais c’est tellement mieux en le disant, en l’écrivant et en le répétant.

 

Super année 2017 ! Que du Bonheur !

 

Patrick Vajda

Président de l’AFCAM

 
 
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